LES RUNES
drebbestad, sur la côlc do lîolmslân. Il y a encore plus de ci'iil liii- (|uante monticules, eu parlio ronds, en partie oblongs, tout près l'un do l'anlro, et au sommet de cliacun, ou entre eux, s'élèvent de massifs baulastenar dont le plus haut mesure au moins (pialorze pieds au-dessus du sol. Les baulastenar de cette période sont maiulenanl à |ien jirès illisibles, parce (pie li' souvenir de ceux en rininneur desquels on les a érigés est éteint depuis bien des siècles. Paii'ois l'ini lieux porte une courte inscription donnant généralement le nom de la personne décédée. A Hjorkelorp. en Blekinge. non loin de Konneby. on voit trois magiiiliijues pierres, dont l'une porte une iiiscriplion conlenani une m.déiliclion sui' celui ipii dèlrnirait ce nuuinini'hl. Il y a iranciennes rimes ipii m' ressemlileiil [las à celles des }»ierres d'une période pins récenle. On a trouvé ciii(| <le ces pierres avec d'anciennes runes en Biel<inge, deux en Bobusiân, une en Vermland, une en Veslergi'illand, une en Ostergntland, deux en Sûdermanland et deux en Upiand.
.Iiisipi'.in commencemeni du xvi" siècle, l'usage des caraclèi'es rimiques régnail encore chez les Scandinaves des endroits écartés. On a trouvé des écrits datant des premières périodes du christianisme en Norvège et en Suède, en lettres runiipies et latines, ce ipii permet de lire avec une lacililè lelalive les écrits runiipies. Ces runes, de même que la majorité des inscriplions trouvées en Scaiidiiiavie, sont cependanl loni à l'ail diriérenles des plus anciennes dt''ciinverles dans le jia\s. les deriiièi'es apparlenani à une iièrinile beaucoup plus éloignée. Pendaid longlenqts. les anciennes runes ont délié toutes les tentatives faites pour les dèchilïrer; mais, dans les ileniières décades de ce siècle, un a liniivè la solution de ce prolilènie ciinipliquè, et, de plus, on a pi'nuvè. |iresque avec cerlilude, l'âge des plus ancieimes inscri|iliinis rnniques. On n'en a pas découvert de plus anciennes (pie l'an .'iOO apiès Jésus-Christ, — lein- dale correspondant ainsi avec l'époque du jiremier âge du fer dans la péninsule.
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PERMÈRKS BINES.
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On a cm d'iiliord que les runes furent inventées par la nation aermaiiiinie. sans ;incnn rapport aver les alphabets i\rf~ autres peuples du sud de rEuio|ie. Des reclierclies ultérieures ont prouvé d'une manière concluante ipie tel n'es! pas le cas. Les plus anciennes runes consisl.iicnl en 2i caractères ayant les siLinilicilioiis r.ipporlées ci-dessus. Les signes runiipics pour /// cl /r ont probablement exprimé les mêmes sons (pie ces Icllrcs d.ins r,ilph;iliel anglais. Le signe pour r n'apparaît à cette époipie ipi'à la lin des mots, et il représentait d'abord T.v , mais ensuite, la langue ayant changé, sa signincatit)n devin! c(dle du ;.
En observant les |)lus anciens symbides de leur signilicalion, on remanjuera immédiatemenl ipTinie grande similitude existe entre eux et les alphabets des anciens peuples de lEurope mèridionnle. Ainsi personne ne supposera que c'est par un simple accident (pie les signes runi(pies [lour /■, /■, //, /, s, et ôc ressemblent très exactement à ceux de l'alphabet litin. et en partie aussi à ceux des caractères grecs de même signilicalion. .Malgré cel.i. dans l'adaptation des alphabets élrangers, le penjde germani(pie a fait preuve d'une remanpiable indépendance, en donnant aux lettres des noms nouveaux dilïèrant de ceux des originaux, et aussi dans leur arrangement. Tons les alphabets de l'Euroix' méridionale cummencent par cj/^r, elc : mais laiavingenient des runes commence par /', //. lli. Une antre innovation lut la division de l'alphabet en triiis groupes, contenant chacun huit caractères. Les am'iens écrits runiques diirèraient aussi de la pbqiarl des autres langues par leur écriture (pi'on lisait de droite à gauche. Toutelois. dans les inscri|itions dernières, l'éciilnre est tracée dans la manière à présent en usage, c"esl-à-dire d(^ gauche ;i di'oite.
