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CHAPITRE XVIII

LA NUIT POLAIREJ

Cette longue nuit débuta par une violente tempête. Le froid était peut-être un peu moins vif, mais l'humidité de l'atmosphère fut extrême. Malgré toutes les précautions prises, cette humidité pénétrait dans la maison, et, chaque matinées condensateurs que l'on vidait renfermaient plusieurs livres de glace.

(Je jour-kt fut uu jour de fête. (Page 143. )

Au dehors, les drifts passaient en tourbillonnant comme des trombes. La neige ne tombait plus verticalement, mais presque horizontalement. Jasper Hobson dut interdire d'ouvrir la porte, car il se produisait un tel envahissement, que le couloir eût été comblé en un instant. Les hiverneurs n'étaient plus que des prisonniers.

Les volets des fenêtres avaient été hermétiquement rabattus. Les lampes étaient donc continuellement allumées pendant les heures de cette longue nuit que l'on ne consacrait pas au sommeil.

Mais si l'obscurité régnait au dehors, le bruit de la tempête avait remplacé le majestueux silence des hautes latitudes. Le vent, qui s'engageait

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