‹ Le peintre graveur (volume 3)Chapitre 163 sur 252 · ŒUVRE DE NICOLAS BEATRIZET · texte numérisé non relu

ŒUVRE DE NICOLAS BEATRIZET

CANDIDISSIME etc. et à droite: LEX. JULII. TERTII. PONTIFICIS. etc.

Largeur: 20 p. 6 lig. Hauteur: 14 p. 3 lig.

106. Plan de la ville de Thionville. Dans un cartouche à la gauche d'en bas on ht: Verae Thiumvillae effigies sum — — AnnoDomini M.D.LViij. et près de ce caiiouche est écrit: Nicolaus Beatrizet Lotaringus Incidit et formis. Cette estampe est très mal gravée.

Largeur: 15 p. 6 lig. Hauteur: 1 1 p. 6 lig.

Les épreuves postérieures portent celte adresse: Joannes Orlandi formis. 1602.

107. Plan de la ville de Rome, fait à vue d'oiseau. Dans un cartouche à la droite d'en bas on lit: RECENS RURSUS POST OMNES - - DILI- GENTISS. EXPRESS. AN. M. D. LVII. etc. A la gauche d'en bas est la marque NB.

Largeur: 17 p. 6 lig. Hauteur: 13 p. 2 lig.

108. Autre plan de la ville de Rome et de ses environs. Dans un cartouche à la gauche d'en haut, on lit: ILLUS- TRISS. ATQUE INTEGERRIMO OCTAVIO FARNESIO — EX TYPIS ET DELIGENTIA ANT. LAFRERII SE- QUANI. AN. M.D.LVII etc. A la droite d'en bas est la marque NB.

Largeur: 20 p. Hauteur: 18 p.

ENÉE VI CO

ENÉE VICO

Enée Vico de Parme était un dessinateur et graveur qui, même déjà de son temps s'était acquis de la célébrité, mais sur la vie duquel on n'a cependant que peu de notices.

Les dates dont plusieurs de ses estampes sont marquées, vont depuis l'an 1541 jusqu'à 1560. On peut donc conclure qu'il est né vers 1520 et mort vers 1570.

Il paraît qu'il a quitté sa patrie, étant encore fort jeune, pour aller à Rome; et on a sujet de croire, que son premier maître fut Thomas B a r 1 a c h i , graveur médiocre, mais marchand d'estampes d'un commerce étendu. C'est pour le fonds de Barlachi qu'Enée Vico à gravé en 1541 et 1542 la suite de vingt quatre planches avec des grotesques (Nr. 467—490 de notre catalogue) qui sont sans contredit ses premiers essais dans la gravure, mais dont il n'y en a que quinze marquées de son chiffre, les neuf autres étant, suivant toute apparence, gravées par Barlachi qui en a marqué même une (savoir Nr. 473) de cette manière: Tomaso barlachi faciebat 1542. Ce qui confirme notre opinion sur le premier apprentissage de notre artiste, c'est que Va sari (Vie de Marc- Antoine. T. VII. p. 161) nous apprend, qu'Antoine Lafrery et Thomas Barlachi marchands d'estampes entretenaient chez eux beaucoup de jeunes gens qu'ils employaient à graver pour leurs fonds toutes sortes d'estampes et particulièrement des grotesques, d'anciens temples, des corniches etc.

On ignore, combien de temps Vico peut avoir travaillé pour et chez Thomas Barlachi et si dans la

ENÉE VICO

suite il a eu des instructions de meilleurs maîtres et quels ont été ces maîtres; mais il est certain qu'il a fait des progrès heureux dans son art et qu'il s'est successivement élevé au rang d'un des graveurs les plus habiles de son temps.

Suivant Vasari, notre artiste fut à Horence en 1546; car il nous rapporte, que François F 1 o r i s , élève de Salviati avait, pendant son séjour dans cette ville, fait graver par Enée Vico la conversion de S. Paul (Nr. 13 de notre catalogue) estampe dont cet auteur dit, qu'elle a été considérée comme un très bel ouvrage et qu'elle a procuré au graveur une grande renommée.

