‹ Le Pays de Waas préhistoriqueChapitre 17 sur 67 · Archives médicales belges déjà citées, p · texte numérisé non relu

Archives médicales belges déjà citées, p

2. <* Le crag rouge de Doel, qui semble appartenir au crag de Suffolkshire, n’était pas en place, car il se trouvait être sur un banc de sable au milieu de l'Escaut, vis-à-vis île Calloo ». (Lettre que nous écrivit M. Nyst, le t8 Août 1876).

s. Voyez la liste des coquilles de Calloo, Doel, Kieldrecht et de la pointe nord-est de Meerdonk, à notre Annexe IV. — - « Le résultat le plus remarquable, c’est que de 66 espèces de coquilles du crag supérieur recueillies par Mp De Wael à Calloo, il n’y en a pas moins de 61 qu’on ne trouve soit dans le crag rouge, soit dans le crag corallin du comté de Sutïolk. Il ne peut donc y avoir aucun doute sur la contemporanéité du crag supérieur (des environs) d’Anvers avec le crag anglais ou de Suffolk ».

(Mémoire cité de M. Lyell, p. 15). — « Le crag rouge de Calloo est celui d’Angleterre que Mp d’Omalius considérait comme correspondant au crag de Suffolkshire ». (Lettre citée de MT Nyst).

i. Voyez la liste des coquilles de Beveren et de Melsele à notre Annexe IV. — Lors de la construction du puits à la station de Beveren du chemin de fer d’Anvers-Gand ,

en Octobre 1871, le Système scaldisien et le Système diestien sus-jacent, mesuraient

ensemble 13 mètres 10 centimètres. — « Le crag rouge de Calloo et le crag jaune de Beveren me paraissent être du même âge ». (Lettre citée de Mt Nyst).

don k et de la commune zélandaise de Nieuw Namen, le sable susargileux rouge-brun affleure, recouvrant le sable jaune de Beveren et de Melsele, et forme, en certains endroits du Kauter, une croûte lamelleuse, épaisse de 8 à 10 centimètres et incrustée de nombreuses empreintes de coquilles fossiles A Vracene, le Système scaldisien est couvert, de haut en bas, de 50 centimètres de limon des polders, 70 centimètres de tourbe, et de 30 à 40 centimètres de sable ferrugineux : il y est jaune-grisâtre et très chargé de coquilles marines qui, de l’avis de M. Nyst, accusent une formation plus ancienne que le Système scaldisien de Calloo et d’Anvers 1 2 * *. A Saint-Nicolas, à part quelques moules de Cyprina rustica et d’autres coquilles, le sable coq ni 1 1 ier manque; mais il est probable que cela ne tient qu’à un accident local, puisque, dans les deux sections Eerste en Tweede Moerput situées à trois quarts de lieue et au sud-est de la ville, le sable coquillier affleure comme au Kauter de Kieldrecht : le sol, en effet, est là jonché de fragments de coquilles mêlés à des débris osseux et à des cailloux roulés, coquilles dont quelques espèces qu’on a pu reconnaître, sont énumérées à notre Annexe IV. Ces deux sections, où l’érosion des eaux ou toute autre cause aura dénudé le sable coquillier, seront restées ensuite longtemps à l’état de marais, comme l’indique leur nom de Moerput (bas-fond marécageux) conservé jusqu’à nos jours 5. Dans la même ville de Saint-Nicolas, le Système scaldisien se comporte de la manière suivante. Rare là où l’argile se rapproche de la surface du sol, il est abondant, au contraire, partout où l’argile est profonde : son épaisseur varie entre 30 centimètres et 4 mètres 20 centimètres *. II est d’abord gris ou vert clair, pour devenir vert foncé, et, en certains endroits, vert-noirâtre à sa base où il se réduit, pour ainsi dire, à un cailloutis ; mais ces couleurs varient

1. Celle superposition du sable sus-argileux rouge-brun de Calloo au sable jaune de Beveren, n'est-elle pas en opposition avec la contemporanéité de ces deux dépôts?

