MAISONS D'ETE ET .MAISONS D'HIVER
depuis 1.1 int'i-, j'ai remaniiic que le seigle d'hiver poussail |»lus aboadaniineiil (|ue l'orge; cependant, les deux recolles paraissent mûrir à la même époque; les avoines étaient en relaid : elles exigeaient eiR'ore dix jours de plus, car Tété avait été froid; les groseilles étaient bonnes à cueillir, cl les carottes, navets, panais el [luis semblaient en bon étal.
Le lendemain matin, j'atteignis le hameau de Foros, sur les rives de rindalself, par une belle route depuis l'Angermanelf. Je ne vis |)oint de « lu'issja » , car, dans ce district, on sèche et on bot le grain en plein air. Le seigle d'hiver était coupé, l'orge allait tomber sous les faucilles des moissonneurs, les avoines jaunissaient; siu' la côte, ou apercevait des champs de chanvre (|ue l'on file pour en faire des lilels de pêche et des
'fïf'f' ^'
Jeunes lillcs du Jciullaïul.
cordes. Les pommes de terre abondaient et chaque ferme avalises jilantations de houblon, car les fermiers brassent eux-mêmes leur bière. D'immenses blocs errati(pies étaient dispersés sur la surfari' du pays. Les hameaux sont éparpillés partout (Ri le sol est fertile, et les champs et les prairies semblent plus gais, lorsqu'ils sont séparés par des étendues de pays rocailleux ou des forêts. Les maisons des fermiers aisés de rAngernianland méridional el du Jemlland, S(int excessivement propres. Beaucoup de fermes ont deux maisons d'habilation, dont l'une n'est pas occn|iêe par la famille, mais toujours tenue l'ii ordre parfait; une des maisons sert pour l'élé el l'antre pour hiver, « afin de d(»nner à l'une le temps de se reposer», comme le remanine le [leuple en riant.
la
194 LH PAYS Di; SOLEIL DE MlXLlT
Ll' [laysage cliaiigeail c'iiiitiiiiH'llt'iiiciil (l'aspccl; cï'laieiil dt'salternations de belles terres cultivées, de sulitudes forestières, de rivages souriants, de lai'S, lie siiiulires marais: de leni|is à aiiliv, l'indice d'un ('(tiii's d'eau à la iilanclie écume, se ln'isanl (■(inhc les rdcliers et les blocs granitiques qui ciintrariaient sa course.
Lesnnils froides — leniercnrese tenait à M" — pronvaienlque l'été liiiissail, bien (|ue, pendant le j(inr, le soleil fût très cliaud et que le mercure atteignit souvent 68° à l'ondire à une lieure trente minutes après midi; les hirondcllrs se rénnissaicnl pour concerter leur migration vers le sud, el le bélail revenait de la Norvège.
Nous rencontràuu's un troupeau de deux cents vaches ipii suivaient une iille dont les cris aigus les faisaient avancer: à une courte distance en arrière, venaient douze chevaux coiuluits par nn Inuume dont la profession était évidemment celle de conducteur de bestiaux. Un des chevaux se délourna et nous suivit, eu dépil de nos elforis ponr l'en em|iéclier; il fallut nous arrêter et le coidier à un honuue (pii passail dans la direction op|iosée. Vint ensuite un troupeau de moutons; dès qu'ils eurent aperçu notre cheval, ils relournèrent sur leurs pas el se mirent <n trotter jus(pi';i une vieille fenuue, leur bergère i)robablement. Elle tricotait en marchant; mais elle cessa de travailler pour calmer les bètes effrayées, auxquelles elle |)arla jusijn'à ce (|ue nous fnssiinis passés.
La roule traversait alors de longues étendues de forêts: les fermes devenaient moins nombreuses el le sol paraissait plus stérile. Quelques stations de poste étaient très propres et confortables, mais la nourriture ne brillail [las par la diversité. Dans une des fermes, les murs du parloir étaient tendus de pa[)ier bleu à petits dessins, les rideaux en mousseline blanche: il y avait deux sofas, une chaise à b;iscule, un bureau, une t;dde an milieu de la cliaiidire, \\\\ portrait du roi Charles, el nu petit tableau représentant la ferme; à cùté, se trouvait une chambre à coucher dont l'ameublemenl était en bois de pin poli admirablement travaillé; des chandeliers en verre, jilacés de cliaipie cùté du miroir, porl;iieiil îles bougies; le panpiet en bois de pin reluisait de propreté, Le plancher de la salle à manger était en partie couvert de lapis, dans presque toute .sa longiu'ur.
