‹ Le peintre graveur (volume 3)Chapitre 164 sur 252 · II · texte numérisé non relu

II

ŒUVRE

un cabinet où l'on remarque à gauche une fenêtre et audessous une table. Gravé d'après un dessin que l'on conjecture être de Raphaël d' U r b i n. On lit à la gauche d'en bas: AE. NE. VICVS. P. IN. M.D.XLVI.

Hauteur: 6 p. 7 lig. Largeur: 4 p. 4 lig.

Copie en contre-partie, gravée par un anonyme de peu de mérite. Sans marque.

20. Les trois Grâces se tenant par la main. Gravé d'après le même bas-relief antique qui l'avait déjà été par Marc- Antoine. Voyez Nr. 340 du XIV. Volume. Cette pièce est mal exécutée pour la gravure; mais le dessin en est ti*ès correct. On lit à la droite d'en bas: 1542. E. V. et dans la marge d'en bas: EXEMPLAR CHARI- TUM EX POLICLETI OPERE MARMOREO SUMPTUM.

Hauteur: 8 p. lo lig. La marge d'en bas: i p. Largeur: 6 p. 6 lig.

21. Les amours de Mars et de Vénus. On remarque vers le haut de la gauche un Amour endormi, assis sur une fenêtre, couvert d'un pourpoint plumé et ayant des griffes d'aigle au lieu de jambes. Cette pièce que l'on croit être gravée d'après le Parmesan, est faite avec beaucoup de soin, mais avec trop de dureté, ce qui la rend peu gracieuse. La marque AE. V. est à la gauche d'en haut. Dans la marge d'en bas sont quatre vers italiens qui commencent ainsi: Qui tra Venere etc. et qui finissent: di César e in Tesaglia.

Hauteur: lo p. 2 lig. La marge d'en bas: 7 lig. Largeur: 7 p. 5 lig.

Les épreuves postérieures portent l'adresse: An t. S al. exc. écrite au milieu du bas de la marge.

22. (*) Le dieu Pan apprenant à jouer de la flûte au jeune Olympe. D'après la statue antique qui est à Rome. On lit en bas: Romae ab antiquo, in hortis Federici Cardinalis Caesij. Sans nom du graveur. Pièce médiocre.

Hauteur: 13 p. Largeur: 9 p. 3 lig.

*) Nous avons rangé cette estampe et les deux suivantes Nr. 23 et 24 dans le catalogue des oeuvres d'Enée Vico, parce que Mariette et plusieurs autres connaisseurs les lui attribuent; cependant elles nous paraissent être plutôt gravées par des anonymes d'après des desseins de Baptiste Franco.

D'ENÉE VICO

23. La déesse Flore debout, étendant la main gauche, de laquelle elle tient une plante et tenant un lis de l'autre main, avec laquelle elle relève en même temps le pan de sa robe rempli d'autres fleurs. On lit en bas, à gauche: Se rapita lasciai — — più grati odori, à droite: Ferrando Bertelli excudebat- Pièce médiocre. Sans le nom du graveur.

Hauteur: 15 p. 3 lig. Largeur: 10 p. 6 lig.

"24. Vénus debout, ayant près d'elle TAmour. D'après une statue antique. On lit à la droite d'en bas: Romae ab antiquo repertum. M.D.LXI. Cette pièce est gravée dans le goût de la précédente. Sans le nom du graveur.

On a deux épreuves de cette estampe.

La première porte cette adresse: Ferrando Bertelli Exe, écrite à la droite d'en bas.

Dans la seconde cette adresse est effacée, de manière qu'on n'en voit plus que ces traces: F H' Exc.

25. Les amours de Léda et de Jupiter changé en cigne. Dans un ovale. On croit que cette pièce est du dessin de Perin del Vaga. Au milieu d'en bas sont les lettres E. V., l'année 1542 et l'adresse: An t. S al. exc.

Largeur: 5 p. lo lig. Hauteur: 5 p. i lig.

26. Jupiter changé en cigne, jouissant de Léda. D'après Michel-Ange Bonaroti. On lit vers la droite d'en bas: AEN. V. P. MDXLVL

Largeur: 12 p. Hauteur: 8 p. 2 lig.?

