‹ Le peintre Aved, sa vie et son œuvre 1702-1766Chapitre 65 sur 157 · Catalogue, n · texte numérisé non relu

Catalogue, n

5. Catalogue, n* 68. L'inventaire après le décès d'Aved mentionne deux rentes constituées par le marquis de Mirabeau au profit du peintre. La première, par contrat du 1 1 mai 1762, de 10.000 livres de principal et 500 livres d'intérêt, la seconde, datant du 23 janvier 1764, de 16.000 livres de principal et 800 livres d'intérêt. Pièce justificative VIII.

6. Observations des tableaux exposés... 17^7. Mercure de France de 1757. Bibl. Nat., Estampes, Coll. Deloynes, t. 47, p. 679-681.

Fréron, de son côté, déclare que les tableaux d'Aved exposés en 1757 sont « fort beaux et bien dignes de lui » '.

L'artiste, cette année-là, faisait partie du Comité nommé par l'Académie pour régler la capitation ".

Il semble d'ailleurs que, d'année en année, l'activité de l'artiste se ralentit. Nous avons vu le temps où chaque Salon recevait cinq, six portraits de sa main. En 1753, en 1755, ^^ donnait encore quatre toiles. Le Salon de 1757 n'en vit que trois. Enfin, l'exposition de 1759, ^^ dernière à laquelle participe notre portraitiste, n'offrait que deux œuvres de lui : les portraits de M. Layé, président au Parlement de Bourgogne ^ et du maréchal de Clermont-Tonnerre, seigneur d'Avcd pour sa maison de Saintry et son voisin à Paris ^.

Du portrait de M. Layé, nous ne dirons rien, puisque nous ne le connaissons pas et que les contemporains n'en parlent point. Au contraire, l'effigie du maréchal souleva la curiosité et l'admiration. Ce beau portrait est encore conservé au château d'Ancy-le-Franc, une des propriétés du maréchal.

La composition de cette vaste toile — elle mesure douze pieds sur sept — rappelle celle de deux autres « grands » portraits d'Aved, ceux de Saïd Pacha et du Stathouder. Dans ces trois tableaux le peintre a pris le même parti. Il campe son personnage en grand costume, au milieu d'un paysage et d'accessoires qui rappellent tous le rang et les fonctions du modèle. Ce rang, ces fonctions, d'autres portraits moins vastes, plus intimes, les suggéraient, nous l'avons vu, avec autant d'habileté que ces grandes toiles mettent de netteté à les souligner.

1. Expositon des ouvrages de peinture... 1757. FrÉRON, Année littéraire de 1757. Bibl. Nat., Estampes, Coll. Deloynes, t. VIT, p. 177.

2. Procès-verbal du 6 mars 1756. Procès-verbaux de l'Académie, t. VII, p. 5.

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