J.-A.-]. Aved à M. de Marigny
Les pensions vacantes par la mort de M. Bouchardon, seront comme de raison distribuées aux sculpteurs.
[Note marginale. | Paris, 28 juillet 1762 Monsieur Vous sçavés, sans doute, la mort de M. Bouchardon. Les bontés que vous m'avés toujours
témoignées me font espérer que vous voudrés bien songer à moy. Je suis persuadé, Monsieur, comme vous avés daigné me l’assurer plusieurs fois que vous profiterés, si cela est possible, de
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cette occasion pour m ‘obliger. J ay l'honneur d’être un des plus anciens de l’Académie sans avoir l'avantage de jouir ni d’une pension, ni d’un logement. J'ay fait cependant tout ce qui a dépendu de moy pour fournir ma carrière avec EN Je suis parvenu à un âge où ces sortes de distinctions sont infiniment flatteuses, une pareille grâce accordée par vos mains comblera mes vœux.
J'ay l'honneur d’être avec les sentimens les plus parfaits d’attachement et de respect. Monsieur Votre très humble et très obéissant serviteur.
Paris, le 28 juillet 1762. Aved.
Publiée dans les « Archives de l'art français », 1907, p. 22-25.