Gori raconte, qu'Enée Vico a présenté lui-même à l'empereur Charles V. le portrait qu'il avait gravé de ce monarque. (Nr. 255 de notre catalogue.) Il détaille ce fait de la manière suivante: L'empereur prit ce portrait entre les mains, l'examina avec beaucoup d'attention et témoigna le désir qu'on en fit tirer un grand nombre d'épreuves (ce qui cependant ne pouvait pas se faire, la planche ayant été dorée.) Il fit encore différentes remarques sur les figures allégoriques qui entourent le portrait, ainsi que sur la manière dont le tout était exécuté et ordonna de payer à l'artiste deux cent écus pour prix de son ouvrage. Gori n'ayant point nommé l'endroit où cette présentation a eu lieu, il faut croire qu'Enée Vico a profité à cet effet d'un des sept voyages que Charles V. a faits en Italie.

Suivant Vasari, notre artiste, après avoir régalé le monde pendant une longue série d'années d'un nombre considérable d'estampes intéressantes, se rétira (vers 1568) à Ferrare à la cour et sous la protection du duc Alphonse II, pour lequel il fit un arbre généalogique des marquis et ducs de la maison d'Esté. Il paraît, qu'il y est resté jusqu'à la fin de ses jours.

Enée Vico n'a pas été seulement artiste très habile, il a aussi cultivé les sciences. Il a fait une étude particulière de la numismatique et a publié différents ouvrages sur cette partie de la littérature, dont les éditions répétées prouvent, qu'ils ont été en estime, du moins dans ces pre-

ENÉE VICO

niiers temps où l'on ne faisait que commencer à cultiver cette science.

Les estampes d'Enée Vico offrent une grande variété de manières. Les unes tiennent du goût de Jules B o nasone; telles que les numéros 11, 30, 39 etc. d'autres rappellent Augustin Vénitien, savoir Nr. 7, 12 etc. D'autres encore approchent de la manière de Jacques Caraglio, comme Nr. 3, 31 etc. Il y en a deux qui tiennent même de la taille de Marc-Antoine, savoir Nr. 21 et 27. Ce n'est que vers l'an 1550, qu'Enée Vico s'était formé une manière de graver particulière à lui et qui se distingue par un burin net jusqu'au luisant et un travail serré et fort délicat. Les pièces gravées de cette manière et portant l'empreinte d'un ca'actère propre à Vico seul, sont les numéros 18, 254, 255, 407—416, 418 etc. de notre catalogue.

On n'a jusqu'à présent aucun catalogue des estampes d'Enée Vico. Vasari n'en cite qu'une vingtaine d'articles*) parmi lesquels il y en a trois qui n'appartiennent pas même à notre artiste, savoir : Le portrait de Cosme de Medicis armé de toutes pièces, représenté dans sa jeunesse, d'après le dessein de B. B a n d i n e 1 1 i , qui est l'estampe de Nicolas de la Casa; le portrait de B. B a n d i n e 1 1 i , vraisemblablement l'estampe gravée par le même Nicolas de la Casa, ou l'autre, gravée en 1548 par un anonyme et marquée A. S. excudit; Le combat entre Cupid o n et Apollon en présence de tous les dieux, qui a été gravé par Nicolas B e a t r i z e t. Voyez Nr. 44 de son œuvre.

Gori copie la liste de Vasari et y ajoute encore seize articles de plus;**) mais, aussi à son tour, il enrichit l'œuvre d'Enéé Vico de deux pièces qui ne sont sûrement pas des productions de cet artiste; il nomme la

*) Les numéros: i, 3, 12, 13, 18, 26, 30, 31, 134—232. (mais seulement 50 pièces au lieu de 100) 241, 242, 243, 244, 246, 247, 248, 249, 254, 255, 256, 257 — 319 de notre catalogue.

**) Savoir les numéros: 4, 7, 8, 9, 17, 18, 27, 28, 46, 49, 103—133, 134—232, 257, 319, 322—406, 418, 457—490 de notre catalogue.

ENÉE VICO

transfiguration de Raphaël d'Urbin et le dernier jugement de Michel-Ange qu'Enée Vico aurait gravé d'après un dessein de Bazzacco. 11 parle en outre de Trionfi degli antichi Romani e le loro pompe (Triomphes des anciens romains et leurs pompes) en douze pièces que personne ne connaît et cite 113 pièces de médailles des impératrices romaines dont cependant la suite complette ne contient que 63. Au reste ces deux auteurs n'ayant point spécifié les pièces qui composent les suites, leurs notices sur les ouvrages de notre graveur sont aussi maigres que peu instructives.

