Lettre d'Aved àJ.-B. Rousseau. Voir p
5. Correspondance de Grimm, Diderot, etc. éd. Tourneux, t. I, p. 464-465.
LES ÉLÈVES D'AVED 165
de réception. Le 2^ août de la même année, il fut reçu sur la présentation d'une Colline au soleil couchant. Quelques jours plus tard, il retirait ce tableau pour en offrir à l'Académie deux autres : Une marine et des rochers '. Les comptes des Théatins montrent que, depuis janvier 1760, au moins, il habitait la même maison qu'Aved '.
// exposa au Salon de 1746 : un Paysage; un Rocher; une Marine ; — au Salon de 1747 : une Vue de marine prise sur les côtes de Dieppe ; une Vue des environs de Boulogne ; une Vue du château de Chantelu, près Rouen; un Rocher et un Paysage, sous le même numéro; un Paysage des environs de Rouen; -^ au Salon de 1748 ^ : deux petites Marines, un Calme et une Mer agitée, sous le même numéro; un Paysage où paraît un moulin, et un Cabaret des environs de Suresnc, sous le même numéro; une Ruine; trois Chaumières d'après nature; — au Salon de 17^0 : une Mer représentée dans son calme et des marchands sur le rivage; un Paysage représentant le Matin avec des figures sur le devant; une Montagne, et sur le devant, une laveuse et autres figures "•; — au Salon de 17^^ : petit Paysage éclairé d'un soleil levant, sur le devant sont des laveuses; — au Salon de 17$^ : quatre Paysages ou différentes vues d'après nature, sous le même numéro ; — au Salon de 17^7 : une Urne de porcelaine ornée de bronzes ; deux Bustes de bronze, l'un, une tête de femme et l'autre, un faune; les Apprêts d'un déjeuner; — au Salon de 1761 : un Soleil couchant; une Petite Chapelle sur le chemin de Conflans ; /'Intérieur d'une cour de village; — au Salon de 176'y : plusieurs Paysages, sous le même numéro; au Salon de 1767 : plusieurs Paysages sous le même numéro; — au Salon de 1769 : deux Paysages avec figures, sous le même numéro.
Il faut noter que c'est sans doute A\ed, qui connaissait bien l'école hollandaise, où la € marine i a été si en honneur, qui a dirigé les études de son élève dans ce genre. Le fond du portrait du Stathouder — pour lequel Aved a été aidé par ses élèves — est une marine. // est probable que Lebel y travailla. De même pour les paysages qui figurent au fond des portraits de Said Pacha et du maréchal de Clermont-Tonnerre .
Nous donnons ici les principaux passages d'une biographie d'Antoine Le Bel, parue en 181 1, Jd«i /'Annuaire de la Haute-Marne. Bien des détails qu' elle renferme paraissent peu vraisemblables, mais d'autres sont confirmés par les documents. En tout cas, elle peut toujours être consultée. Notre texte reproduit une copie qui se trouve dans les papiers de M. Cournault, car la Bibliothèque Nationale ne possède pas /'Annuaire de l'année 181 1 .
« Le Bel naquit à Montrot (hameau de la dépendance d' Arc-en-Barrois) . Ses parents, fort pauvres, l'obligeaient à travailler le coton pour se procurer quelques ressources, mais il préférait dessiner et vint à Paris avant sa quinzième année, il ne s'y fixa qu'à l'âge de 22 ans. Dépourvu de tous moyens d'existence, il se fit décrotteur sur le Pont Neuf; et s'apercevant que la maison de Jacques André Joseph Aved, peintre du Roi, était très fréquentée, il s'installa près de sa porte.
« Un jour, Le Bel était allé rendre compte à M. Aved d'une commission qu'il lui avait