Copie très bien gravée dans le même sens, par un anonyme. Sans nom ni année. On lit seulement vers la droite d'en bas: An t. Lafrery Romae.

Largeur: 13 p. Hauteur: 8 p. 10 lig.

27. Le dieu Mars jouissant des embrassements de Vénus, pendant que Vulcain travaille dans sa forge. D'après le Parmesan. On lit vers le milieu d'en bas: FRANC. PARM. IN. et à mi-hauteur du côté gauche, sur l'appui de la fenêtre: AE. V. 1543. Pièce libre, très rare.

Largeur: 12 p. 9 lig. Hauteur: 8 p. 5 lig.

Dans la suite le groupe de Mars et de Vénus a été entièrement effacé et remplacé par la figure de Vénus qui dort couchée sur son lit; mais cette figure est d'un dessin

tout-à-fait différent et parait avoir été ajoutée par un autre graveur; car la taille est plus large et s'approche du g^oût d'Augustin Carrache. Les épreuves de l'estampe avec ce changement portent à la droite d'en bas cette adresse: A ni S al. exc.

28. La dispute des Muses et des filles de Piérus sur le Parnasse, en présence d'Apollon et des autres divinités qui président aux sciences. On lit dans la marge d'en bas: AUSAE CUM MUSIS COMMITTERE PROELIA VOCE VICTAE NUNC VOLITANT IMITANTES OMNIA PICAE. Et à la gauche d'en bas est écrit: AENEAS VICUS PARM. RESTITUIT. M.D.LIII. Cette pièce a été gravée par Jacques Caraglio et dans la suite rétablie par Enée Vico qui cependant ne semble avoir conservé de la planche primitive que les contours, de façon qu'on la peut regarder comme son propre ouvrage. Aussi on la compte parmi les pièces les mieux gravées et les plus rares de l'œuvre d'Enée Vico.

Largeur: 14 p. Hauteur: 9 p.

Les épreuves postérieures portent cette adresse : A n t. Lafrery, écrite vers la droite d'en bas.

29. Les neuf filles de Piérus tirées de la pièce précédente. Elles sont dirigées vers la droite. Cette estampe qui est très médiocre, paraît être des commencements d'Enée \Mco. Sa marque AE. V. sur une petite banderole est gravée à la gauche d'en bas.

Largeur: 7 p.? Hauteur: 4 p. 10 lig.?

30. Les Lapithes combattant contre les Centaures qui veulent enlever Hippodamie, femme de Pirithous. Vasari qui nous apprend, que cette estampe est du dessin de Rosso, en donne une explication très fausse, lorsqu'il dit, qu'elle représente l'enlèvement d'Hélène. Sur une tablette vers la gauche d'en bas, on lit: ENEAS VICCO FACIEBAT. 1542. et vers la droite: TOM. BARL. EXC.

Largeur: 15 p. 9 lig. Hauteur: 10 p. 8 lig.

■ A. Copie dans le même sens, mais sans toute lettre. Elle est plus belle que roriginale et gravée par un anonyme de beaucoup de mérite, mais qui semble être moins ancien.

Même dimension.

D'ENÉE VICO

B. Autre copie dans le même sens. On lit à la gauche d'en bas: Benetto Stefani jncidebat.

Même dimension.

Il y a des épreuves postérieures de cette copie B, où on lit au milieu d'en bas cette adresse :LucaBertellifor.

31. Vulcain et ses Cyclopes forgeant des flèches pour les Amours. Cette pièce qui est une des plus belles d' Enée Vico, est gravée d'après François Primatice; et c'est par erreur que Va sa ri l'attribue à Rosso. On lit à la droite d'en bas: AENEAS VIC. PARMEN.

Largeur : 1 5 p. 3 lig. Hauteur : 1 1 p. 3 lig.

32. Bacchus et Ariadne menés en triomphe dans un chai* tiré par des tigres, précédés par la troupe des Faunes et des Bacchantes. On ignore l'auteur du dessin de cette estampe; elle est gravée avec tant de négligence, qu'il est impossible d'y reconnaître aucune manière, aussi n'a-t-elle pas été entièrement terminée. Sans marque.

Largeur: 17 p. 9 lig. Hauteur: 12 p. 3 lig.

