Procès-verbaux de l'Académie, t. VI, p. 283 et
3. Le Stathouder, parti le 4 septembre de Pustel, arriva le mème jour à Maëstricht et en repartit pour Aix-la-Chapelle, où il dut rester jusqu'au 24 ou 25. Il revint le 10 octobre, en parfaite santé, à sa maison du Bois. Nouvelles d'Amsterdam, 10 et 17 septembre, 10 octobre 1751.
4. Anne de Brunswick, fille ainée de Georges-Auguste IT, roi d'Angleterre, et de Guillelmine-Dorothée de Brandebourg, était née le 2 novembre r709 et avait, de son mariage avec le Stathouder : Guillaume, comte de Buren, né le 8 mars 1748 et Guillelmine-Caroline, née le 28 février 1745. Almanach royal. Année 1750, p. 40. Article Hanovre.
s. Recueil des œuvres de Ame du Bocage, t. LIT, pp. 84-85.
6. Voir plus bas, p. 81, la lettre de Durand, chargé d'affaires de France.
LA FIN DE L'ŒUVRE me
un événement fatal: devait interrompre dés l'origine la carrière de peintre officiel qui semblait s'ouvrir devant notre artiste. Guillaume IV était à peine rentré dans sa capitale qu'il mourut d'une inflammation de la gorge, dans la nuit du vingt-et-un au vingt-deux octobre 1751 ‘. Le pouvoir passa entre les mains de sa femme, en qualité de tutrice de son jeune fils.
Les obsèques du Stathouder ne furent célébrées que le quatre février de l’année suivante *. Aved ne les avait pas attendues. Il est probable qu'il dut assez rapidement rassembler les études et esquisses faites du vivant — et peut-être après la mort — de Guillaume IV et les emporter à Paris. En effet, le huit janvier 1752, il assistait à la séance de l’Académie 5 et, d'autre part, nous savons que le portrait fut achevé à Paris, où les amateurs
purent l’admirer dans l'atelier du peintre #.
Le visage aux traits épais, à l'air bonhomme, du feu Stathouder ne donnait pas au peintre un sujet d'un grand intérêt. Il s’est contenté de rendre aussi fidèlement que possible la ressemblance. Mais il montre sa maîtrise habituelle dans la technique de ce tableau 5. Le prince est debout, au bord de la mer, la tête nue, le corps protégé par une cuirasse et des cuissards d'acier. Il porte sur la poitrine la plaque de l’ordre de la Jarretière. Le vent agite les boucles de sa vaste perruque qui tombe jusqu'à mi-corps, les bouts flottants de l'écharpe qui le ceint. Le poing gauche s'appuie sur la hanche, au-dessus de l'épée. La droite montre au loin, sur la mer, des vaisseaux. Devant lui, à ses pieds, un casque, un canon, des drapeaux, attributs de sa puissance.
Nous avons déjà signalé le soin avec lequel notre portraitiste a rendu
les traits de son modèle. Le même soin scrupuleux se retrouve dans la façon