Si nous détaillons toutes ces fautes qui ont été faites par Va sa ri et Gori dans leurs listes des estampes d'Enée Vico, c'est que nous voulons prémunir notre catalogue contre tout reproche de défectuosité; et nous avons même tout sujet de croire que, préférablement à plusieurs autres de nous ouvrages, il est d'une part très au complet et que de l'autre il ne s'y trouve pas une seule pièce qui n'appartienne à Enée Vico effectivement.

Il nous reste encore à 'remarquer, que H u b e r (Dans son manuel etc.) parle d'un portrait de l'empereur Charles V. avec des figures emblématiques, gr. in fol., en y ajoutant: la plus belle pièce gravée en bois par notre artiste; mais nous pouvonts assurer nos lecteurs, qu'Enée n'a jamais gravé en bois et qu'il n'éxiste pas même de gravure en bois faite d'après son dessin.

ŒUVRE

D'ENÉE VI CO

Nr. 3 des monogrammes.

SUJETS PIEUX

1. Judith chargeant sa suivante de la tête d'Holopherne qu'elle vient de couper. Gravé d'après le tableau de Michel -Ange Bonaroti qui est au Vatican. On lit à la droite d'en bas: IN VATICANO. ROMAE. MICH. AN. B. P. F. EXENPLAR. AEN. VIC. P. EXCIDEB. M. D.XLVI.

Largeur: 15 p. 10 lig. Hauteur: 10 p. 6 Hg.

2. L'ange Gabriel annonçant le mystère de l'incarnation à la Ste. Vierge qui est occupée à lire les saintes écritures. D'après Raphaël d'Urbin. Sans marque.

Largeur: 13 p. 3 lig. Hauteur: 5 p. 2 lig.

3. La Ste. Vierge écoutant avec étonnement l'ange Gabriel qui lui annonce le mystère de l'incarnation. Suivant Vas a ri, cette estampe a été gravée d'après le Titien. On lit à la droite d'en bas. AEN. VIC. PARM. M.D.XLVIII.

Largeur: 19 p. Hauteur: 8 p. 8 lig.

4. La Vierge assise sur des nues, ayant près d'elle l'enfant Jésus qui est debout et qu'elle soutient de ses deux mains. Gravé d'après l'estampe de M a r c - A n t o i n e (Nr. 47 du XI Ve Volume). A la droite d'en bas est une tablette avec les lettres E. V. et l'année 1542.

Hauteur: 6 p. 6 lig. Largeur: 5 p. 6 lig.

Les épreuves postérieures portent cette adresse: An t. S al. exe, écrite au-dessus de la marque d'Enée Vico.

5. La Vierge assise, soutenant de ses deux mains l'enfant Jésus qui est debout auprès d'elle, sur un coussin. On remarque dans le fond à gauche Ste. Elisabeth, S. Joseph

ŒUVRE

et le petit S. Jean et à droite une Ste. Martyre. On ignore le maître d'après lequel cette estampe a été gravée. En bas, à droite, est une tablette avec les lettres E. V. et l'année 1542 et au milieu on lit: ANT. S AL. EXC.

Hauteur: 13 p. 9 Hg. Largeur: 9 p.

On a de premières épreuves avant l'adresse d' A n t o 1 n e Salamanca.

6. La Vierge ass/c sur des nues, ayant auprès d'elle l'tnfant Jésus qu'elle soutient de ses deux mains, portant la gauche sur son ventre, l'autre sur la cuisse droite. En bas est, à droite, la tablette avec les lettres E. V. et à gauche l'année 1542 et au-dessous l'adresse: An t. S al. exc. Cette estampe est une copie de Nr. 52 des pièces de Marc- Antoine.

Hauteur: 9 p. Largeur: 6 p,

7. Joseph d'Arimathée soutenant le corps mort de Jésus Christ, à l'entrée du sépulcre, près de la Ste. Vierge et des saintes femmes. D'après Raphaël d'Urbin. On lit en bas, à gauche: RAPHAËL URB. INV. — ANT. SALAMANCA EXC. et à droite, dans une tablette, est l'année 1543 et la marque du graveur.

