H. Michaud
tisons languissants roula sur les maîtres et les œuvres qu'on venait d'entendre. Chacun soutint ses préférés dans cette galerie où il est si difficile de choisir à bon escient, il étonnait par la sûreté et la finesse de ses appréciations. L'aiguille avait tourné plusieurs foia durant ces épanchements sympathiques, que la musique produit peut-être plus rapidement que les autres admirations, quand la vue du cadran mit en fuite le trio amical.
Sa prédilection était pour les mélodies simples de Méhul et de Monsigny. Ls Déserieva' était un de ses privilégiés dont il chantait souvent certains airç. Sans avoir fait du chant une étude, il avait le timbre doux et surtout expressif, aimait les morceaux de caractère et les chansons populaires qu'il mimait avec entrain et esprit Dans ses jours de gaieté il obtenait un véritable triomphe avec sa chanson favorite sur la Prison pré^ ventive. ^
Le même sentiment musical se retrouvait, en conversation, dans sa voix caressante qui disposait à la sympathie.
L'auteur d'une intéressante et chaleureuse appréciation d'Adrien Guignetaécrit qu'il avait fait des vers,. « alors qu'errant dans les bois autour de Boneuil, il chassait, guettant le renard à l'issue du terrier, l'écureuil de branche en branche ou la rime à travers les fouillées ^••. » Cette assertion, croyons-