‹ Le peintre Adreien GuignetChapitre 62 sur 69 · Lettre de son ami H. Michaud · texte numérisé non relu

Lettre de son ami H. Michaud

» Quelle place n’aurait-il pas conquise, quels dédommagements semblaient lui ménager la gloire et la fortune ! Nous nous disions tout cela en son absence, mais le destin en avait décidé autrement.

» Je regarde bien souvent une charmante gravure destinée par lui à une fable de Lachambaudie. Cette fable est intitulée ; la Fleur et le Nuage. C’est l’histoire mélancolique de notre grand artiste et aussi de plus d’un génie inconnu qui succombe au moment du triomphe suprême, épuisé par les luttes de la vie. » ^

Terminons la notice d’Adrien Guignet par ces emprunts faits à la correspondance de ses plus chers amis, de ceux qui partagèrent ses joies et ses peines durant une grande part de sa carrière. Réuni autrefois avec eux dans un même sentiment d’affection et aujourd’hui de douloureux regrets, notre dernière parole sera un témoignage de reconnaissance pour tous ceux qui ont facilité notre tâche et nous ont aidé à restituer avec vérité, nous l’espérons, la vie modeste d’un artiste frappé avant l’heure dans l’épanouissement de son talent, à retracer les traits d’un ami, en parcourant ensemble cette région sereine du souvenir où les morts conservent la vie sans les misères de la réalité.

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