‹ Le peintre Aved, sa vie et son œuvre 1702-1766Chapitre 66 sur 166 · CREUZET (Emile), Histoire de Saintry, p · texte numérisé non relu

CREUZET (Emile), Histoire de Saintry, p

Oudry, à Lagrenée, qui l'ornaient encore en 1907. Il est évident que

l'inventaire les eût signalées.

On sait, d'autre part, que, quand Aved fit faire son buste et celui de.

sa femme, c'est à Pajou qu'il s'adressa '. En même temps qu'expert et que collectionneur, il était, on le voit, homme de goût, qualité rare, même chez les peintres de talent.

Maïs, comme il arrive parfois, ce collectionneur se doublait d'un marchand, ses goûts d'amateur lui avaient procuré une source importante de revenus.

Sur les tableaux qui se trouvaient chez lui au moment de sa mort et dont nous avons l'inventaire, combien, au juste, lui appartenaient personnellement P Car, pour ses opérations commerciales, il avait un associé, et cet inventaire le dit formellement. « Plus déclare ladite dame [Aved] que le sieur Thibault, ancien fermier de M. le duc de Bouillon, étoit en société avec ledit feu sieur Aved pour raison de différens tableaux faisant partie de ceux inventoriés des autres parts, et qu’à ce sujet il ÿ aura un compte à faire avec ledit sieur Thibault, lors de la vente desdits tableaux, ainsy que lors du recouvrement qui sera fait de ce qui reste dû par M. Duvaucel *. »

S'il a des clients de compte à demi avec Thibault, il en a d’autres pour son compte personnel. C'est à lui seul que Casanova doit 500 livres, pour

deux tableaux, ?

De ce commerce autant que des travaux du peintre avait dû lui venir l’aisance. Nous ne connaissons pas la situation de fortune d'Aved quand il arrive à Paris, mais nous avons signalé la modicité des chiffres stipulés à son contrat de mariage. La somme mise dans la communauté est de 3.000 livres, le douaire prévu de 2.000 et le préciput en faveur du survivant de $oo. Au contraire, quand Charles-François se marie, c’est un douaire de 10.000 livres

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