2. Voyez la liste des coquilles de Vracene à notre Annexe IV.

î. Rapport de M. De Koninck sur la decouverte d’ossements fossiles faite à Saint- Nicolas, inséré dans les Bulletins de l’ Académie royale de Belgique ,28e année, 2e série,

T. VIII, N° tl). — Voyez la liste des coquilles de Saint-Nicolas à notre Annexe IV.

i. Ce maximum d’épaisseur a été rencontré à Saint-Nicolas, lors de la construction de la tour de l’église de Saint-Joseph : l’argile y était tellement profonde (6 mètres), que — reculant devant les fortes dépenses et devant les entraves de la masse d’eau qui, à travers l’épaisse couche de sable, ne cessait de suinter et d’inonder constamment la tranchée malgré les efforts des pompes — on a renoncé à creuser jusque sur l'argile et à prendre l’argile pour assise de la tour.

beaucoup de nuances, et ne sont jamais nettement tranchées. M. Mourlon admet dans l’épaisseur du dépôt de sables sus-argileux des environs d’Anvers, une couche sableuse autonome, située entre ce qu’il appelle « les sables noirs miocènes rapportés par Dumont à son système diesticn et les sables jaunâtres et grisâtres, pliocènes ou crag proprement dit, appartenant au système scaldisien du même auteur ». « Ce sont — dit M. Mourlon — des sables verts glauconieux , parfois d’un gris cendré, renfermant d’abondants débris de cétacés, de phoques et de poissons, ainsi que des amas de térébratules et d’autres débris d’animaux invertébrés peu variés mais assez nombreux... Les amas de térébratules (T. grandis, Blum.) et surtout une extrême abondance d’Hétérocètcs , qui n’ont encore été rencontrés qu’à ce niveau jusqu’ici, semblent être propres à ce niveau » Continuant ses études sur les sables sus-argileux d’Anvers, M. Mourlon, dans un nouveau mémoire, reconnaît dans ces sables, considérés au point de vue paléontologique, trois divisions bien tranchées, correspondant, chacune, à des espèces de phoques qui leur sont propres, et classe stratigraphiquement les 16 espèces de ces amphibies fossiles recueillies autour d’Anvers et décrites par M. Van Beneden, d’après que ces sables sont ou jaunesgris, ou verts, ou noirs * 2. Sans contester le moins du monde l’exactitude des observations faites par M. Mourlon , nous rappelerons cependant que le professeur Van Beneden a signalé « un humérus et un temporal de H eterocetus Hupschii » trouvés dans le sable noir et non vert des environs d’Anvers 3; et que, relativement au classement des phoques, le professeur nommé, tout en accueillant favorablement le nouveau mémoire de M. Mourlon, ajoute : « que la manière dont les ossements d’Amphithériens, d’Halithériens , de Mysticètes et de Célodontes sont ensevelis dans les sables des environs de Saint-Nicolas, ne l’autorise pas à considérer ce classement stratigraphique comme une

Sur les dépôts qui, aux environs d'Anvers, séparent les sables noirs miocènes des couches pliocènes scaldi siennes , mémoire tic M. Mourlon inséré dans les Bulletins de l’Académie royale de Belgique, 2e série, T. XLII, pp. 700-790, 1870).

2. Sur le classement stratigraphique des Phoques fossiles recueillis dans les terrains d'Anvers, mémoire de M. Mourlon, inséré dans les Bulletins de l' Académie royale de Belgique, 2e série, T. XLI1I, pp. 003-009, 1877.

