LK DEUNIEU ACE UU FEU OU UE.S VIKINGS
1.e tloniiev âge du fer ou des vikiiigs. — .\|i]iaiilion subite îles Vikiiigs dans l'Euro]ic occiilciUalc et inéviilionale. — Armes dont se servaient les Vikings. — Eviicditions pacifiques et guerrières. — Inscriplions intéressantes sur des pierres rnniques. — L'ancien pont de Tâliy. — Ponts avec pierres runiqnes. — Contumes et habitudes des Scandinaves dans la ilernière partie de la période [laïenne. — Manière de bâtir. — Point de cheminées. — Forts île pierre.
— Restes il Ismanstorp. — Ustensiles de ménage. — Manière d'enterrer pendant l'époiiue viking. — Une pierre runique remarquable. — Construction de vaisseaux chez les iXorscs.
— Grandes Hottes. — Pierre runique expliquant les formes des vaisseaux. — Xrvirc viking trouvé dans la .Norvège méridionale. — Comment on enterrait les Vikings.
A |);irlif de 700 .ipivs Jésus-Chrisl eiiviioii, itistin'i'ii 1000, .i|)|t;iriil, sur les riv.-ii^cs de TEufope occideiilrilc cl iiirrididicdi', un |HMi|ilt;' (|iii fui la lei'i-eur de leurs habilants, car il ne venait ([ue pour piilei'. Les llolles de ces liommes du Nord (Nortlimcn) domiiiaieul sur la mer, el leur |tuiss;iiiee, (jne^pie pari (|u'ils allasseid, semblait presque irrésislilde. Aprt's un certain temps, ils s'établirent sur jdusieurs poiids lie la cùle ([u'ils avaient cumpiise, el y fondérenl des royaumes. A celle époque, la sociélé. plongée dans le cIimos, ne s'était pas relevée de l'obscurité dans Lujuelle l'avait jetée la ciaile de Rome.
Les cbroniipies françaises et anglaises de celle période ne d(jiinent qu'une idée im[iarfaite et même erronée du caractère des Vikings. Il
nous faut laiipeler (juc cos ivcils oui (Ml' écrits par leurs ennomis jurés, hommes qui ne prolessaienl |)asla uième religion el qui regardaient les viclorieux Northmen comme l'incarnation de la cruauté et de tout ce ipii est vicieux. Mais les Vikings u'élaient ni sans culture, ni sans nobles qualités. Ils furent iiraves et téméraires, el, si nous pesons inipartialenieid les faits qui sont venus jus(pi';i nous, nous appreiulrons (pic beaucoup de ces puissaids guerriers lircnl pivuve de grande liabi- Iclé. (pi'ils gouveniérent bien les pays conquis par eux. et que. après la
l'Iaiinos ilo lironze. avec ligures en rcliel', Irouvées en CMand.
bataille, ils se montraient — comme en général tous les braves — généreux envers leurs ennemis vaincus. Les hommes, sans qu'ils s'en doutent, falsilient souvent l'histoire lorsqu'ils sont aveuglés par la haine, le préjugé ou la bigoterie; (pielquefois aussi pour satisfaire leur intérêt.
Les nombreuses IronNaillcs faites el les sagas nous donnent d'excidlentes inf/>rmations sur les armes (pii rendireid autrefois les Vikings si redoutables. Par elles, on voit (pie ce furent en grande partie les mêmes (pie penilant le premier âge du fer, et la planche ci-dessus offre des plaipies de bronze avec figures repoussées, représentant difl'érenies formes de casiines en usage |ienilant celte période. Les armes usitées étaient l'épée, l'épieu, la lance, la massue, l'arc et les lléches. el la 1res redoutée iiache viking. Les l'ers de lance, aussi bien que les haches, étaient souvent incrustés d'or et d'argent. On se servait généralement ' d'arcs et de flèches pour la chasse; mais, dans les batailles navales, ces dernières armes jouaienl aussi un lolo important.
ijcs jiliis foiniidables èlaieni les épées à double IranclianI, très
PIERRES RUNIOUES
estimées par les Norscs anciens. Les Skaldes, dnns leurs clmnts, ont vanté leurs qualités, et les vieilles sagas nous disent comment ces armes passèrent i)ar héritage du père au fils, pendant des générations; on a même fait remonter la possession de quelques-unes jusqu'aux Asagods. Beaucoup étaient (irnées de dessins en or, argent et bronze finement exécutés. Il y a peu d'années, on en a trouvé une l>ien conservée, en Scanie méridionale; on peut la voir aujourd'hui dans le musée de l'État.
