‹ Le Pays de Waas préhistoriqueChapitre 41 sur 67 · Ibidem, p · texte numérisé non relu

Ibidem, p

que ceux de l’époque de Robenliausen, ou sont polis, ou sont taillés

sur leurs deux faces 1 : nos silex se rapprochent donc, par là, de

l’époque de la Madeleine (ou âge du renne), caractérisée, d’après MM. Belgrand et Dupont, par la taille unilatérale de ses silex ’2. D’autre part, des considérations très importantes rapprochent nos silex de l’époque de Robenliausen (ou âge de la pierre polie). Ce sont d’abord les terrains plus ou moins tourbeux d’où on les a extraits, ainsi que la similitude du travail de l’omoplate trouvée dans la tourbe d’Anvers avec celui de notre omoplate de Rupelmonde. Ce sont ensuite leurs matières premières : les instruments en silex des environs de Mous, ne se trouvent pas dans les cavernes des provinces de Namur et de Liège, où l'homme de l’âge du renne a vécu 3; tandis qu’ils sont, au contraire, très abondants dans ces mêmes environs de Mous, où aucun indice de l’existence de l’homme de l’âge du renne n’a été rencontré \

mais qui, en revanche, furent jadis la terre classique des populations

de l’âge de la pierre polie en Belgique. En attendant que de nouvelles découvertes viennent juger la question sans appel, ce sont ces considérations qui, provisoirement, nous font admettre, avec M. Dupont, que les découvertes qui nous occupent appartiennent à l’époque de Robenliausen on à l’âge de la pierre polie.

Tout porte à croire que l’ouvrier de nos os et de nos silex n’était pas un solitaire, vagabond et perdu dans les épaisses forêts vvaasiennes. Il est plus que probable qu’il était membre d’une famille ou d’un groupe de familles cohabitant et vivant ensemble : car, si, d’un côté, le sauvage est jaloux de son indépendance et a les entraves de la société en horreur, d’autre part, les soins de sa sûreté personnelle

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