Le dernier jour d'août, j'arrivai en vue de Stor.sjô [sjô signifie lac), à deux ou trois cents pieds au-dessous de la route. Le soleil allait se
GONFIANGfc: BIEN l'EACEE lOo
coiiclier el ses rriyons ilrcliiiaiit^ doraieiil los Cdlliiit's cl los Ijois do sapins; les l)onls (lu l;ic éliiieiil (loiil)leiiioiil colorés par les champs prés d'être moissonnés; on voyait les voiles de i|uelipies bateaux et un petit steamer suivait sa route vers les différents hameaux.
Siu' le liiird oriental est située la ville d"Oslersiuiil, en lalilude à 63° 24', avec une popidation de 2,.")00 âmes. Les étoiles CDiniuençaii'iil à briller lors([ue je passai dans les rues. Je ne pus iiduver de [tiace dans rhôt(d, (pii était bondé d' étrangers venus pour une réunion de chemin de l'er. Ou manifestait beaucoup d'enlhousiasuu\ car on désirait voir construire le chemin de Simdsvall à Trondlijem à travei's la [)éninside, el la li,nne proposée, passant nécessairemenl par le cœur des provinci's du .lemlland, lendi'ail à d(''V(do|iper ses ressources.
Le mailiv de l'holel olilint un logement pour moi dans une maison voisine, où le seul inconvéïdent (pie je trouvai, bd la troj) excessive conliance de l'IuMesse, (pii, pour [H'ouver sa bonne i)|iinioii de son locataire, étala devant moi tons ses petits trésors. Le soir, (piand je pris possession de la cliandire (pii m'élait assignée, j'apenjus dans mie coupe sur le bureau, des boucles d'oreilles en or, des liagiies, une montre, des broches el divers autres ol)jets précieux. Pas lui lii'oir n'était fermé à clef; l(jut démontrait la confiance que l'on avait en moi. Cependaid, je me sentais mal à l'aise, cai' j'ignorais si les servantes ou d'aiilres personnes ne me surveillaient pas; deux on trois l'ois, pendant mou séjour, il me sembla (pie la bonne femme jetait sur nmi des regards iiupnsiteuis, (pu nu^ faisaient cioire (pi'on lui avait dérobé (pielijue chose el qu'elle m'en soupçonnait; mais ce n'était (pie pure imagination. On n'a pas coutume en ce pays de rien mettre sous clef; en ell'et, pas une servante ne voudrait rester dans nue maison où l'on se nn''lieiail d'elle. Au moment de partir, je priai mon luMesse de V((ir s'il ne lui iiiaiii|uait rien. 11 l'aul du temps à celui ipii a vécu dans de grandes villes pour s'accoii- Unner aux lialiiludes honnêtes de ce |)euple. .h' me suis souvent arrêté dans des villages el des villes de la Suéde et de la Norvège, alors (pie personne n'était dans les maisons; la clef pendait à un (don hors de la porte, et, inéiiie ipiand la famille partait en voyage, ou la laissait à ce clou pour (pi'eii cas de liesoin, les voisins pussent entrer.
Deux jours après mon arrivée, la [loste m'ap[»orta un jtorle-crayon
IIIO
LE l'AYS Dl SUlJ-:il, DE MINUIT
en (ii'(|iii', (l.iiis ma |ii'(''ci|iilaliiiM. j'a\ais laissT' à l'iiolrl, à ll('nn"isaii(l. Quand ji' ni'aiH'i'iiis de cet milili, j'en avais ilrjà l'ail nnin drui! cl je n'espérais plus le revoir; mais, cpiand jVii [larlai à ninii compaguiin, il me dit très Iroidcineid : » Nous allims écrire |iiiur ipi'iin vous l'envoie à Oslersnnd »: l'idée ne lui élail pas venue i|iii' i|ucli|u'iui aurait pu l'empoelier, l'I il avait raison.
On ne \oil aucune parliculaialé Irappanlc dans le coslunie du peu- ]ile. mais les lilles porleni une espèce de lurlian ipii s'accorde ti'és bien
l:i;iisi; ilu l'yôi'i
avec certains visajifs, ainsi qu'on le voit par la jiraviu-e, |)age 193.