Hauteur: lo p. lo lig. Largeur: 7 p. 6 lig.

On a de ce morceau des épreuves avant l'adresse d'An t. Salamanca.

8. Une des saintes femmes et S. Jean soutenant la Ste. Vierge qui s'évanouit à la vue du corps mort de Jésus Christ, que Joseph d'Arimathée étend sur un linceul à l'entrée du sépulcre. D'après Raphaël d'Urbin. Au haut de la porte du sépulcre est la lettre R qui désigne Raphaël et vers le bas de laigauche on lit: AEN. VIC. PAR. M.D.XLVIII.

Hauteur: 13 p. Largeur: 9 p. 4 lig.

Copie en contre-partie, très mal gravée par un ancien graveur. Sans marque.

Même dimension.

9. La Ste. Vierge assise au pied de la croix, regardant avec douleur le corps mort de J. C. qui est étendu sur ses genoux. Elle est accompagnée des saintes femmes, d'un pape, de S. Maurice et de plusieurs autres personnages que le peintre a pris la licence d'introduire dans ce sujet. Ce tableau a beaucoup de la

D-ENÉE VICO

manière de l'école florentine et on croit, qu'il pourrait être de George Va sa ri. Sans marque. Dans un livre que tient un ange à gauche, à mi-hauteur de la planche, on lit: LIBER GENERATIONIS etc.

Hauteur: 20 p. 5 lig. Largeur: 14 p. 10 lig.

10. S. Jérôme en pénitence dans le désert, tenant de la main gauche un crucifix et de l'autre une pierre avec laquelle il se mortifie. Au milieu d'en bas est une tablette avec la marque E. V. et l'année 1542. A gauche est cette adresse : An t. Salamanca Romae. Cette estampe est assez médiocre.

Hauteur: 12 p. Largeur: 8 p.

11. Le prophète Isaïe, gravé d'après un des tableaux de M i c h e 1 - A n g e B o n a r o t i, peints dans la chapelle sixtine au Vatican. On lit au milieu d'en bas: ESAIAS. Sans noms. Cette pièce est une des moindres de l'œuvre de notre graveur.

Hauteur: 12 p. 8 lig. Largeur: 10 p. 10 lig.

12. S. George combattant contre un dragon qu'il perce de sa lance. Gravé d'après Jules Clovio. On lit à la gauche d'en bas: JULIUS CORVATIN 9. (Jules Clovio) IN. ENEAS VICCO FACIEBAT. 1542. — ANT. SALA- MANCA. EXC.

Largeur: 13 p. 6 lig. Hauteur: 9 p. 6 lig.

13. La conversion de S. Paul. Composition de beaucoup de figures. D 'après François Floris. Grand morceau de deux pièces jointes en largeur. Vers la gauche d'en bas, sur une pierre, est écrit: COSMI. MED. FLO- RENTIAE DUCIS II. LIBERALITATI D. GIACOMO PAU- LINI FORJIA. VENETIA. FRANCISCI FLOR. JO. CAR. SALVIATI ALUMNI. INVENTUM. AENEAS PÂRMEN. EXCIDEBAT. ANNO. D.M.D.XLV.

Largeur: 34 p. 6 lig. Hauteur: 19 p. 8 lig.

Cette estampe a été dans la suite retouchée par un habile artiste. On la connaît, en ce que sur le bouclier jetté sur le devant du milieu, on remarque les traces de cette adresse : Apresso Luca Guarinoni. Nous ignorons, s'il y a aussi de premières épreuves, où cette adresse soit bien exprimée.

Largeur: 34 p. 6 lig. Hauteur: 19 p. 8 lig. XV. Vol. 1 1

ŒUVRE

SUJETS DE L'HISTOIRE PROFANE

14. Le combat des Amazones. Dans un ovale. Il est difficile de reconnaître l'inventeur de cette pièce; les uns la donnent à Raphaël d'Urbin, d'autres l'attribuent à Jules Romain. On lit à la gauche d'en haut: BEL- LUM AMAZONUM et au milieu d'en bas la marque AE. V. et l'année 1543 sur une tablette. Cette pièce qui est de forme ovale, est une des moindres de notre graveur.

