‹ Le Pays de Waas préhistoriqueChapitre 18 sur 67 · Même rapport cité de M. De Koninck · texte numérisé non relu

Même rapport cité de M. De Koninck

3. Lyell, mémoire cité, p. 2. — « Quant au crag du Suflolkshire , on l’a souvent considéré comme miocène; mais il paraît qu’il doit être rangé dans le terrain pliocène ». (Géologie par J. J. il’Omalius, p. 73). — « On a annoncé récemment que des dents de Carcharodon avaient été découvertes dans le terrain pliocène si connu sous le nom de crag de Sultblk ». (Compte rendu de la 6e session du congrès international d' anthropologie et d'archéologie préhistoriques , p. 109).

j. Il y a une vingtaine d’années, on a essayé d’exploiter ce banc de minerai de fer; mais, le rendement ne couvrant pas les frais de transport et d’extraction, on y a renoncé.

de subie meuble, par où la couche commence quand la zone cohérente manque. Ce sable meuble s’offre sous plusieurs aspects différents : ou bien, il est maigre, d’un jaune d’ocre quelquefois veiné de gris et de bleu, et entre dans la composition du mortier de maçon; ou bien, il est plus ou moins gras, d’un jaune uni, sert alors pour le mortier du plafonneur, et, mêlé au sable aride des sapinières, il peut l’amender et le transformer en terre arable; nos ouvriers l’appellent Klecm 1 ; ou bien encore, ce sable meuble est jaune, gras, plastique, et quelquefois tellement compacte qu’il se laisse difficilement traverser par la bêche : c’est là le Leem de Steendorp à Basele, dont on peut faire

des briques, mais qui sont de mauvaise qualité 2. Ce même sable

meuble couronne quelquefois un sable quartzeux gris ou blanc par l’absence presque complète des grains de silicate de fer : c’est le sable dont on couvre le parquet des appartements 3 * 5. Cette couche de sable ferrugineux porte parfois des galets de silex, mais ne présente aucune trace de fossiles. Sa puissance varie entre 50 centimètres et 2 mètres 50 centimètres.

Cette quatrième et dernière couche de nos dépôts marins tertiaires, est évidemment différente de notre Système campinien sus-jacent, aussi bien que de notre Système scaldisien sous-jacent; mais sa détermination est une question que nous abandonnons au jugement d’hommes

plus autorisés que nous. On nous permettra cependant de soumettre à leur contrôle notre appréciation personnelle, que nous ne présentons qu’avec un point d’interrogation. Depuis 1859 que nous nous occupons plus particulièrement de l’étude géologique et paléontologique du Pays de Waas, nous avons toujours été tenté de rapprocher la couche en question avec le Système diestien. Ce rapprochement nous semble d’autant moins hasardé, que la position stratigraphique de ce Système n’est pas bien arrêtée, que ses caractères paléontologiques et minéralogiques s’appliquent parfaitement à notre couche, et que quelques auteurs semblent ne pas s’éloigner beaucoup de notre manière de voir.

i. M. Vermeulen- Dons a fait, dans ses sapinières de Waasmunster , des essais

d’amendement qui n'ont pas été sans résultat heureux. A Saint-Nicolas, au quartier

nommé Houten-Schoentje, on exploite le Klecm pour le plafonnage.

•2. Leem : est-ce peut-être ou la racine ou un dérivatif du mot Lehm ?

5. Le sable blanc pour appartements s’exploite, en ce moment, à Saint-Nicolas à la section Zwarte put, sur la pièce de terre marquée au cadastre par le N° 803 et située h l'ouest de Hoog-Kameren. Voici comment les couches s’y comportent : sous une zone de terre arable de 1 mètre 30 centimètres, on trouve 73 centimètres de sable ferrugineux auxquels succèdent 2 mètres de sable blanc couronnant le Système scaldisien.