Les lanies ri''cenles difléreiil cdiisidèrablenieni des anciennes usitées pendant le premier âge du fer; mais une analyse soigneuse a' démontré ipie celle dilÏÏMMMiee ne provient (pie des changements graduels dans la Innne, el (piehpiefois aussi dans la signilicalion. De plus, il en est ipii sont devenues hors d'usage, et qui sont réduit à
TRACES DE LA CIVH.ISATION ROMAINE
seize le nomlire de celles (|iii élaieiil usilées durant les derniers siècles des temps |iaiens en Norvège et en Suéde, généralement dénommés /p.v (IcrnièrcK iiincs.
A Skaang, en Sodermanland, une pierre runique est remar- (juable en ce que, plusieurs cenlaines d'années après la taille de Tinscriplion originale, on s'est de nouveau servi de la dalle pour y
CulliiT il'iir.
insérer une nouvelle inscriplion. La |)lus ancienne (dans une ligne le long du milieu de la picrrci piirle : •■ iiaiinga Hleugar, » tandis (|ue la j)lus récente (dans le liail aulour du bord de la pierre) dil : (( Skoumals e( Olauf (noms de lemmes) oui consacré ce souvenir à Sven, leur père. Dieu ait son âme! »
Dans les ustensiles de la première période de l'càge du fer, on ne voit point de traces de la civilisalidu niiuaine, (pii. à cette époque, ne s'était pas encore avancée aussi loin aiinoid; dans la seconde période, ou a|)erçoit celte iidluence, car les objets trouvés ont une étroite ressemblance avec ceux des Romains; on n'a pas autant ressenti celte influence en Norvège, où les trouvailles des Romains sont moins nombreuses. Dans cette contrée, les antiquités du premier âge du fer sont rares, et, comme celle des âges de la pierre et du bronze, elles sont moins ('(inuiies ipie dans les deux autres royaumes Scandinaves; on en a rencontré en Norvège au 69° Nord.
Il est hors de doute que la crémation des cadavres prédomina dans la première période du premier âge du fer; dans la plupart des tombes, des os carbonisés se présentent répandus sur un lil de cliarijon, ou enterrés dans un trou, ou rassemblés sous nu tumulus; dans le dernier cas, on les a sans doule mis dans un vase eu bois;
souvent on les trouve dans des ornes en terre on en hronze qui son! fré(|uemment entourées de pierres arrangées en carré.
Il faut (|n'au milieu de l'âge du fer, il y ail eu en Suède une abondance d'ur; cela est prouvé par le grand nombre d'ornemenls trouvés en difï'érenls endniits et conservés aujourd'hui dans les musées n;ili(inaux de Stockholm et de Christiania. On a découvert, en Olaïul, des monnaies byzantines en or de cet âge. Le plus grand et le plus précieux trésor dont on ail entendu parier en Suéde, etpeul-élie en Europe, est celui qui a été déterré, en 1774, ])rés de Trosa ; il pesait vingl-iinil livres et consistait en plusieurs anneaux d'or, grands et petits, en un grand collier de la taille d'un iloigl d.nis sa |>arlie la plus ép;iisse, outre plusieurs ornements — probablement pour épées — dont le métal était remanpiablement pur: car il contenait 98 ]iour 100 d'or. De cette magnili(pi(! trouvaille, on n'a sauvé (pTune petite partie poui' l'Élat, le reste ayant élé foiidn iiv.oil ipic les autorités eussent enlemlu parler de la découverlt'. Très souvent, on a trouvi'' des anneaux en spirale dans d'autres endroits, el on croil qu'ils ont servi cononesignes de valeur, ou de monnaie.
Les plus belles de lonlesles trouvailles d'or de lére païenne soni Irois grands et larges colliers — conservés maintenant au Musée liisloriipic (le Slockliolm — pesant de uni' livre et demie à deux livi'es chacun. Ils consistent en plusieurs luhes (3, .ï, ou 7) posés les uns sur les autres, couverte d'un liligranc exipiis cl d'autres ornements; il y a par derrière une jointure, cl. (1<' l'ace, le collier esl assemblé par les extrémités des tubes enirani l'un dans l'aulri'. L'un d'eux a élé trouvé sur le versant du inoiil Alleberg, prés Falk(")|)ing; un autre, prés de l'église de .M("ire, à environ dix-se|it milles du |>r(''i'édenl endroit ; el le Iroisième (représenté par la planche ci-contre) a été trouvé en 18G0, à Torsiunda, prés Fârjesladi'u, en Oland.
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