SAINT-MARC
sidence de Bacon de la Chevalerie. Cette espèce de Convention, à laquelle les assemblées provinciales avaient 1( légué la direction des affaires intérieures de la colonie, liiininée par l'influence des planteurs, déclara siéger en \'crtu du pouvoir de ses commettants, contrairement à 'avis de la minorité qui proposait de dire : En vertu des rets de la métropole. Le 15 avril suivant, elle prit le d' Assemblée générale de la partie française de d-Domingue, et fit écrire sur le rideau de la salle des ^.^ances : Saint-Domingue, la loi et le roi. Le gouverjûeur de Peinier, appuyé par la partie saine du tiers-état olonial, dissipa ce conventicule insurrectionnel.
Saint-Marc, incendiée en 1802 par Dessalines, devint,
ians la guerre entre le Sud et le Nord, la ville-frontière
lu royaume de Henry P"". Le 8° régiment s'y tourna contre
ui et la livra à Pétion.
Les deux illustrations de Saint-Marc sont : la première,
ierre Pinchinat, qui conspira toute sa vie contre la mé-
ropole. Mis à Sainte-Pélagie, le 26 octobre 1803, sur la
lemande de Rochambeau, il mourut à l'infirmerie de la
orce, le 8 mars 1804. Le colon Delmas disait de lui :
Ce mulâtre a joué un grand rôle à Saint-Domingue.
'est lui qui a été le guide, comme l'oracle de sa caste. Il
,vait de l'instruction, même le talent de s'énoncer et d'é-
rire avec méthode. » La seconde, Gabart, brave comme
amais homme ne le fut, l'ami de Dessalines, décédé à
âge de vingt-neuf ans. Son corps fut enseveli dans l'église
le la viUe, et son cœur, porté à Marchand, enterré dans le
ort Culbuté. Par ordre de l'empereur, on grava sur la
ierre tombale cette inscription que je transcris textuel-
îment :