Une répétition de cette estampe, avec plusieurs changements essentiels dans le fond et dans les figures mêmes. Il y en a deux de moins, savoir: l'homme qui sonne du cor et la femme qui tourne le dos, près du bord gauche de l'estampe. Cette estampe est gravée par un anonyme. On lit à 'la droite d'en bas: Paules de la Houuc excud. et dans la marge d'en bas: Jachis crinali f lorens etc.

Largeur: 14 p. 6 lig. Hauteur: 10 p. La marge d'en bas: 3 lig.

33. Les orgies ou fêtes de Bacchus. On voit au milieu un sacrificateur qui se soutient sur deux Faunes. Près de lui est une femme qui joue des timbales et de l'autre côté une bacchante endormie au pied du terme de Silvain. Cette pièce faite d'après un bas-relief antique, est une copie gravée avec beaucoup de soin d'après l'estampe de M arc- Antoine, Nr. 249 du XlVe Volume. On lit à droite: RO- MAE. AD. S. MAR. et un peu vers le milieu: AEN., c'est à dire: AENEAS.

Largeur: 18 p. 8 lig. Hauteur: 5 p. 4 lig.

SUJETS DE FANTAISIE

34. Un cartouche renfermant un emblème qui représente en bas deux lions dont l'un déchire un taureau, l'autre

ŒUVRE

flatte un agneau et en haut une déesse sur un nuage, tenant de chaque main une couronne de laurier. Au-dessus des lions est une banderole avec cette devise: PARCERE SUB- JECTIS, ET DEBELLARE SUPERBOS. Sans marque.

Hauteur et largeur: 2 p. 5 lig.

35. La devise d'Enée Vico, représentant une autruche entourée d'une banderole, sur laquelle est écrit: TENTANDA VIA EST. Cette autruche est dans un cartouche ovale, orné de figures et surmonté d'un second cartouche qui porie ces mots: AENEAE VICI. Cette pièce est gravée d'un burin soigné et spirituel.

Hauteur: 4 p. 2 lig. Largeur: 2 p. 10 lig.

36. Deux vieilles dont l'une se chauffe près du feu, l'autre courbée par l'âge, s'approche de son tombeau, s'appuyant de la main droite sur un bâton et de l'autre portant du bois dans un panier. Dans la marge d'en bas sont

huit vers italiens : Qui la pouerta mostra chia-

m ar u i a se 1 a m o r te. Au milieu d'en haut est l'année 1642 et à la droite d'en bas sont les lettres E. V. Cette estampe est une copie de celle de M arc- An to i n e, Nr. 456. du XlVe Volume.

Hauteur : 4 p. 8 lig. Largeur : 3 p, 2 lig. La marge d'en bas : i p. 1 1 lig.

37. La Philosophie représentée par une femme assise sur un nuage, ayant un livre ouvert sur ses genoux. Elle porte la main droite vers la poitrine et de l'autre tient une baguette. A gauche, deux génies supportent une tablette avec ces mots: CHAVXAR. COGNITIO. Au bas de ce même côté sont les lettres E. V. Cette estampe est une copie de celle gravée par M ar c - A n to i n e, Nr. 381 du XlVe Volume.

Hauteur: 6 p. 5 lig. Largeur: 4 p. 6 lig.

38. Un sacrificateur versant une liqueur dans un brasier allumé sur un autel, en présence de plusieurs personnes. Gravé d'après Perin del Vaga. Au milieu de l'autel est gravée l'année 1542 et vers la droite d'en bas sont les lettres E. V.

Hauteur: 6 p.? Largeur: 5 p. 2 lig.?

39. Une vieille femme debout, filant au fuseau, dans une chambre. D'après le Parmesan. On lit à la gauche

D'ENÉE VICO

d'en bas: FRAN. PARM. INVENTOR. et vers le bas de la droite est la marque AE. V. dans une tablette. Pièce rare.

Copie de cette estampe. La vieille est dans le même sens; mais le fond représente un paysage au lieu d'une chambre. Cette copie est gravée par un maître qui s'est désigné par le monogramme Nr. 15. qui est marquée sur une pierre, à la gauche d'en bas.

Hauteur: 7 p. 3 lig. Largeur: 6 p. 5 lig.

