Yupicuas, ind. de Tefé
371. Yupiuás, Ind. du Japurá et de l'Icä : avaient les oreilles percées et ornées de plumes de toucan.
372. Yupurás, Japurás, Ind. du Japurá. R. de Sampaio prétend que yupurá est un fruit, dont ces Indiens font une pâte molle, noire et fétide, qu'ils mangent.
373. Zurirus, Ind. de l'Amazone, cités par S. de Vasconcellos. Peut-être les mêmes que les Zurinas de C. de Acuña.
CHA PITREVI
La prospérité de l'État de l'Amazone. — En quoi elle consiste. — Tableau de ses recettes depuis 1852 jusqu'à 1898. — Mouvement du port de Manäos.— L'État de l'Amazone n'a aucune dette d'aucune sorte. — Sa situation finan- à cière comparée à celle des États limitrophes. — Le milieu amazonien et l'im- | migration blanche. — Réfutation des vieux préjugés. :
Nous touchons à la fin de notre tâche. Peut-être le lecteur nous saura-t-il gré de résumer ici, dans un exposé rapide, tous les faits qui témoignent de la prospérité croissante de cet État. Il pourra de la sorte apprécier la valeur des éléments de civilisation dont il dispose et qu'il peut mettre au service de l'immigration européenne. Il se rendra ainsi un compte exact des garanties de toute nature que cette région du Brésil, trop délaissée jusqu'ici, peut offrir aux bras et aux capitaux étrangers. :
En parcourant d’un coup d'œil les progrès rapides que l’Amazone
vient d'accomplir, il ne doutera plus des admirables destinées que
nous nous plaisons à lui prédire et à lui assurer ; il se sentira animé d'une grande ardeur pour y concourir lui-même de toutes ses forces, quand il apprendra que cette généreuse terre brésilienne: a effacé, dès 1884, les derniers vestiges de l’esclavage, a transformé sa capitale et a créé dans son budget un fonds spécial dans l’unique but de hâter son peuplement, en préparant un champs plus libre et plus sain aux bras et aux capitaux de l'étranger.
Le développement extraordinaire de ce pays est, sans contredit, lun des plus curieux phénomènes économiques de notre temps. Aucune région du globe n’a présenté, peut-être, dans des conditions an alogues,un plus éclatant exemple de ce que peut accomplir le travail appliqué à un sol recélant des richesses inépuisables. Voir une con-
trée aussi vaste que le tiers de l’Europe entière, quoique moins peuplée relativement que l'État du vieux monde où la densité des habitants est la moins considérable: voir cette contrée irimense et presque déserte centupler ses revenus et sa production en quelques années; assister au réveil d’un peuple des tropiques s'élançant, pour ainsi dire de lui-même, sans aucun secours appréciable d'immigrants étrangers, vers la vie active de l’industrie et du commerce, multipliant ses échanges avec le monie entier, sillonnant son immense fleuve et ses rivières sans nombre de bateaux à vapeur, inondant les principaux marchés d'Europe et d'Amérique de matières premières indispensables, jetant ses audacieux pionniers, ses seringueiros infatigables, dans les solitudes de ses forêts, faisant, en un mot, acte de vie intense et hardie : voilà, certes un spectacle que l’on a trop rarement occasion de contempler dans cette belle Amérique du Sud, qui semblait chercher, naguère encore, l'emploi de son génie latin. L'Amazone nous offre ce spectacle.
L'Europe latine, trop souvent indifférente aux destinées des jeunes nations sœurs qui grandissent par delà l'Océan, les yeux fixés sur elle, a Phabitude invétérée de réserver toute son admiration pour les miracles de l'essor azglo-saxon. Il est bon qu’elle apprenne aussi de temps en temps, pour se donner confiance elle-même, ce que vaut le sang latin infusé dans les veines de quelques peuples lointains, ce que peuvent quelques descendants de ces Portugais, qui, au seizième siècle, ont jeté au milieu de tribus barbares les germes d’une grande nation.
Il est bon qu'elle sache que les peuples germains et anglo-saxons, qui essaiment sur toutes les contrées du globe, n’ont pas seuls le monopole d'assurer le bien-être à leurs descendants.
La prospérité de l’État de l’Amazone éclate tout d'abord dans la constante élévation de sa recette locale, dans l'augmentation de sa part contributive au budget de "Union Fédérale, dans ses exporta-
tions croissantes, dans le mouvement de la navigation de son prin-
cipal port fluvial, celui de Manäos; puis, dans les réformes nombreuses qu'il a entreprises pour se mettre au niveau de ses nouvelles | destinées. | E Tous ces facteurs, nous les avons examinés dans le cours de ce
travail. Il ne s'agit ici que de les rassembler et d'en faire ressortir » toute la portée. É 4 La recette locale, effectivement encaissée depuis quarante-six ans, | c'est-à-dire depuis que l’ancienne et pauvre comarque du rio Negro: s’est transformée, d'abord en province, puis en État de l'Amazone, a suivi une marche ascendante ininterrompue. Pendant les trente huit années de régime monarchique, de 1852 à 1889, cette progre | sion était déjà considérable. Mais elle n’a pris tout son essor . depuis 1890, alors que l’État est devenu autonome et con su
Les tableaux suivants vont nous le démontrer : I. — RECETTE ANNUELLE DE = o ;
En contos ou millions E réis à
Depuis l'installation de la province, en 1852, jusqu'à
la fin de l'empire en 188 9.
Années Recette encaissée .
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LE PAYS DES AMAZONES 385 Æ Années Recette encaissée RUE RSR Gee MSC oc AA 108 contos te. LOOAEN ER RAS 2e IE Sor 147 — SO ESA SS ARE NES EE TR EE 100 — TAALOOB NES Lama > aaa eine ee 238 — RU TOO TA nn Ad MER nue SAT eee 299 — DIE TO LE TOO MAROC terei 416 — DO TEA a E E O RR + 355 — RN A DRE o neue ADS Sox nie de RS 443 — DOS ea o E oleo o cms aii PS ia o Sia 563 — ED TRT ras RR IR E IPEN ss 508 — Die US ai SEA CDE ES MI Ec 418 — ado D o (AS ee moe RD E a UT 518 — Li USP De co RR O PER EEE - 555 — 1 LT. WS PCs aii LP IO PEN eg 553 — Die VESTE CEDAR 0e 63: — “DE ISSO app RR E ERR E dt 840 — Dee SRE RP RE Re 806 — Dio OPEL MORE RE SD 1.017 — | 322 SOS pgs =. RER Ru 1.229 — RS RC ne Rd A 1.816 — ; ERREI op o de SE o ER 1.187 — RREO SO E E nose desc nee eme ete 1.599 — Lee SERA ER RE RTE 2.280 — ee dat Sole mon ad 1.650 — Coy DOSES AS EE LE A 1.814 — En tenant compte des fractions, que nous avons négligées dans le | tableau, les recettes de ces 38 années forment une somme de 21.315
contos ou millions de réis.
Voyons ce qu'ont été les recettes depuis l’établissement de la République, c'est-à-dire depuis que l'Etat de l’Amazone est devenu auto-
nome :