‹ Le peintre Aved, sa vie et son œuvre 1702-1766Chapitre 147 sur 166 · Rapport au lieutenant général de police · texte numérisé non relu

Rapport au lieutenant général de police

Monsieur

J'ay l’honneur de vous rendre comte qu’il est venu sur les deux heures et demis ou environ un particulier se présenter pour entrer au parterre de la comédie françoise ayant montré au receveur un billiet scigné Crebillon et se pour entrer gratise ; le dit billiet ayant paru audit receveur faut et contrefait, ma fait avertir. Jay demendé audit particulier qui luy avoit donné le dit billiet : il ma dit que s’étoit un de ses amis. Je luy ay dit qu’il faloit qu’il me disse son non et demeure et que je voulois luy parler pour savoir cy il étoit vray qu’il eusse donné ledit billiet, insi qu'il me la déclaré et luy ayant dit que jalais le conduire chés sondit amy pour savoir la verité du fait, il en [sic] le conduisant il ma dit qu’il ne tenoit pas le dit billiet de son amy insi qu’il me l’avoit dit, mes qu’il avoit été pour l’aler voir se matin, que, ne l'ayant pas trouvé, il a aperçue plusieurs petits papiers dans le trou de la serrure de sa porte que, les ayant pri, qu "il si est trouvé lesdits billiets ci joins, ce qu'il luy a donné lieu et envie de venir à la Comedie. | Je me suis transporté chez le dit amy, qui se nomme le sieur Quenel, qui demeure dans

la rue de Bourbon chés le S' Aved, peintre. Lui ayant demandé si il avoit donné un billiet à son amy pour voir la Comédie, il m'a dit que non. Je luy ay fait voir lesdits billiets comme de lui avoir demendé si il ne connoiteroit pas l'écriture, il ma dit qu'il croyet la connoitre et qu'il étoit du S* Aved et qu’il aloit savoir si il étoit chés lui ou au moins qu’il tacheroit d’avoir de son écriture pour la reconfronter audit Billiet et, ayant trouvé ledit S' Aved, il lui ] a demendé si cétoit lui qui est fait des billiets pour la Comédie et si il n’en avoit pas mis dans (OR le trou de la or Il lui a dit que s’étoit lui qui les avoit mis et écris. J'ai cru devoir emmené Î ledit S' Aved et le S' Quenel et le S' Vallée qui est celui qui ses présenté à la Comedie pour y entrer, par devant VOUS, Monsieur; (ee , après les avoir entendus tous les trois, il vous a plu m'ordonner de conduire au fort l’Evaisque, de l’ordre du Roy, lesdits sieurs Aved et Vallée, les ayant écroués de l’ordre du Roy.

le 4 janvier 1749

VIERREY.

Le Sieur Aved a été mis en liberté le même jour.

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