40. Un pèlerin couché par terre, présentant à boire à son compagnon qui est assis près de lui. D'après George Vasari. On lit à la droite d'en bas: GEORG. ARRET. IN. 1542. E. V. Cette pièce est très médiocre.

Hauteur: 8 p. Largeur: 5 p. 6 lig.

41. Statue d'une femme habillée à la romaine. Elle est vue de profil et tournée vers la droite. Son bras gauche est enveloppé dans son manteau et l'autre est en pente. Cette pièce qui est gravée d'un burin grossier, n'est pas entièrement achevée. Elle semble avoir été destinée à faire suite des pièces suivantes. 42—44.

Hauteur: 8 p. 6 lig. Largeur: 4 p. i lig.

42—44. Les statues antiques du palais du cardinal de Valle à Rome. Suite de trois pièces qui sont des premiers ouvrages d' E n é e V i c o.

42) Une femme ayant le sein et les bras nus, à côté d'une prêtresse dont les deux bras sont mutilés. On lit en bas: ROME. IN EDB. CAR. DE VALLE. — A. S. EXCUD. 1541. E. V.

Hauteur: 9 p. 3 lig. Largeur: 6 p. 10 lig.

43) Une femme habillée, ayant sur la tête une couronne de pampre et de raisins. Dans une niche. On lit en bas: ROME IN AEDIB. CAR. DE VALLE et à gauche: E. V. — A. S. EXCVD.

Hauteur: 10 p. Largeur: 4 p. 2 lig.

44) Les Statues de Minerve et d'une autre femme. On lit en bas: ROME. IN EDIB. CAR. VALLE. A. S. EXCUD. 1541. — E. V.

Hauteur: 9 p. Largeur: 6 p. 10 lig.

ŒUVRE

45. Une femme debout, tendant la main droite à un hibou. Le sujet de cette estampe pourrait être Proserpine changeant Ascalaphe en hibou. On conjecture, qu'elle est du dessin du Parmesan. Sans marque.

Hauteur: 14 p. 7 lig. La marge d'en bas: 5 lig. Largeur: 10 p. 7 lig.?

On a deux épreuves de cette estampe.

La première est celle que l'on vient de détailler.

Dans la seconde le hibou est supprimé, on en voit seulement quelques traces. Cette épreuve porte vers la droite d'en bas l'adresse suivante: An t. Lafrery. Romae.

Copie fort trompeuse et dans le même sens. L'oiseau y est. On la reconnaît en ce que le doigt du milieu, le doigt annulaire et le doigt auriculaire de la main droite sont joints, au lieu que dans l'original tous les doigts sont séparés les uns des autres. Sur cette copie que l'on a vraisemblablement confondue avec l'original, un marchand à fait graver à la gauche d'en bas: FRANC. PARM. INV. AEN. Vie PARM. F. M.D.XLVIH. CON. PRIVILEG. VEN.

Même dimension.

. 46. Sujet d'une des histoires fabuleuses d'Albert d'Eyb, représentant la punition d'une courtisane pour s'être mocquée du poëte Virgile. On la voit exposée sur une place publique de Rome, assise sur le piédestal d'une pyramide et entourée de plusieurs hommes qui allument leurs flambeaux et lampes à ses parties secrètes. (Voyez Tome VI H. page 355 de œt ouvrage.) D'après Perin del Vaga. A la gauche d'en bas est une tablette avec les lettres E. V. et dans la marge on lit: VIRGILIUM ELUDENS. MERITAS. DAT. FOEMINA. POENAS. ROMAE. ANNO 1542.

Largeur: 10 p. i lig. Hauteur: 6 p. 4 lig. La marge d'eu bas: 3 lig.

On trouve, quoique rarement, une épreuve de cette pièce, qui n'a point d'inscription dans la marge et qui est moins terminée. La tête de la courtisane est d'un autre caractère et le toupet de cheveux qui flotte au-dessus de son œil droit, ne s'y trouve pas.

47. Un rhinocéros, vu de profil et tourné vers la gauche, où on Ht en haut 1548 E. V. et dans une banderole: RHINOCERVS. La marge d'en bas contient cette inscrip-

D'ENÉE VICO

tion : Nascono questi animali — — Rinocerus o uero Rinoceronte. — Ant. Sal. exc.