La position du Système diestien dans la succession des couches, n’est pas bien arrêtée, disons-nous: ce sont surtout MM. Lyell, Gosselet, ftutot et Vincent, qui nous l’apprennent. Voici comment s’exprime le premier : « Dans le rapport de M. Dumont sur les travaux de la carte géologique, pour 1839, les sables de Diest sont rangés immédiatement au-dessous de ceux de la Campine et du crag d’Anvers... De la présence, près de Kesseloo à une lieue à l’ouest de Louvain, de la Terebratula grandis de Blumenbach (T. variabilis, Sow.), qui est une espèce .caractéristique du crag de l’Angleterre, ainsi que de celle de quelques autres espèces aussi à l’état de moules, M. Nyst avait conclu, depuis plusieurs années, que les sables de Diest appartenaient au crag... Tout indice de relation d’âge, tiré de la position, semble manquer ou au moins se réduire à ce fait que les sables de Diest sont superposés aux couches du Bolderberg... Il n’est pas encore certain — continue M. Lyell — s’ils se rapportent au crag noir plutôt qu’â l’une des autres subdivisions du crag d’Anvers » *. En 1875, M. Gosselet, de son côté, a émis l’idée « que les sables de Diest correspondent à la partie supérieure des sables d’Anvers ou sables de Caloo (Système scaldisien de Dumont), et non, comme on l’avait jusqu’alors supposé, à la partie

inférieure, c’est-à-dire aux sables d’Edeghem » \ Finalement, dans la séance de la Société géologique de Belgique du 28 Avril 1878, M. Butot « donna lecture des parties principales d’un travail qu’il a rédigé avec M. Vincent sur les sables ferrugineux des environs de Bruxelles, que Dumont a figurés comme diestiens. D’après ces auteurs, toutes les

couches, à partir des sables de Wemmel, se succèdent sans limites

précises, et elles doivent être par conséquent réunies toutes dans l’éocène supérieur » \ De la variété de ces opinions, il résulte que

la position du Système diestien dans la suite des couches, est — comme nous l’avons dit — loin d’être fixée, et, par conséquent, que la place qu’ocupe notre sable ferrugineux waasien entre le Système campinien et le Système scaldisien ou Crag, ne prouve rien contre sa nature présumée de diestien.

Examinons, à son tour, la paléontologie du Système diestien à Diest et dans les principales localités où on a cru reconnaitre ce Système. « Les couches qui composent le Système à Diest même — écrivait en 1852 M. Lyell — n’ont pas cependant offert jusqu’ici de fossiles... Le seul

i. Lyell, mémoire cité, pages 27 et 28.

s. Annales de la Société géologique du nord, T. IV, p. 2, séance du 8 Novembre 1876. s. Procès-verbal île la séance de la Société géologique de Belgique du 28 Avril 1878.

endroit où l'on ait jusqu’ici rencontré des restes organiques, est situé à une lieue à l’ouest de Louvain, près de Kesseloo; j’ai visité cette localité avec M. Nyst, et nous y avons recueilli des moules d’une espèce de Turbinolia assez abondante. On a aussi découvert dans la même localité des moules de la Terebratula grandis de Blumenbacli (T. variabilis, Sow.) » « mais ces fossiles — observe M. d’Omalius — sont très

mal conservés, et, pour la plus grande partie, indéterminables, de sorte qu’il n’est pas certain qu’ils appartiennent au dépôt dans lequel ils se trouvent, dépôt d’ailleurs dont le rapprochement avec les sables de Diest ne me paraît pas démontré » 1 2 3 * * *. Dans les Bulletins de l'Académie royale de Belgique, M. Van Beneden déclare avoir été le premier à signaler l’existence de fossiles dans le terrain diestien s. Ces fossiles dont parle le savant professeur, découverts et recueillis par lui dans

les grès ferrugineux de Pellenberg près de Louvain, sont des moules de coquilles, parmi lesquels se trouve la Terebratula Sowerbyana;

M. Nyst, qui en a vu le gîte, est d’avis « qu’il semble appartenir au crag, et que les fossiles, très peu abondants de cet endroit, n’offrent plus aucune trace de test et empêchent par cela même de les déterminer avec certitude » *. Les sables et les grès ferrugineux qui couronnent la colline de Cassel et qui paraissent devoir être rapportés aux sables de Diest, « sont complètement dépourvus de fossiles », dit M. Lyell !i. M. Gosselct affirme également que « les sables diestiens de Bolderberg ne contiennent pas de fossiles contemporains de leur dépôt » ü; et, dans la coupe qu’il a relevée à Bupelmonde, il ne mentionne aucun fossile dans les sables qu’il y considère comme

sables de Diest 7. MM. Rutot et Vincent déclarent, à leur tour, « que les sables diestiens de Bruxelles sont sans fossiles » 8. Nous concluons donc, avec d’Omalius et le capitaine Hennequin, qu’en général, malgré les quelques localités où le Système prétendument

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