Louis Schill et Neyeux
Si aux 6.624.163 kil., envoyés à Vétranger en 1896-97 par ces 16 maisons, nous ajoutons 736.405 kil., expédiés par plusieurs autres moins importantes à ce point de vue, nous aurons, pour cette année- 3 là, une exportation au long cours de 7.360.568 kil., supérieure de | 2.873.028 kil. à celle de l'année 1895.
On ne peut s'empêcher de sentir quelque orgueil en citant ces chiffres, lorsqu'on se rappelle l’histoire du caoutchouc. Le monde civilisé en entendit parler pour la première fois le 28 avril 1745, dans cette fameuse séance de rentrée de l’Académie des sciences, où M. De La Condamine, de la même Académie, lut sa « Relation abrégée d’un voyage fait dans l'intérieur de l’Amérique méridionale, depuis la
EA Ê Côte de la mer du Sud, jusques aux Côtes du Brésil et de la Guiane,
en descendant la rivière des Amazones. » Il y disait (1) :
« La résine appelée cahuchu (2), dans les pays de la Province de
» (1) De La Condamine : Relation eic., Paris, 1745, p. 78 à 80, se rapportant au récit de son voyage en juillet 1743.
(2) Prononcez cahout-chou, dit une note de De la Condamine. — Carl Friedrich Phil. v. Martius : Worstersammlung Brasilianischer Sprachen, Leipzig, 1867, p. 3gr, dit: « Caú-uchú (Amazonas), siphoniae sp. gummi elasticum fundentes qui primi LE ad conficiendos tubulos usi sunt. ».
Quito voisins de la mer, est aussi fort commune sur les bords du Maraiion... Quand elle est fraîche, on lui donne avec des moules la forme qu'on veut; elle est impénétrable à la pluie, mais ce qui la rend plus remarquable, c'est sa grande élasticité. On en fait des bou-
teilles qui ne sont pas fragiles, des bottes, des boules creuses qui