‹ Le peintre Aved, sa vie et son œuvre 1702-1766Chapitre 143 sur 166 · J.-A.-]. Aved à M. de Marigny · texte numérisé non relu

J.-A.-]. Aved à M. de Marigny

Paris, 9 juin 1765.

Monsieur,

Les circonstances fàcheuses qui accompagnent la faillite du sieur Germain la font envisager au public comme une banqueroute frauduleuse. Les suites de cette affaire, qui n’a déjà que trop éclaté, feront vraisemblablement vaquer le logement qu'il occupe aux galeries du Louvre. J'ose encore, Monsieur, me rappeler à votre souvenir et vous prier avec les plus vives instances de me faire obtenir une grâce qui mettroit le comble à mes vœux. Vous avés daignés quelquefois, Monsieur, entretenir mes espérances par vos bontés, il y plus de trente sept ans que je suis de l'Académie et j'ai fait depuis ce temps tous mes efforts pour répondre à l'honneur de son choix. IT n’a pas dépendu de moy de mieux remplir ma carrière. Vous pouvés, Monsieur, en me faisant obtenir des bontés du Roy, une grâce aussi prétieuse qu’elle est distinguée, illustrer un artiste et mettre le sceau à ma réputation. Ma reconnoissance ne finira qu'avec ma vie.

J'ay l'honneur d’être avec le plus sincère attachement et le plus profond respect

Monsieur, Votre très humble et très obéissant serviteur.

Aved.

À Paris, le 9 juin 1765.

Archives Nationales, O: 1911. Publiée dans les « Archives de l'Art français >», 1907, p. ne se trouve pas aux Archives.

— La réponse

PS

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