L'EAU ET LE VIN
Ar|um*ct.
Nous avons tiré ce dialogue du journal YAriel !, où M. Chaho l'a publié d'une façon incomplète , à dessein à ce que l'on assure. Tout ce que nous pouvons dire de cette pièce, c'est que le premier couplet n'est pas sans analogie avec ces vers d'une chanson de Bellinan. que Gustave III appelait son Anacréon suédois :
N° du 28 septembre 1R4S.
Gubbcn Noach var en hcdersman : Le père Noé était un brave homme : Nar han gick ur arken ; Il sortit de l'arche ,
Plantera han pâ marken Planta la vigne dans la campagne,
Mycketvin, ja,dettagjordehan,«tt. Oui, et il fit très-bien , de.
( Talda Skrifter af Cari Mickael Bellman. Stockholm , Renr. Gust. Nordstrom, 1835-6, in-18, fjerde Delen, si.l. 80.)
Je ferai remarquer encore que la chanson basque débute de la même manière qu'une ballade et oraison de Villon pour le repos de « Pâme du bon feu maistre Jehan Cotard : »
Pere Noé, qui plantastes la vigne, etc.
(œuvres de maistre François Villon, edit. de M. Prompiault, p. 194.)
L'académicien Gonzalez Arnuo nous apprend que le P. Domingo Meagher, théologien et poète de mérite qui florissait à Valladolid dans la seconde partie du siècle dernier, avait composé en zorzicos, ou octaves , un poëme badin sur les propriétés du vin , et il en cite cette strophe comme la meilleure :
Ouizon bat ardobague Dago erdi illa , Marmar dabilxa irtpac Ardoaren billâ ; Bana edan ezquero Ardoa chit ongui , tiuizonic chatarrinac Valiyo ditu bi *.
Un homme sans vin Est à moitié mort, Ses entrailles murmurent Demandant du vin ; Mais après avoir bu Du vin en abondance , L'homme le plus chètif En vaut deux.
URA ETA ARNOA.
(L*pburt*rr» )
Noe, lègue zaharreco (ihizon famatuia, Zuc landatu zinuien Lehenic mahastia.
Ailien balius luira,
l. EAU ET t.R VIN.
(Labourdin.)
Noé, l'homme célèbre de la vieille loi , c'est par vous que fut plantée la première vigne. Qui vous mit en tète de fixer dans la terre ce cep précieux ? C'est lui
Diec. geoer.-kist. de Etpato, secc. I, I. Il, p. 344, col. 8, art. San Sel-asliem.