‹ Le peintre Aved, sa vie et son œuvre 1702-1766Chapitre 135 sur 157 · J.-A.-J. Aved à M. de Marigny · texte numérisé non relu

J.-A.-J. Aved à M. de Marigny

Les pensions vacantes par la mort de M. Bouchardon, seront comme de raison distribuées aux sculpteurs.

[Note marginale.]

Monsieur

Paris, 28 juillet 1762.

Vous sçavés, sans doute, la mort de M. Bouchardon. Les bontés que vous m'avcs toujours témoignées me font espérer que vous voudrés bien songer à moy. Je suis persuadé. Monsieur, comme vous avés daigné me l'assurer plusieurs fois que vous proBterés, si cela est possible, de

cette occasion pour m'obliger. J'ay l'honneur d'être un des plus anciens de l'Académie sans avoir l'avantage de jouir ni d'une pension, ni d'un logement. J'ay fait cependant tout ce qui a dépendu de moy po^ir fournir ma carrière avec honneur. Je suis parvenu à un âge où ces sortes de distinctions sont infiniment flatteuses, une pareille grâce accordée par vos mains comblera mes vœux.

J'ay l'honneur d'être avec les sentimens les plus parfaits d'attachement et de respect.

Monsieur Votre très humble et très obéissant serviteur.

Paris, le 28 juillet 1762. Aved.

Publiée dans les « Archives de l art français », içoy, p. 22-2 j.

2^. M. de Mdrigny à Ayed.

A Versailles, le 31 juillet 1762.

M. Aved.

Je voudrais assurément, Monsieur, vous obliger et je n'en manquerai pas l'occasion lorsque je l'aurai. Celle que vous me présentés par la mort de M. Bouchardon ne sauroit avoir lieu, et en effet les pensions vacantes par sa mort seront, comme il est juste, distribuées aux sculpteurs. Il faut donc attendre une autre circonstance où il dépende de moy de faire avec justice ce que vous désirés. Je suis Monsieur, V. T. h. et T. O. S.

Signé : le marquis de Marigny.

Copie de la réponse de M. de Marigny. Archives Nationales, O' 1910. Publiée dans les « Archives de l'Art français », içoy,p. 2).

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