LES ÉLÈVES D'’AVED LL
pagne, car elle se vendirent à des prix raisonnables, entre 20 et 50 livres”. Un des Rembrandt avait été vendu 33 livres!?
Un amateur célèbre, dont Aved fit le portrait, le comte de T'essin*, semble avoir goûté le talent d'Antoine Le Bel que, sans doute, il avait connu chez son maître. Nous relevons quatre œuvres de lui dans le Catalogue général de tous les objets qui ont été expédiés à Stockholm de Paris par
c (ue Een £ JS GI jp jf Tessin, qu'a publié M. Pierre Lespinasse :
« 65. Une fille qui attache sa jarretière, par Le Bel, cadre doré. . . . 48 livres. « 86, 87. Deux femmes dessinées par Anth. Le Bel, craie noire et blanche sur papier Den, HEC C ninon : l s0 1
« 89. Une fille qui s’attrape les puces, peinte sur bois par Le Bel, cadre doré. 48 livres. »
Voici de quels commentaires M. Lespinasse accompagne sa publication :
« Le n° 89 a été récemment acquis, pour le Musée National [de Stockholm] d’une collection privée.
« Jeune femme assise en plein air. Figure entière de face. Assise sur le sol au pied d’une colonne, elle ajuste sa toilette sur sa poitrine; le jupon est rouge clair, le corsage bleu; pardessus, un vêtement gris clair et ouvert ; le sein et les bras nus ; sur la tête un bonnet blanc. — Sign. àd. — B. 0,17; 0,11.
« Acheté en 1872. À appartenu à C.-G. Tessin. — Ce tableau porte le cachet de l'Ecole de Watteau. Ainsi que son pendant Jeune fille attachant sa jarretiére, il se retrouve déjà parmi les tableaux envoyés par K.-G. Tessin de Paris. Dans le même envoi se trouvent également sous les numéros 86 et 87 Deux femmes dessinées par Anth. Le Bel à la craie noire et blanche sur papier bleu. Ces deux dessins, ainsi que les deux tableaux à l’huile cités, sont inscrits au Cat. imprimé de 1771 concernant l’invent. d’hoirie de Tessin. Or, la description de ces derniers correspondant exactement aux premiers, on peut en conclure que ce sont les mèmes figures traitées par l'artiste avec des matériaux différents. Il est fort possible que ce peintre soit Antoine Le Bel, n. 1705-1793, qui, en 1746, fut reçu membre de l’Académie à Paris. Il est cependant difficile d’allier cette supposition avec le nom de baptème apposé à la signature de notre tableau (J.?) d'autant plus qu'Antoine Lebel est principalement connu comme paysagiste 4. »
Ajoutons aux justes remarques de M. Lespinasse que Lebel a laissé autre chose que des paysages puisque Aved, nous venons de le dire, possédait deux figures d'hommes exécutées par lui.