Le iKuivernenr donna un dinei' en honneur du meelin g |)0ur le clienun de l'er, el j'y lus invilé. Il y aval! Irenle convives, mais poiul de Inhle misi'. I/holesse lil les lionueurs di' la maniéi'c la plus all'alile el la moins alïeclée. Daus la soirée, il yen! réce|iliiin avec nnisi(|iu' el danses; le gouverneur, passionné poiu' la musique, était bon exéciilant ; trois de ses anus cl lui jouéreni du vidion el du violoncelle avec acconipagnemenl de piano par l'hôtesse el luie de ses amies. Plus lard, on servit des rafraichissemenls dans le jardin, ipn avail élé illuminé avec
EOLTSE ET CIMETIERE A FMOSO VM
(It's l.'iiitrriios fliiiiniscs. On rli.mta des cliûnirs eu plein nir, ft, en retournant à 1,1 miiisdii, riinlc rDndnisil la procession, })(Mi(1nn( que Ions chantnienl. La récej)tion si' lerniina par des danses, doni la favorite était la valse suédoise très rapide.
Le gouverneur et sa femme se monirèreni aileniifs poni' chacun. Point (le servilih'' dans les manièi'es, uiais courloisie paii'aile ; persoinie ne tirait vanité de sa posilion civile ou militaire, de son ranij, de sa naissance, de sa science ou de sa richesse. Si cette inclination existait, on la cachait avec soin, car Téducalion et la courtoisie native réprimeraient toute tendance pour de lelles exhibitions de vanité.
Le Storsjô est une nappe d'i'an 1res jiittoresque, à 983 pieds audessus de la Balliipie, ,'i jieii piés au centre de la province; c'est un des pins charmants lacs de l;i Suéde el le paysage es! caractéristiipie.
Tout prés d'Ostersund est la jolie ile de Frosô, qui s'élève de 500 pieds au-dessus du lac, et qui esl reliée ;i la terre ferme par un pont de 1,296 ]iieds de hmi;'. On voil ii'i nue pierre rnnicpie avec celte inscription: « Érigée en mémoire du fils d'Ostmadur Gudforl, ipii, le premier, (duislianisa le .lenilland. » La /■///■/v/ (église) de Frosô, sur la plus lianle |);irlie ih' l'Ile, est consiruile en pierres; c'est uni' des plus anciennes de la Suéde. A l'enlrée, les nuns ont environ neuf pieds d'épaisseur, et, à la fenéii-e, s(qil ou huit. .\ côté on a construit un clocher en bois, » KIockstapel )>, el le cimetière enloure l'édifice. Comme on était au samedi, les fiunbes avaieni élé décorées de lleurs par les parenis et les amis, si'lnn la bi'lli' coiilnme sni''doise el norvégiemie. Sur les tondies des panvn's, les survivants avaient déposé des guirlandes et des bouipiels di' llems sauvages, n'en ayant j)as d'autres à doimer. On avait passé des heures entières à les cueillir dans les bois et les prairies, ce matin et la soirée précédente, et la partie lin cimetière à côlé de la i-oule ressemblait à ini jiarlerre fleuri. En errant de lonibe en londie, lisanl les èpilaphes, mon allenlion s'arrêta sm- nue inscri|ilion indiqnanl que Irois si/s/,onrn (frères el sœurs) étaient enterrés là. Les nuits inscrils snr un pairhemin, au sommet de la tombe, étaient les suivrnt> :
l'J8 LE PAYS DU SOLEIL DE MIM IT
SYSKONNEN Arvid Erlam) Beum
Fiïilil (li'u IT'''^' inaj, 18;i:i; (Ind ilcu l»"" jaii. I8;i8. ^.^6 le n mai ISjj; iiiori lo l" janvier IS.'JS.)
AiiviD Emmanuel
Fi'liM iliMi 20'!'^ IVLir. 1861; ili'lil ileii l«><- juin 1865-.
(Xé le 2(1 fi'vriLT 18G1 ; mort le i'''- juin 1864.)
Emilia Virgina Maria Guhistixa.
rôdd don 24'i' fobr. 1803; morle le r.i mai 1804.
(Née le 24 février ISu.'i; morle le 2;i :'Mi 1864.)
