‹ Le pays magyarChapitre 16 sur 65 · L ARISTOCRATIE TRANSYLVAINE · texte numérisé non relu

L ARISTOCRATIE TRANSYLVAINE

les grandes clievaiicliées contre le Turc ou TEinpereur. Les fils n'ont plus que la chasse cl les sports ; ils y épuisent à peine leur excès de force ; ils sont d'une race jeune, qu'une longue existence pacifique n"a pas encore étiolée, voisine de l'époque héroïque !

bal se terminait le mardi à minuit, au commencement du carême, et les protestants assez nombreux se soumettaient de bonne grâce à cet usage. Or, il advint, une année (c'était vers 1848), que la société, entraînée par le plaisir de la danse, dépassa l'heure sacramentelle. L'évèque catholique, qui veillait au salut de ses ouailles, envoya dire à la société de cesser la danse à l'instant. On peut juger si le messager trouble-fétc fut bien reçu : il fut jeté dehors et pour faire pièce à l'évèque on dansa jusqu'au jeudi matin.

Chez les paysans maintenant : Pour faire la moisson dans le domaine de K..., on appelait i5o ou aoo Szekehj (paysans hongrois delà Transylvanie), qui marchaient trois ou quatre jours pour accomplir la route. Les femmes suivaient les maris, portaient les nouveau-nés, dans des corbeilles, sur leur tête ; tous étaient chargés de lourds bissacs pleins de provisions, de vêtements de rechange. Les musiciens tziganes accompagnaient la troupe, et dès que les courages faiblissaient, ils jouaient ({uelque air du pays, et chacun se mettait à chanter. Que firent en arrivant à K... ces gens éreintés de fatigue? ils déposèrent les enfants, les paquets, secouèrent leur poussière et danaèrenl... A 4 heures du matin le travail devait commencer.

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