‹ Le pays du soleil de minuitChapitre 122 sur 147 · CHAPITRE XXXV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXXV

Theleniaiken. — Un beau lype île iieiiple. — Costumes. — MéeoiiiiJtes en voyage. — Une clianibro dans une vieille ferme. — Entrées dans Tlielemarken. — Le Bandak.s-Vand. — Mines d'argent de Kongsberg. — La ferme de Bolkesio. — l'n riche fermier. — Maison intéressante à Bolkesio. — Le lac Tin. — La Hiukandfoss. — Le lac Silgionl. — .Ma première connaissance avec le Silgionl. — Je suis les lrouiieau\ de bétail. — Réception de mes amis de Theleiiiarken.

Tlielemarken est une des provinces les plus cfiivuiérisques de la Norvège; c'est loiijoiirs avec plaisir (|iie j'ai parcouru ses vallées -et que je me suis mêlé à ses lialtilauts. Ceii.\-ci sont grands, bien bâtis, à l'air intelligent, et me rappellent les Dalécarliens de la Suède.

La province est divisée en supérieure et en inl'érieure. Dans la Tlielemarken inférieure, comme dans le Saetersdal, les hommes portent des pantalons qui montent jusque sous les bras, mais de nuance foncée •et de forme différente, et un gilet très court et bizarre de coupe, siii' letfuel ils mettent une jarpietle blanche de forme encore plus étrange ; les boutons sont d'argent, et le tout est loin d'être gracieux. Les femmes sont vêtues en vadmal épais et foncé; leurs robes descendent plus bas que celles du Saetersdal, mais leurs jupons sont également bordés de larges lubans voyants; le corsage paraît lout partiiidier; c'est un corset

bas avec lanières traversant les épaules, sur lesquelles saillit la ciu'mise très montante et à longues manches; lorsqu'elles sortent, elles ajoutent habituellement à celte Icnne une sorte de jaquette llollanic. A l'église, ou en d'autres occasions solennelles, elles portent des i,'ants et des bas en drap brodé de fleurs éclatantes; la coiffure consiste en un mouchoir de soie arrangé en turban, avec les bouts tomliant derrière sur la taille.

Un fort mécompte, lorsqu'on voyage en cette province, c'est la

Slalitmr

|)auvre nourriture ([ue l'on sert aux stations; les aliments y sont du genre le plus commun et peu appétissants pour celui qui n'y est point accoutumé. Les vallées sont très irrégulières en toute direction, et la plupart des moyens de communication ont lieu par de simples routes de paroisse qui mènent à des endroits écartés et à d'anciennes fermes, l'arnii les styles de construction les plus caractéristi(pies de ces vieilles fermes, il faut citer le slabbur, où l'on conserve généralement les bardes et les provisions de la famille. Dans la maison d'habitation, ou voit des chambres originales où sont de vieux bois de lits auxipnds an monle par un degré élevé ; des tablettes sur lesquelles on garde la Bible

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