‹ Le paysage artistique en photographieChapitre 38 sur 38 · Quant aux modes de tirage à employer pour la pho · texte numérisé non relu

Quant aux modes de tirage à employer pour la pho

1 Voir mon ouvrage : le Développement en photographie, paragraphe 287.

2 Voir mes ouvrages : l’Art en photographie et plus spécialement; le Développement en photographie, chapitre de : la Conduite du développement.

3 Voir mon ouvrage : les Nouveautés photographiques, année 1899, p. 46.

4 Voir mon ouvrage : le Développement en photographie, chap. ii du livre troisième.

tographie artistique, on ne doit absolument faire choix que de ceux laissant à l’artiste toute facilité d’interpréter son œuvre et d’apporter son individualité propre à la traduction de la nature.

Ceux qui répondent le mieux et de beaucoup à ce genre de faire sont les tirages sur papiers aux mixtures colorées, c’està-dire le charbon par simple ou double transfert; le charbon velours; la gomme bichromatée1.

Viennent ensuite les papiers au platine, d’une souplesse beaucoup moins grande, mais souples encore, par l’emploi bien compris d’un retardateur comme la glycérine, ajoutée au développement ou mieux appliquée sur l’image, en plus ou moins grande abondance avant le développateur.

Enfin nous avons les papiers au gélatino-bromure d’argent, exclusivement nécessaires lorsqu’ ou veut faire de Y agrandissement direct , c’est-à-dire, passer, sans intermédiaire, du phototype négatif à la photocopie positive. Ils permettent encore l’interprétation et l’individualité, par d’habiles tours de main apportés au développement.

On ne saurait nier cependant que, de tous ceux que je viens de citer, ce sont les moins souples. Aussi, est-il préférable, lorsqu’on veut conserver pleine et entière sa liberté d’interprétation, de faire de V agrandissement indirect , c’est-à-dire, de passer par l’intermédiaire d’un petit positif sur verre, pour obtenir, à l’agrandissement, un grand négatif, sur verre ou sur papier gélatino-bromure d’argent, qui nous permet alors d’employer à notre gré l’une ou l’autre des méthodes que je viens de signaler2.

316. — Quant aux papiers à noircissement direct, en dehors du peu de stabilité que présentent les images qu’ils donnent, ils ne sauraient entrer sérieusement en ligne dans l’œuvre d’art

1° Parce qu’ils ne laissent aucune liberté d’interprétation à l’artiste;

2° Parce qu’ils sont, par leur nature même, éminemment impropres à rendre correctement les valeurs exactes du phototype négatif, que l’on s’est donné beaucoup de mal à acqué-

1 Voir mes ouvrages: l'Art en photographie et les Nouveautés photographiques, années 1897, 1898, 1899 et 1900.

2 Voir pour ces différents papiers mes ouvrages : l'Art en photographie et les Nouveautés photographiques, années 1897, 1898, 1899 et 1900.

LES OUTILS

rir, par la pose, l’orthochromatisme, l’emploi des écrans jaunes et un développement savamment conduit.

Lorsque l’image, en effet, commence à apparaître sur ces papiers, la lumière n’agit plus de la même façon sur les parties déjà impressionnées que sur celles qui ne le sont pas encore. Les radiations ne sont pas absorbées également par la matière gélatino-argentique formée, de coloration plus ou moins pourprée, et par la matière blanche non encore impressionnée.

317. — ■ Je n’insisterai par davantage, sur le côté purement pratique, dans un livre réservé plus particulièrement aux questions esthétiques. Dans tous les autres ouvrages que j 'ai écrits, mes lecteurs trouveront d’ailleurs, des indications très suffisantes pour leur permettre de travailler, avec les différentes méthodes que j’indique, en attendant que j’y revienne d’une façon absolument complète, dans un ouvrage spécial. Je ne le ferai qu’âutant que j’aurai élucidé, par moi-même, bien des cas particuliers non encore nettement définis, restant en cela dans la ligne immuable cpie je me suis tracée : n’indiquer que ce qui peut être fait sûrement puisque je l’ai fait moi-même.

TABLE DES MATIÈRES

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