3. « Ces os (de Physeterula Dubusii) ont été trouvés dans le sable noir, à peu près à la même place, et à côté d'eux gisaient un humérus et un temporal de Heterocetus Hupschii, un humérus et un temporal de Dauphin non encore déterminé. (Bulletin de l'Académie royale de Belgique, 2m' série, tome XLIV , N° 12, 1877).

question tranchée » Quant à nous, nous devons à la vérité de dire que, dans la ville de Saint-Nicolas que nous habitons, les sables miocènes, pliocènes et leurs fossiles, s’y comportent tout autrement que M. Mourlon les a trouvés à Anvers. En effet, en 1859, lors de l’ouverture d’une tranchée pour la construction du gazomètre, on y découvrit des restes de six Hétérocètes (espèces Burtini et Hupschii) mêlés à des débris de Plesiocetus Garopii , de Delphinus Waasiæ, de Carcharodon megalodon, d’Oxyrhina hastalis, et à des coquilles « les plus caractéristiques du crag d’Anvers », telles que : Cyprina tumida (ruslica), Astarte Omalii, et Astarte Burtini. MM. De Koninck, Nyst et Van Beneden, délégués sur les lieux par l’Académie, y purent « étudier à leur aise la nature du terrain qui forme la base du sol sur lequel la ville de Saint-Nicolas est bâtie ». Ils constatèrent « qu’immédiatement sous la formation du crag, s’étend l’argile rupelienne », ou, pour nous servir des expressions de M. De Koninck, « que tous ces ossements, d'une nuance noirâtre au moment de leur découverte, se trouvaient dans un sable légèrement argileux, d'une couleur verdâtre assez foncée et très ferrugineux , immédiatement au-dessus de l'argile ». Ces Messieurs constatèrent en outre : « qu’un peu au-dessus de la couche à ossements, qui n’a que quelques centimètres d’épaisseur, la couleur du sable se modifie avec sa nature; que la partie argileuse disparaît pour donner place à une partie ocreuse dont le sable est alternativement plus ou moins chargé, comme l’indique la couleur plus ou moins jaunâtre, jaune verdâtre ou rougeâtre des veines qui se succèdent jusqu’à environ soixante à soixante et dix centimètres de la surface » 1 2. Depuis dix-huit ans que nous nous occupons de recueillir les fossiles déterrés à Saint-Nicolas, nous n’avons jamais reconnu, pour tous les ossements du sable sus-argileux sans distinction, d’autre gîte que celui décrit ci-dessus par M. De Koninck. De manière que, contrairement à ce que M. Mourlon a observé sur la rive droite de l’Escaut, à Saint- Nicolas (rive gauche), les sables sus-argileux, jaunes, gris, verts et noirs, ne sont pas nettement séparés, et que c'est exclusivement à la base de ces sables, et presque à la surface de l'argile, que gisent,

1. Rapport, de Mr Van Beneden sur le mémoire de Mr Mourlon intitulé Sur le classement stratigraphiquc des Phoques fossiles recueillis dans les terrains d'Anvers.

2. Rapport sur la découverte d’ossements fossiles , faite à Saint-Nicolas , inséré dans les Bulletins de l'Académie royale de Belgique, 28e année, 2° série, T. VIII, A'u 11. pp. 109-123. — Rapport sur les travaux de Zoologie par P. .1. Van Beneden, extrait du Livre commémoratif du centième anniversaire de l’Académie, p. 112.

dispersés et pêle-mêle, de nombreux débris osseux, en général peu ou point roulés, d’Hétérocètes , de Plésiocètes, de Balænula balænopsis, de Carcharodon megalodon et d’autres animaux dont les espèces sont éteintes, tandis que, aux environs d’Anvers, ces mêmes débris gisent

— dit-on — principalement dans les assises supérieures et moyennes du dépôt '. Cette confusion des sables scaldisiens, ainsi que cette position et ce mélange des ossements fossiles à Saint-Nicolas, sont

— nous dira-t-on — le résultat d’un remaniement stratigrapliique des couches. C’est possible. Nous avons du mal cependant à le croire. Nous comprenons que le phénomène embarrasse, mais nous en abandonnerons l’explication à ceux qui, plus que nous, ont intérêt à la trouver. Malgré la différence que nous venons de signaler et d’autres qu’on pourrait signaler encore, le Système scaldisien du Pays de Waas et de Saint-Nicolas en particulier, est contemporain avec celui des environs d’Anvers, puisque les restes fossiles des mêmes espèces de cétacés et de coquilles, qui, autour de cette ville, sont caractéristiques du dépôt, leur sont communs à tous deux 2. Il en résulte que, si le

