‹ Le pays des ZendjsChapitre 6 sur 15 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Quelle impression peut naître de la lecture des pages précédentes? Il en est une que l'auteur eût bien voulu laisser : celle de lutilité qu'offre l'étude des écrivains arabes pour la connaissance de certains côtés de notre moyen-âge. L'esprit arabe n'a guère pénétré chez nous ; il ne faut voir dans leurs écrits que des intermédiaires. Mais, dans cette énorme lacune qui sépare l'ancien monde grec et romain de notre moderne Renaissance, la littérature scientifique arabe, quelle qu'en soit la valeur réelle, occupe une place, joue un rôle dont l'absence d'émulés accroît singulièrement l'importance. Au point de vue géographique, le sujet ici traité était peu propre, vu l'extrême pénurie des documents, à faire ressortir l'importance dont nous parlons. Mais, d'autre part, le manque absolu de tous autres matériaux que ceux de source arabe fournit un argument dont on ne contestera pas la valeur. En somme, pendant de longs siècles, presque toute science nous vient des Arabes. Et peut-être, allant plus loin, essaiera-t-on un jour de montrer ce que la poésie et la littérature proprement dite de nos vieilles langue d'oui et langue d'oc doivent, comme fond et surtout comme forme, au roman et à la poésie arabes.

Page 1