‹ Le peintreChapitre 15 sur 40 · FACE ANT. FACE POST · texte numérisé non relu

FACE ANT. FACE POST

3° Sur les côtés et en bas par les temporaux ;

4° En arrière par Y occipital ;

5° En bas et en avant par Y ethmoïde ;

6° En bas et en arrière par le sphénoïde.

Ces divers os se juxtaposent et s’emboîtent les uns dans les autres à l’aide de leurs bords denticulés dont les méandres multipliés prennent le nom de sutures crâniennes .

Les sutures crâniennes apparaissent de très bonne heure, s’accentuent avec l’âge et arrivent chez les vieillards à former une soudure complète faisant de l’ensemble du crâne un seul os.

Par sa structure comme par son agencement, le crâne présente une force de résistance considérable.

Crâne d'enfant nouveau-né . — A la naissance, l’ossification n’est pas complète ; certaines parties même restent pour ainsi dire à découvert, et le cerveau, sur ces divers points, n’est protégé que par la peau et une membrane mince qui doit plus tard se transformer en un os destiné à compléter la voûte du crâne. Ces parties non protégées, à travers la fragile enveloppe desquelles le physiogiste peut suivre les mouvements du cerveau, sont appelées fontanelles.

La plus importante est celle qui se voit à la partie antérieure et est formée par l’entrecroisement des sutures qui réunissent l’os frontal avec les deux pariétaux.

C’est grâce à cette disposition que les cases intérieures peuvent se développer dans le premier âge, à mesure que se développe et se durcit ellemême la boîte véritable qui les renferme.

o Ca face . — La face est la partie antérieure et inférieure de la tête.

Elle est constituée par les deux mâchoires supé-

rieure et inférieure. La première formée de deux os engagés dans la tête et immobile ; la seconde formée d’un seul os et mobile : toutes deux offrant par le bord correspondant à la bouche les alvéoles d’implantation pour les dents.

La partie supérieure de la face comprend, outre les os maxillaires supérieurs, les malaires ou os des pommettes, les os propres du nez , les os unguis ou lacrymaux, les palatins ou os du palais, les cornets inférieurs, le vomer. Tous ces différents os concourent avec l’ethmoïde et le frontal, ainsi qu’avec les maxillaires supérieurs, à former les cavités orbitaires où se loge l’organe de la vue, les fosses nasales où se loge l’organe de l’odorat, et enfin la bouche avec ses fonctions multiples (fi g. 89 bis).

Les dents sont au nombre de trente-deux, seize à chaque mâchoire.

Elles offrent trois parties distinctes : une extérieure appelée couronne ;xme intérieure et profonde, cachée dans l’alvéole et appelée racine; une intermédiaire, qui est désignée sous le nom de collet.

On les divise en trois groupes d’après leurs fonctions, comme d’après leurs structures respectives : les incisives, tranchantes et minces, destinées à couper ; les canines, pointues comme celles des chiens, destinées à déchirer ; les molaires, en forme de meules, destinées à broyer.

Les incisives sont au nombre de huit, quatre à

chaque mâchoire. Elles occupent la partie antérieure et médiane de la houche.

Les canines sont au nombre de quatre, deux à

Crâne dnn enfant nouv^au-né

chaque mâchoire, à gauche et à droite des incisives.

Les molaires sont au nombre de vingt, dix à

chaque mâchoire, à gauche et à droite des canines ( fig . 90).

Un peintre n’a que faire d’étudier séparément les huit os du crâne et les quatorze de la face.

« D’ailleurs, dit « PaulRicher,àl’ex- « ception du maxil- « laire inférieur , « toutes ces diffé- « rentes pièces os- « seuses sont unies « entre elles d’une « façon si intime a qu’elles ne saua raient exécuter les « unes sur les autres « le moindre mou- « vement. Le sque- « lette de la tête « forme ainsi pente dant la vie un tout cohérent et indivis, que l’on u a pu considérer avec raison comme formé d’un « seul et même os subdivisé artificiellement par « les anatomistes, pour les besoins de la des- « cription.

« Quoi qu’il en soit, l’anatomie des formes n’a « pas à pénétrer dans tous les détails si comte plexes du squelette delà tête, et elle peut, sans « aucun inconvénient, le considérer comme formé

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