L('|ii'lit Aiviil Eiiiiiil ('iail iiiori le jdiir iiiriuc lu'i l'aiiiirc unissail ; il n'avail |ias li'dis ans. Eiiiiiiaiiiicl riail drcnlr le iiiviiiicr jniii' di' juin, (|iiaii(l le soleil (■oiiimeiicc à élic cliaml, (|iiaii(l les Heurs s'ouvrent el (|ue les oiseaux aiment el chaiilenl. Emilia seiidorniit sur le sein de sa mère, sans din"' eomldeii elleavail soulïerl.Mais ees pelits êtres n'avaient pas élé oubli(''s, comme le |iroii\aienl Iniis i;i'aiids li:iui|uels posés sur l'endroil où ils reposeiil. Ia'S oiseaux clianlaienl , li's alieilles el les papillons volliueaienl de place en place s\n' les londies el lonh' la naliire souriait. Une liculille brise, venani du lac, appoi-|ail les parl'nius des fleurs sauvat;es et des pins, sui' celle deiniére demeure de riiomme.
Eulendanl des voix el nii son élrani^v, j'allai de l'aulre cdié de l'église, où ji' vis im conirasie :'i la scéni' doni je venais dèlre le lémoiu. Les llem's élaicnl plus l'ares, les uionlicides siu' les lombes a\aii'nl ('dé négliiiés ou lombaienl en ruines, el, plus loin, on n"aperce\;iil plus de llenrs. U'élail le lieu du repos de ceux(p[i élaicnl moris depuis lonL;lem|>s, el on les a\ail oidili(''s. Un C("il('' du cimeliére formai! la parodie de I aulre. .i'enlendis de nouveau un son (l('\((ix(d un briiil de licidics ; j'aperçus deux l'ossoyeiu's. La lonibe (pi ils ci'ensaienl élaii longue , laruc el profonde, car ils fiis licnl i]r la place poiu' |il(isi('iirs nioiis, le cimeliére élan! plein.
En Suéde el en .Norvège, les oimetières sont des terrains consacrés et ou ne les agiandil pas. On enterre géiiéralemenl ensemble les gens de la même famille, el il doil y ;ivoir six pieds de lerre au-dessus de la londie, avec un luonlicide indi(pianl la place. Oiiand le cimeliéi'c eS' plein, on ouvre les anciennes lombes, el l'on (('nnil les ossemenis, (pie I ou place dans im lien S|iécial, — bâtimenl consirinl pour cel (dijel , (pie j ai (|nid(|n(d'ois \u rempli de ces restes i\r rimmanih'.
SPI.ENDIDE PANOHAMA 100
La beauté du coup d'œil atteint son point culminant près de l'église et de la maison d'école, d'où l'on peut voir douze églises. Je demeurai longtemps immobile auprès du vieil édilice, car la splendeur naturelle des environs ne ressend)lait pas à celle des autres paysages suédois (|ue j'avais vus. An loin, vers l'^uesl, les contours des montagnes neigeuses paraissaient adiincisetllocouneux; le lac semontrail an bas, avec ses eaux limpides semées de charmants îlots couverts de pins et de .sapins, avec ses bords dentelés de petites baies pareilles à des llords pénétrant dans l'intérieur; les collines et les arbres se miraient dans l'ean, et, j)lusloin, s'estompaient de sombres l'oréts; les rives descendiiicnl en iiciilc douce et des maisons de fermes peintes en rouge élaienl disséminées partout au milieu des cli.imps couverts d'épis dorés cl de belles prairies.
Le Jemtland est une des i)lus grandes provinces de l'intérieur de la Suède, et s'étend vers l'ouest jusqu'à la frontière de la Norvège. Dans quebpies parties, il s'élève de 000 à 2,000 pieds au-dessus du niveau de la mer. Souvent, et aussi loin que peut atteindre la vue, on ne voit dans toutes les directions ipi'nne masse d'arlires sombres et superbes, des C(dlines et des montagnes couvertes jusqu'à leurs cimes de pins et de sapins. 11 y avait qutd(]ue chose d'imposant dans celle immense étendue de pays, où le ciel bleu et les blancs nuages neigeux formaient un contraste étrange avec ces millions d'arbres.
