TABLEAUX EXPOSÉS
1 — Prisonniers précipités. Composition, esquisse, n® 789 du salon de 1840.
2 — Moïse exposé sur le Nil, n® 790, du salon de 1840. (Voyez page 25 et suivantes.)
3 — Voyageurs égarés surpris par un ours, n® 791 du salon de 1840. (V. mêmes pages.)
4 — Joseph expliquant les songes à ses frères^ n® 792 du salon de 1840. (V. mêmes pages.)
5 — Agar dans le désert, n® 793 du salon de 1840. (V. mêmes pages.)
6 — Cambyse et Psamménite, n® 945 du salon de 1841. (Déposé au château de Saint-Germain-en-Laye.) Toile acquise moyennant 1,500 francs par l’Etat. (V. p. 29.)
7 — Saint Jean- Baptiste prêchant, n® 899 du salon de 1842. Toile. (V. p. 33.) Ce tableau a péri dans l’incendie des magasins du Grand-Condé, à Paris, au mois de juin 1858. C’est par erreur que nous avons attribué, page 33, cet incendie à la Commune.
8 — Combat de barbares dans un défilé, n® 900 du salon de 1842. Peint sur carton.
Signé en bas à droite, Adrien Guignet,
Appartient à M. J. -G. Bulliot. Autun. (V. p. 33.)
9 — Épisode de la retraite des dix milles n° 564 du salon de 1843. Toile. (V. p. 36.)
10 — Une mêlée, n® 889 du salon de 1844. Toile.
Signé à droite sur le terrain : Adrien Guignet. Acheté 1,500 fr. par l'Etat, et donné au musée d’Autun, en août 1844. (N® 15 du catalogue du musée.) (V. p. 45 et 61.)
11 — Salvator Rosa chez les brigands, n® 888 du salon de 1844. (V. p. 45, 61 et suiv.)
12 — Paysage, dessin, n® 1976 du salon de 1844.
13 — Joseph expliquant les songes de Pharaon, n® 794 du salon de 1845. — Toile.
Signé à gauche : Adrien Guignet’, et à droite 1845.
Appartient au musée de Rouen, et porte le n® 59. (V. p. 48 et suiv.)
Ce tableau est le même qui correspond à la commande du ministère de l’intérieur faite en 1848 à Adrien Guignet, moyennant 2,000 fr. Des renseignements émanant de l’administration du Louvre nous permettent de rectifier ici la supposition faite précédemment, page 100, de deux tableaux représentant le même sujet, exécutés par Guignet à trois ans de distance.
On sait que les fonds affectés aux salons sont applicables exclusivement à l'acquisition des toiles de l’année courante. Le Joseph d’Adrien exposé en 1845 n’avait pas été vendu et était encore dans l’atelier en 1848. Le ministère ne pouvait plus djès lors l’acheter comme tableau exposé, et pour tourner la difficulté il le fut sous la dénomination fictive à! une cornmande de la direction des beaux-arts, moyennant 2,000 fr
qui furent payés par moitié le 19 juin et le 4 août 1848. La toile fut attribuée au musée de Rouen par décision du 8 septembre suivant.
14 — Moïse exposé sur le NiL Cette toile dont A. Mouilleron, qui la possède aujourd’hui, a fait une très belle lithographie, n’est pas le Moïse de l’exposition do 1840. C’est celui dont Théophile Gauthier a donné la description suivante dans le Magasin pittoresque ^ ; « La mère vient de confier au courant du fleuve le berceau qui contient le futur sauveur d’Israël ; elle prie à genoux sur la rive auprès du père qui se tient debout. Les figures sont bien en scène et touchées spirituellement, mais elles ne sont que l’accessoire du paysage. L’idée de l’artiste était de peindre un coucher de soleil sur les bords du Nil, et l’on peut dire qu’il y a merveilleusement réussi. Des palmiers-doums se détachent en vigueur sur un fond de ciel clair, dont les tons de turquoise verdissent ou se mêlent aux lueurs orangées et vermeilles du soir. La rive du fleuve est encombrée de papyrus, de lotus, et de hautes herbes ; et plus loin sur la berge glisse un rayon de soleil faisant pétiller quelques détails lumineux dans une forêt de dattiers qu’il prend en écharpe; jamais le climat de l’Egypte n’a été rendu avec une plus' chaude intensité ; on sent. On voit la chaleur, et pourtant Adrien Guignet n’avait fait aucun voyage en Egypte. »
Appartient à M. A. Mouilleron. (Voyez page 27.)
15 — Xercès au bord de V Hellespont, n° 874 du salon de 1846. Toile. (V. p. 57.)
10 — Condottières après un pillage, n® 875 du salon de 1846. Toile. (V. p. 58 et 62.)