Ibidem
qu'il assigne à sa femme ‘. Jean-Simon, lui aussi, stipula en faveur de sa femme un douaire, assis sur une maison « quai et place Conti » qu'il avait payée 53.800 livres *. On voit la différence de situation.
L'actif révélé par l'inventaire après décès est important. Ces inventaires, par principe, évaluent les objets au prix le moins élevé. Pourtant, nous voyons que les meubles de l’appartement de la rue de Bourbon sont prisés 4.880 livres 10 sols, et ceux de Saintry 3.190 livres. Dans ce même appartement, il y a pour 800 livres de dentelles, pour 1.582 livres de linge, pour 7.909 livres 24 sols 3 deniers de bijoux, pour 6.543 livres 12 sols 8 deniers d'argenterie. Les tableaux sont évalués $6.150 livres. Ils furent vendus près de 70.000.
La maison de Saintry renfermait pour 610 livres de linge, pour 325 livres d’argenterie, pour 1.215 livres de vin. Au total, les effets mobiliers étaient prisés 89.711 livres 6 deniers.
D'autre part, Aved, par différents contrats, passés de 1745 à 1769, s'était assuré 3.553 livres de rente représentant 71.066 livres de capital. À quoi il convient d'ajouter, à partir de 1763, la pension de 600 livres qu'il recevra du roi. Le même inventaire signale en sa possession des créances diverses s’élevant au total de 3.689 livres 3 deniers. Enfin, 1l avait chez lui, au moment de sa mort, 5.520 livres d'argent comptant.
Ajoutons à ces chiffres la valeur de la maison de Saintry qui n'est pas évaluée, mais qui, quelques années plus tard, sera vendue 18.000 livres ?.
Le passif de la succession était léger. Il était constitué par la part de Thibault dans les tableaux et l'une des créances. Or, il est certain que Thibault n'avait une part que de quelques tableaux 4. Aved devait aussi, à
un sieur Cellier, une rente de 758 livres au principal de 15.000,