Un grand nombre de pierres rnniipies ré[)andues dans diiïérenles parties du pays, témoignent des nombreux voyages entrepris vers l'est
Pierre ruiu(|ue à l'exlrémile imnl du poiil de Taby, en rplaiid.
par les Vikings, dans des buts pacifiques on guerriers. Sur une pierre rinii([ni'. en Sôdermanland, il es! écril (in'rllc a été érigée pai- Sirid en mémoire de son mari Sven, qui navigua souvent, avec des vaisseaux de prix, vers Semgallen. jirés dr Tuniisnis. Scnigallen est la partie orientale de la Courlande, sur la rivière Diina, et Tumisnis est Domesness, le point le plus septentrional de la Courlande. Sur une autre, maintenant dans une tour du château de Gripsholm, les caractères runiques disent : « Tiila a élevé celte pierre à son lils Havalt, frère d'Ingvar. Il s'en alla Inavemeiit à Kul , cl mourut plus loin
à l't'sl, à K,if:i, au sud do Sj'irkland fpays sarrasin). Eu iralili', ces pit'i-i'ps ruiiiques semblent aiiparlenir à la iiremiére moilié du .\i° siècle.
Il en est d'autres qui nous parlent de voyages en Grèce. Dans la paroisse d'Eds, Upland, il y en a une dont les runes ont été taillées par un certain Rai^nvald, (jui fut en Grèce chef de l'armée. A Finkeby, non loin d'UiJsal. une autre a été consacrée par un jiérc à la mémoire de son lils, donl I'imi lui clicf des Vikings iV/'/ri/ii/ar/ii'K cl ipii alla en Grèce, mais ipii nionrul chez lui. On trouve des iiierrcs parlant d'expéditions en Grèce, non seulement dans les provinces de la cote d'L'pland, Sodermanland et Osleriiuiland, mais encore dans les districts lointains du pays. Sur l'une de celles (pii ont été découvertes en Uplaiid, on lit une insciipliou ipii }iarli' d'ini lionuuo nnirt eu Lan^bardceland (Lombardie), dans l'Ilalie septentrionale.
A Tj'iby, an noi-d de Stockholm, la route, encore à présent;, conduit à un vieux ])ont ayant sur ses côtés plusieurs grandes pierres posées à dislances égales et f|uelques-unes i)lus jjelites, hirmaid une chaîne d'un bout à l'autre. La grande jtierre, à l'extrémité mnd ilii pont, porte l'inscriplidn suivante : « laiiahanke a i''iigé ces iiicrrcs pour lui-mèiue pendant (|u'il était encore vivant. Il a cunsiruil ce poid imin' le saliil de son àme, et il était propriétaire de tout Taliy. Oue Dieu sauve sou âme ! »
La l'oiane de ces runes, aussi bien ipie celle de quehpn's antres trouvées dans le même voisinage, l'I (pii portent également le nom di' larlalianke, nous prouve ipi'il vécid au m'' siècle, cl pliilôl dans la première moitié que dans la seconde. Il y a par consé(pieiit ciivii'ou huit siècles (|ue le pont de Tâliy est eu usage.
Dans d'autres endroils de la Suède, ou peut enc(H-c voir des |)onls ilont les |)ierres ruiuipies remontent aux premiers lenqis dn christianisme. Lois(|iron reconsirnisil, vers l8o<), le poni ipii passe sur un cours d'eau près de l'église de, Ivullerslad. en Oslergôtland, ou trouva une picric tondièe et oubliée (pie l'on rideva. Sou inscriplion (■(unmencc ainsi : « liakuu a fail ce pont, mais on l'appcdlcra pont de Guiuiar. ■) — « Une pierre à Snndby, prés d'Upsal, nous dit que Turc avait l'ail des sâloliiis (des (piaiiicrs) après la mort de sa femme. De semblables ipiarticrs fnreid bàlis sur le hoid îles chemins soli-