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XVI CHAPITRE PRÉLIMINAIRE

nieuses de la nature ; ceux-là, s’ils ont trouvé bon de s’affranchir d’études difficiles, mais indispensables, risquent fort de voir leurs œuvres s’effacer graduellement avec le temps, et tomber dans un complet oubli.

Les couleurs dont nous nous servons actuellement étant des matières chimiques, tendent, en effet, à se décomposer. Mais la forme reste.

Des chefs-d'œuvre qui sont parvenus jusqu’à nous, beaucoup sont plus ou moins altérés;

et ce n’est certes pas l’aspect verdâtre de la Joconde que nous devons admirer, mais bien la pureté du dessin et la délicatesse du modelé qui, chose étrange, sont demeurés intacts, malgré le changement évident de la tonalité générale.

On voit par là que le dessin est à la peinture ce que la base est à l’édifice.

Et puisque l’artiste est condamné par la nature elle-même à dessiner ce qu’il voit avant de le peindre, nous aussi, nous obéirons à la même logique, et nous consacrerons cette première partie de notre travail à l’étude du dessin, avant d’aborder celle de la peinture.

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