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LA PALETTE DU PAYSAGISTE

sage se charge de même que pour les autres genres, en ayant soin de placer plus près du pouce ou du haut de la palette les couleurs claires, telles que les jaunes d'ocre, de Naples et le blanc de plomb, viennent ensuite le vermillon ou cinabre, le rouge brun, les rouges plus foncés, la laque, l'outremer, la terre de Sienne brûlée, les bleus, les verts, les noirs et la momie.

Essai sur le Paysage, 1817.

Eug. Delacroix (1799-1863).

Constable dit que la supériorité du vert de ses prairies tient à ce qu'il est un composé d'une multitude de verts différents. Ce qui donne le défaut d'intensité et de vie à la verdure du commun des paysagistes, c'est qu'ils la font ordinairement d'une teinte uniforme. Ce qu'il dit ici du vert des prairies peut s'appliquer à tous les autres tons.

Journal.

Th. Rousseau (I812-I867).

A la rigueur on peut se passer des couleurs ; mais on ne peut rien faire sans l'harmonie.

Cité par E. Michel. Les maîtres du Paysage (Hachette, éditeur).

Th. Chassériau (I8i9-i8b6).

Ne pas oublier que les villes ardentes du Midi ont des tons de satin dans les ombres et des lumières radieuses ; le ciel d'un bleu brûlant, vert, puis des tons rouges, rougeâtres, puis des

tons gris.

Valbert Chcvillard. Un peintre romantique : Théodore Chassériau (Lemerre, éditeur, 1893).

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