1. Les Phoques fossiles du bassin d'Anvers, mémoire de M. Van Beneden, inséré dans les Bulletins de l’Académie royale de Belgique, 2e série, T. XL1 , N° l , Avril 1876. — En parlant des ossements fossiles des animaux marins du bassin d’Anvers, M. Van Beneden, dans son mémoire sur les Phoques fossiles, s’exprime ainsi : « La plupart de ces os se trouvent dans les couches de sable supérieur et moyen ; il n'y en a que fort peu comparativement qui sortent du sable inférieur ou noir ». Par contre, dans son Rapport sur la découverte d’ ossements fossiles faite à Saint-Nicolas , Mr De Koninck rappelle que « dans une Notice géologique sur les environs d'Anvers, insérée dans le premier volume des Mémoires de la Société d’histoire naturelle de Paris et publiée en 1823 », Lajonkaire fait mention d’ossements de cétacés, de coquilles et de dents de poissons découverts près d'Anvers. « Lajonkaire — ajoute M. De Koninck — constate que ces ossements se trouvaient déposés à la partie inférieure du terrain sablonneux qui les renferme, et immédiatement au-dessus de la couche argileuse qui sert d’assise à ce terrain ». Cuvier (Recherches sur les ossements fossiles , T. V. (1823), p. 336, T. VIII. (1833), 2e partie, pp. 237 et suiv.) , en parlant des ossements fossiles trouvés, en 1809-1812, en creusant les bassins d’Anvers, dit, à son tour : « qu’ils étaient dans le dernier banc déblayé, et par conséquent tout à fait au fond du bassin ». Le gîte indiqué par Lajonkaire et Cuvier se concilie donc mal avec celui indiqué par le professeur Van Beneden.

2. « Nous pouvons donc regarder ces cétacés comme vraiment caractéristiques du crag d’Anvers... Je suis à peu près convaincu de l’exactitude de l’opinion de M. De Wael que ce sable (de Rupelmonde) représente le crag supérieur d'Anvers ». (Mémoire cite de M. Lyell , pp. 10 et 33). — Le sable coquillier affleure à Saint-Nicolas, comme nous l’avons dit, dans les deux sections Eerste en Tweede Moerput : & Là — dit M. De Koninck — le sol est jonché de nombreux fragments de coquilles, parmi lesquelles j'ai reconnu,

Ci*;ig d’Angleterre, comme MM. Lyell et De Koninck le prétendent, « est représenté d’une manière très-complète par les sables (ou le Système scaldisien) d’Anvers » ', il doit l’être aussi par les mêmes sables ou le même Système du Pays de Waas, en d’autres termes, il faut (pie le Système scaldisien de ce Pays soit aussi contemporain avec le Crag anglais. Cette opinion — avons-nous dit — ne soutire aucun doute pour le dépôt à Calloo, Kieldrecht, Meerdonk et Doel ; et, pour ne pas l’étendre au même dépôt de nos autres communes waasiennes, nous ne trouvons pas des motifs suffisants ni dans une couleur différente, ni dans l’absence accidentelle à Saint-Nicolas du sable coquillier d’Anvers. Nous continuons donc à être de l’avis de M. De Koninck : que le Système scaldisien, contemporain du Crag anglais, s’étend non-seulement dans une grande partie de la province d’Anvers, mais encore jusqu’à Saint-Nicolas; et nous présumons qu’il s’étend même, si non à toutes, du moins à la majeure partie des communes du Pays de Waas. Mais, pour être contemporains, le Crag anglais et le Système scaldisien (ou Crag belge) ne sont pas pour cela complètement identiques. En effet : I" si, en Belgique, les débris d’animaux marins sont parfois roulés, c’est l’exception, tandis qu’en Angleterre c’est la règle ’* 1 2 * *; 2" contrairement au Crag belge, le Crag anglais « n’a pas encore fourni des restes de Phoque ou d’autre animal appartenant à la même division que celui-ci » 5; 3° notre Crag ne renferme que des mammifères marins, tandis que, dans le Crag d’Angleterre, les restes de ces animaux sont mêlés à ceux d’animaux

