FIGURES ET TÊTES DHOMMES ET D’ANIMAUX
Beaucoup de ces monstres, hideux souvent, grotesques toujours, paraissent parfois n’avoir pas été conçus avec l’édifice, n’être venus là qu’après coup.
Mais leur fantaisie illimitée ne détonne jamais avec l’entourage, et dénote chez celui qui les a créés une abondance de facultés inventives absolument spéciale à cette époque (fig. 163, 164).
Les mascarons
Les mascarons (de l’italien moscheronne ou de l’arabe maskara , bouffonnerie) ne sont pas autre chose que les masques, les faces grotesques que l’on voit sculptés aux clefs des arcades , ou à l’intersection des grandes lignes d’architecture. Ils
rlG. 165.
sont un souvenir
des masques si fort en usage dans les représentations théâtrales de l’antiquité (fig. 165).
Le mascaron se place comme simple ornement' ou comme attribut. Il est toujours rieur, moqueur, toujours grimaçant. C’est souvent une tête
Fig. 167.
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d'homme, de femme, ou d’animal ; souvent aussi
Fig. 168.
Fig. 169.
un mélange des trois 1 (fig. 166, 167, 168, 169).
1. Les numéros 166, 167, 168, 169, 170, sont empruntés à l'Art pour tous.
Fig. 170. — Figure décorative (XVII'' siècle. Ecole italienne).