Beaucoup de vallées sont 1res ferliles el bien cnilivées; luais dans les hautes régions, ce ne sont que vasiiludes de terrain stériles. Diius les replis de ces forêts, on trouve \'éhn [alces iiuildiis], un peu pins petit et avec des cornes plus étroites (jue l'élan d' Amériipie [alces (imcricKfit/s). Le renne sauvage [ra/if/i/'er tarandus) erre aussi dans cette fi'oide région montagneuse. Le glouton {fjido liiscus), le renard, le loup, dans quebpu's districts, sont inc(mimodes pour les lrou|teaux. L'ours iiirs/fs arctos) fré(|uente les forêts, el détruit annnellemenl un nond)re considérable de bétail el de moulons, ipichpiefois même des cliev;inx. Ces ours alteignenl leur plus lorle taille el se montrent en i)lus grand nombre dans le Jemlland, le Wermland, le Dalarne el dans la Norvège centrale ; ils égalent presipie l'ours gris (î/r-s/w IiornbUh) des montagnes Rocheuses.
Le gibier est très abondant en bien des parties de la province. Le cop de bi'Mvêr(\ on lélnis des bois ^ Iji'lder » (Ictnio iinxjdlhix], se
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Vdil nirmi' pivs (les riiiitcs. cl iiiilrc |irrsoiicr', pris plus ipic ccllo dr ikis clicvriiix, ne sciiililail l'clïiviyer. Ces oise;in\ (nil Irs plus gr.'inilcs ;iiles (II' liiiil le i^iliiri' ;i iiliiini's ilrs I'iutIs do l;i Sc.iiiiliii.ivic, cl, qiiaiiil ils sont cuits cl prcpaics à point, ils cimslilncnt nn manger dclicicux. Us pèsent de 10 à lolivi'cs cliacun, et iiième davantage; on en prend de grandes qnantitcs dans des pièges en hiver dans le Ni)n'laiiil, cl on les envoie dans les villes. Le tétras noir, « orre » (tctnto tetri.r), le tétras noisiile « lijer[»e » (hinid bnnnxht), le plaimigan " dalripa » iJnl/njiiis fiiihdip'niiis], cl le [ilarniigan de montagne (Imjopiis alpinus), aliiindenl aussi et l'on en trouve dans beaucoup de provinces. La perdrix <i rappliûns» (perdrix cincrca), est rare. Le \)\y\\'wr(i/iuradriiisapricariiis) et la bécasse (ijaU'nuifjo média et fjalUncijjn mnjor) sont assez communs.
Ciinimc dans liien d'aiMics dislricls, à certaines saisons de l'année, diverses variétés de caiiai'ds et d"(Mes, ainsi que de cygnes l'uni leur a|iparition sur les lacs cl les mers.
Les lois sur la chasse et sur la |ièclie smit sirictement appliquées. Il n'est permis de chasser l'élan que du lOaoùt à la fin de septembre; eu Iniil leiiips, il esl dépendu de liier le casliir, qui est à peu prés éteini ; un ne |H'ul lirer le cnq de bruyère cl autres espèces de léiras, de même que le lièvre, que du milieu de mars au 10 août; la chasse de la perdrix el du tétras rouge, esl autorisée en septendn'c et en octobre. L'expérience (»riinve que, dans les contrées où l'on exécute ligoureusemenl les lois sur la chasse el la pèche, le poisson et le gibiei' siuil le plus abnndanls. La pèche esl excelleiile dans |iresque tous hs lacs el rivières de la pidvince.
A |)arlir d'Oslersund, la grande roule, vers la Norvège suit le bord seplenirional du Slorsjô, et, traversant son déversoir à Flaxelfven, elle continue vers l'ouesl. Il y a aussi une nouvelle route (|ui est beau- Conp plus agréable ei moins l'aligaiite.
Deux l'iiis par semaine, des steamers chaull'eiil d'Oslersund à Ovil- Isle, à cinq niille su(''diiis, m'i l'iiii peut prendre la piisie pour niiiiàset, à ipialre milles |iliis luiii, à l'exlrèmilè méridionale de Kallsjon, 1,281 pieds au-dessus du niveau de la mer. lin trajet de quatre milles et demi suédois déplus, aiuène le voyageur à Sundel, el une course en voilure d'eiiviron un denii-niille. à Anjeheni, sur le lac Aiijan, l,ii;t