Diamètre de la largeur: lo p. 3 lig. Celui de la hauteur: 7 p. 7 lig,

15. Tarquin armé d'une épée, s'approchant du lit de Lucrèce pour la violer. On voit au milieu du fond le père de Lucrèce qui accourt. Sur le devant à droite sont deux chiens qui s'accouplent. Cette planche a été originairement gravée par Augustin Vénitien (Voyez Nr. 208, du XIV. Volume) et dans la suite Enée Vico l'a retouchée ou plutôt regravée. Au haut d'une porte qui est à droite, on lit: RAPHAËL. VRBIN. INVEN. et sur une escabelle placée sur le devant à gauche, est écrit : Aeneas Vicus Parmen rest. (restituii).

Largeur: 15 p. 5 lig. Hauteur: 10 p. 4 lig.

On a deux épreuves de cette planche rétablie. La première est celle dont on vient de parler. Dans la seconde le groupe des deux chiens est entièrement supprimé.

16. Lucrèce se perçant le sein avec un poignard qu'elle tient de la main gauche. Cette pièce est un des premiers essais de gravure d'Enée Vico, il l'a faite d'après l'estampe originale de Marc-Antoine du dessin de Raphaël (Nr. 192 du Tome XIV). On lit à mi-hauteur du côté droit: AMEINON etc. et en bas est écrit: TOMA- SIUS BARL. EXCUDEBAT. 1541. La marque Y une tablette se voit à la droite d'en bas.

Hauteur: 7 p. 7 lig. Largeur: 4 p. lo lig.

17. Lucrèce prête à se donner la mort. Elle est assise sur un lit, tenant un poignard du bras droit étendu. D'après le Parmesan. On lit à gauche, à mi-hauteur de la planche. E. V. FRAN. PAR. INVENTOR. En bas, dans une espèce de cartouche, sont quatre vers Italiens:

D'ENÉE VICO

M entre che m'apri ferro — — ch'in me non fu difetto.

Hauteur: lo p. lo lig. Largeur: 7 p. 5 lig.

18. L'armée de l'Empereur Charles V. traversant l'Elbe près de Muhlbourg, à la vue des ennemis. Sujet renfermé dans un ovale, au haut duquel sont assis deux femmes dont celle à gauche représente la valeur, l'autre, à droite, l'activité. La première écrit sur une tablette ces mots: MAGNANIMITAS PRAECLARISSIMARUM RERUM PRO- PAGATRIX; l'autre est accompagnée d'un génie soutenant une tablette où on lit: DIVITIAS ET IMPERIUM AUGET SOLLICITUDO. Une troisième tablette qui occupe le milieu d'en haut, offre cette inscription: IMP. CA- ROLI V. ALBIS APUD MILBURGUM FELICISSIMO NU- MINE TRAJECTIO. Au-dessous des pieds de la femme du côté gauche on lit: AUTOR AENEAS VICUS PARM. et au-dessous de ceux de l'autre femme: SCULP. Q. ANNO. HUM. S AL. MDLL Au bas de l'ovale sont deux emblèmes dont celui à gauche représente un aigle perché sur les bois d'un cerf., avec ces mots: CAESARIS INVICTA VIRTUS; l'autre, à gauche, une cicogne tenant une pierre de l'une de ses griffes, près d'un renard enchaîné à un tronc d'arbre, avec la devise: SECURITAS PUBLICA. La marque L B. M. qui est gravée au milieu d'en bas et qui est celle de Jean Baptiste Mantouan, fait croire, que ce peintre est l'auteur du sujet de la bataille et que ce n'est que les figures allégoriques qui sont de dessin d'Enée Vico même.

Hauteur: 19 p. 10 lig. Largeur: 14 p.

Dans les épreuves postérieures de cette estampe, les lettres L B. M. se voient remplacées par celles de L B. gravées d'un autre caractère.

19. Vénus faisant sa toilette. Elle est accroupie sur un grand drap avec lequel elle semble se sécher les pieds. L'Amour debout auprès d'elle, à la droite de l'estampe, porte sur l'épaule un gros paquet de linge. Aux pieds de Vénus est un vase et une écuelle. Le fond représente

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