Voir plus bas, p
2. Lettre de Duclos, citée par Pierre Dax, dans une chronique de l’Artiste, 1862, 1° semestre, p. 205. M. Dax avait extrait de lettres inédites de Duclos sur les Salons « qui serviraient certainement à l’histoire de l’art et de l'esprit du temps », le passage suivant : « Parmi les portraits, on regarde celui de Rousseau, nouvellement peint par Aved, qui étoit d'abord mal exposé (ce qui ne déplaisoit pas beaucoup au public) et qui enfin a été mis dans un jour favorable. »
3. Exposition des tableaux... 1738, Mercure de France, de 1738. Bibl. Nat., Estampes, Coll. Deloynes, do A5 db nuo
4. Lettre à Mme la marquise de S. P. R;, par L. C. D. N. Bibl. Nat., Estampes, Coll. Deloynes, t. I, p. 142-143.
5. Exposition des peintures. 1738. Abbé GUYOT-DESFONTAINES, Observations sur les écrits modernes, de 1738. Bibl. Nat., Estampes, Coll. Deloynes, t. 47, p. 133-136).
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célèbre Rousseau, indépendamment du mérite de l'ouvrage, a … dû nécessairement frapper tous les yeux. » Et l'abbé de noter, en bon observateur, l'étape que marquait le talent d'Aved : « Le même peintre s’est fait honneur par plusieurs autres portraits de différents genres, exposés cette année dans le Salon, où il a montré de grands progrès. On voit que dans ses portraits en piés, Jusqu aux genoux, dans ses bustes et dans la façon de les orner, de les historier, de les colorier, il s'attache, suivant le goût amand, à la seule nature, et qu'il sait allier toujours la noblesse et la vérité. »
Ainsi la célébrité du modèle s'était unie au talent du peintre pour valoir à celui-ci le plus enviable des succès. Le public affluait. Les amis du poète, Desfontaines en tête, demandaient des copies. D'autres voulaient acheter le tableau. Aved, narrant à Rousseau ces menus incidents, lui exprime, en termes touchants, sa reconnaissance.
« Sy vous este sensible à l'empressement que le public a témoigné pour voir votre porteret, lui disait-il, vous devez estre extrèmement content. Le Salon a esté ouvert pendant 18 Jours; il n'a pas désemplis de monde de tout étas grand et petis; tout le monde voulet voir M. Rousseau. Je ne scay lesquel étoient les plus empressé de ceux qui vous ont veu autre fois ou de ceux qui ne vous ont jamais veu. J'ay actuellement trois graveurs qui sont les meilleur de Paris qui veulle vous graver tous les trois. Comme il n'en faut qu'un, je ne say comant me défaire des deux autres. L'on ma fait demander plusieurs fois sy je voulés vendre le porteret; qu'on m'en donneray tout ce que je soiteret; j'ai tout refusés. Pour des copie, J'en donneray à ceux qui m'en demanderont. Je me trouve très satisfait d’avoir eu le bonheur de vous pindre, puis que c'est une des meilleur chose que j'ay fait. Vous m'avés fait faire un pas, et c'est vous qui m avés inspiré; je sens bien que vis-à-vis de vou on ne fait rien d'ordinaire. Soufrés donc, Monsieur, que Je vous en fasse mes remerciement, et sy j'ay eu quelque honeur c'est de vous que je les tiens‘. »