avec M. Nyst, Cyprina lumida, Tellina Benedenii, Aslarte Basteroti, Pectunculus glycimeris, Cardita orbicularis , Oslrca princeps, Turritella triplicata etc. , toutes espèces caractéristiques du crag, tant eu Belgique qu’eu Angleterre, et très abondants dans cette formation ». (Bulletins de l’Académie royale de Belgique, 28e année , 2e série, T. VIII, JV° 11, p. 121). — « Le dépôt des sables verts aux environs d’Anvers ne renferme ni plésiocèles, ni baleines, qui restent ainsi caractéristiques des dépôts de crag proprement dits ». (Rapport de M. Dupont sur le mémoire de M. Mourlon , intitulé : Des dépôts qui, aux environs d'Anvers, séparent les sables noirs miocènes des couches pliocènes scaldisiennes) .

1. Lyell, mémoire cité, p. lôô. — « On sait que le crag de Sullolk esl analogue à celui de notre pays »... « On verra plus loin que M. Owen s’est servi du même moyen (les caractères spécifiques des caisses auditives) pour déterminer les espèces de cétacés du crag de Suflolk entièrement semblable au crag d’Anvers ». (Rapport cité de M. De Koninck).

2. Les Phoques fossiles du bassin d'Anvers, rapport cité de M. Van Beneden.

s. Rapport cité de M. De Koninck. — Depuis la publication de ce rapport de M. De Koninck

(1859), le crag anglais a fourni des restes de phoque.

terrestres, tels que Rhinocéros, Tapir, Porc, Cheval, Cerf, Chat et Chien ', d’où l’on conclut 4° que, quant à ses couches inférieures au moins, la formation du dépôt anglais est d’origine fluvio-marine, tandis que celle de notre Crag belge paraît être d’origine exclusivement marine 2. Le Système scaldisien du Pays de Waas, aussi bien que son Système rupelien, fait donc partie d’un dépôt général. 11 appartient à la période pliocène, d’après MM. Lyell et d’Omalius \ ou miocène, d’après M. Nyst.

4° Sable ferrugineux. — La quatrième et dernière couche déposée par la mer de submersion au Pays de Waas, est celle de notre sable ferrugineux, dont la couleur varie avec celle des grains de quartz et de la quantité relative des grains de silicate de fer qui le composent. Comme la couche précédente, celle-ci offre également beaucoup de variétés, selon les localités et selon la profondeur auxquelles on l’étudie. Là où la terre arable est sablonneuse et aride, celte couche commence souvent par une zone épaisse de 15 centimètres à 1 mètre, jaunebrunâtre ou vert-noirâtre d’après la quantité d’hydrate de fer qu’elle contient, et parfois tellement cohérente et compacte qu’on ne peut la diviser qu’à coups de pioche : les ouvriers l’appellent pierre de roc (rolse, rotssteen ou rogsteen). Dans certaines communes, comme à Stekene (section Reede polder), à Relcele (section Waterschoot), à Saint-Nicolas (section Perde Heywyk) et ailleurs encore, cette zone est tellement imprégnée d’hydrate ferrique, qu’elle passe à la limonite, et constitue alors, à une profondeur de 30 centimètres seulement de la surface du sol, un véritable banc de minerai de fer, qui, étant extrait, se présente sous la forme de nodules poreuses, géodiques, très pesantes *. Cette pierre de roc et ce banc de minerai ne sont que deux états du même dépôt, formés, sur place, par la concrétion de sable, de fer hydraté, et d’engrais végétaux et animaux que les eaux pluviales ont entraînés à travers la terre arable. A cette zone succède un lit plus important

c Même rapport cité de M. De Koninck.

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