DEBRECZEN, LA VIEILLE CITE
conflit, tous les étudiants quittèrent la ville et, ajoute ingénument le chroni({ueur, les femmes de Débreezen les reconduisirenl jusqu'aux parles en pleuranl. Quand Nagy-\'arad fut pris par les Turcs, en 1660, l'importance du collège grandit encore. Pendant l'insurrection de Rakoczy, Débreezen fut le centre de ses opérations, et le collège se ressentit considérablement de sa défaite.
Le collège eut de riches bibliothèques, deâ professeurs remarquables. Les étudiants se groupaient en.- corporations et consacraient leurs heures libres à des travaux délicats, comme la gravure sur cuivre des cartes géographiques. Au dix-huitième siècle, le calvinisme, affaibli, sans soutien puissant contre la cour d'Autriche et les jésuites, ne trouva son salut que dans un entêtement obstiné, une résistance à outrance contre l'esprit nouveau. Les pasteurs du collège de Débreezen se distinguèrent dans cette résistance : ils ne voulurent rien transformer, rien changer^ ils se cramponnèrent farouchement au passé. On les appela les Calvinisles au cou inflexible.
Recoilv. -