PARLEMENT
[Voir texte, p: 69 et 70]
Peinture.
Ce sont surtout les fils du modèle d'Aved qui furent connus sous le nom de La Chabeaussiére. Quant à lui, nous le voyons, dès 1738, en relations avec Aved et Jean-Baptiste Rousseau. (Lettre d'Aved à J.-B. Rousseau du 15 juin 1736. Pièce justificative 1.) En 1749, Marie-Henri Jourdieu de Laubinières, instituant Charles Aved, fils aîné du peintre, son légataire universel, priait « M. Poisson », avocat au Parlement, de veiller à l'exécution de son testament (voir texte, p.90, n.). Vers la fin de l’année 1753, ayant subi des revers de fortune, il fut obligé de chercher une occupation. Il entra chez le marquis de Mirabeau (voir les n° 68 et 69) qui le reçut chez lui, avec sa femme et deux domestiques et le chargea, moyennant douxe cents livres d’appointements annuels, de diriger l’éducation de son fils aîné, le futur orateur, qu avait alors quatre ans et demi. Le marquis traita toujours Poisson avec la plus grande considération ; ils s’appelaient réciproquement cher maître. Dans ses lettres au bailli de Mirabeau, à Mme de Rochefort, il lui prodigue les éloges les plus chaleureux. Voir, par exemple, une lettre à Madame de Rochefort, écrite le 27 septembre 1757, au moment d'une maladie qui mettait le précepteur en danger. Malgré tout, il dut plus tard reconnaître que Poisson avait « manqué » son fils. Tous deux avaient sans doute péché par excès de réglementation. Des deux fils de Poisson, élevés avec Mirabeau, l'aîné, devenu auteur dramatique, fut un des collaborateurs de l’orateur. (Louis [et Charles] de Loménie, Les Mirabeau... t. IIT, Paris, 1889, in-8°, p. 13-15.)
Exposé au Salon de 1745, n° 82.