‹ Le peintre Aved, sa vie et son œuvre 1702-1766Chapitre 50 sur 166 · Procès-verbaux de l'Académie, t. VI, p · texte numérisé non relu

Procès-verbaux de l'Académie, t. VI, p

pagnait en ce nouveau voyage ‘. Son œuvre fut fort appréciée * et placée au palais des Cours de Justice de La Haye, dans les appartements des Etats Généraux. Dans la « Chambre de la Trève » :, elle remplaça. au-dessus d'une des deux grandes cheminées, un tableau de Théodore Van der Schnur, qui représentait la Liberté, la Paix et l’Abondance. Elle faisait pendant au portrait du stathouder Guillaume III, roi d'Angleterre, par le même Van der Schnur ‘.

Le vingt-sept novembre, Aved fut invité à un diner de la Chambre de la confrérie des peintres de La Haye; après avoir été informé de ses règlements, il demanda d'y être admis, promettant de lui faire honneur et de lui offrir un portrait peint par lui du feu Stathouder .

Mais ces attentions flatteuses ne remplaçaient pas le paiement qu'il attendait toujours. Au début de décembre 1752, Durand, notre chargé d’affaires à La Haye, résumait ainsi, dans une dépêche à son ministre, l’état de la question :

« La présence du sieur Aved cause ici un embarras visible. Le feu prince lui avoit donné des ordres qu'il a exécutez, et des espérances magnifiques dont il se contente de faire le récit, sans vouloir mettre de prix à son travail. Tout le monde loüe sa besogne; mais les Etats-Généraux et la princesse se renvoient entre eux l’un à l’autre le soin de le satisfaire €. »

Peu de temps après, le quatorze décembre, notre ambassadeur arrivait

à La Haye. C'était le marquis de Bonnac. Vers 1749, l'artiste avait fait

1. Aved le dit lui-même dans sa lettre du 1" janvier 1753 à M. de Vandières. Pièce justificative I, n° 12.

2. « Tout le monde loüe sa besogne », dit Durand, notre chargé d’affaires à La Haye, dans une lettre à son ministre que nous citons plus bas.

3. Ainsi nommée parce que la fameuse trêve de douze ans entre l'Espagne et les Provinces Unies y avait été signée en 1609. Guide. de La Haye et de ses environs, P. 129-130.

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