‹ Le peintre Aved, sa vie et son œuvre 1702-1766Chapitre 25 sur 157 · Voir page précédente · texte numérisé non relu

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doute pas plus que vous, disait-il à Louis Racine, que notre ami Aved remplace un jour les Rigaud et les Largillière sur lesquels nous ne devons plus compter '. »

Bientôt après, le onze juillet, Aved interrompait la préparation de son Salon pour lui répondre et le remercier.

« J'ay reçue, lui disait-il, votre dernière lettre, mon cher amy, et le sonnet corigé. Je vous et déjà dit combien je suis sensible aux marque d'amitié que vous me donnés. Sy je ne craignes de remplir mes lettres de répétition ennuieuse, je vous dirois toujours que personne n'est plus votre amy que moy, soiés-en persuadé; que ma négligence ne vous prévienne pas contre moy, je seray toujours le même. Je suis sy fort aucupé pour mon exposition qui cera le mois prochin, je n'ay pas un cardheur à moy. L'on travaille à votre graveure. Soies en repos, vous en aurez des plus belles épreuves... ' »

Ce ne fut, au reste, que le six septembre que s'ouvrit le Salon. Aved y exposait sept portraits : Madame Arlon, sa belle-sœur ^ ; le marquis de Crevant '', Monsieur de Farcy ^ Madame de Saint-Lambert ^, le comte de Magnac ^ , Madame Dupleix de Bacquencourt ^ et Monsieur de Saint-Georges 9.

Le portrait de Madame de Saint-Lambert « en nayade » semble avoir passé à peu près inaperçu. Les critiques du temps ont trouvé des éloges pour ceux du marquis de Crevant et de Monsieur de Farcy. L'abbé Desfontaines trouvait ce dernier « naturel et gracieux » '°.

1. Il disait auparavant : '< Vous me faites un grand plaisir en m'apprenant que M. Aved avance votre portrait et que M. Hardion a été content du mien. » Correspondance de J.-B. B^ussedu et de Brossette, t. II, p. 274.

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