Largeur; 13 p. 3 lig. Hauteur: 8 p. 9 lig. La marge d'en bas: 8 lig.

48. Plusieurs enfants portant avec peine un cerf dans une cliaudière, où d'autres enfants font cuire des viandes. On en voit d'autres encore qui foulent le raisin dans une cuve. Cette pièce qui est un caprice de l'invention de Michel- Ange Bonaroti, est gravée avec peu de succès. On lit en bas, à droite: INV. MICH. ANG. BONAROTI et à gauche: AENE. VIC. PARM. INCIDEB. ANNO D.M.DXLVI.

Largeur: 15 p. Hauteur: 10 p. 7 lig,

49. L'académie de Baccio Bandinelli. On y a représenté plusieurs élèves de ce maître qui dessinent, assis à gauche près d'une cheminée, d'autres, occupés de la même manière, sont assis à droite autour d'une table. B. Bandinelli est représenté à l'extrémité de ce côté sous la figure du vieillard qui porte une croix de chevalier, brodée sur son habit. Au haut de ce même côté, sur une corniche, où plusieurs statues en plâtre se trouvent placées, on voit un livre ouvert, dans lequel est écrit: Baccius Bandinellus in vent. Vers la gauche d'en bas on lit: Romae Petrus Paulus Palumbus formis.

Largeur: 17 p. 7 lig. Hauteur: 1 1 p. 4 lig.

On a deux épreuves de ce morceau.

La première est celle que l'on a détaillée.

La seconde est plus faible et un peu monotone. Dans le livre ouvert qui se voit à la droite d'en haut, on lit à côté des mots Baccius Bandinellus invent, l'inscription suivante: Enea uigO' Parmegiano sculpsit. Cette inscription qui est d'un autre caractère différent; paraît n'avoir été ajoutée que lorsque la planche est devenue la propriété de Gaspar Albert i dont l'adresse est gravée au milieu d'en bas: Gaspar Albertus suce essor Palumbi. Il nous semble, que cette pièce a été effectivement gravée par Enée Vico.

50— 9L Sujets emblématiques. Suite de quarante deux estampes gravées d'après des dessins que quelques uns attribuent au Parmésan, mais qui sont plus vraisem-

ŒUVRE

blablement de François Salviati. Ces belles pièces sont très rares. Elles ne portent ni nom ni marque.

Largeur et hauteur: 2 p. 9 à lo lig.

50) La force. Une femme montée sur un lion, tenant une massue de la main gauche et de l'autre un casque. Elle regarde le soleil d'un œil fei'me. On lit au milieu d'en haut: FORTITUDO et en bas: CUNCTA DOMO VICTRIX ANIMI VIRTUTE VIRILIS.

51) La fraude. Une jeune femme faisant des caresses à un vieillard, pendant qu'elle lui vole l'argent de sa bourse. On lit en bas: FRAVS. — DECIPIT HAEC MULTOS PRAETEXTU PACIS AMICAE.

52) La stérilité. Une veille montée sur un mulet. On lit en haut: STERILITAS et en bas: HAEC IN FOECUNDO NULLUM AEDIT CORPORE FRUCTUM.

53) Le sort. Jeune femme tenant de la main gauche une couronne et de l'autre une corde. On lit en haut: SORS, et en bas: SORS POTIS EST SUBITO MUT ARE IN VINCLA CORONAM.

54) L'industrie. Une femme occupée à coudre. On lit à la gauche d'en haut: INDUSTRIA et en bas: EXCO- LIT HUMANA DIVINA INDUSTRIA SENSUS.

55) Le désir. Un jeune homme faisant des efforts pour cueillir du fruit d'un arbre. On lit à la gauche d'en haut: DESIDERIUM et en bas: QUICQUID DIFFICILE EST APPRENSU ID POSCIMUS ULTRO.

56) La discorde. Une femme tenant de la main droite un brasier et de l'autre un soufflet. On lit à la droite d'en haut: DISCORDIA - UNDIQ. FLAMANTES DISCOR- DIA SUSCITAT IGNES.

57) La vanité. Une jeune femme assise à la toilette et se regardant dans un miroir. On lit à la droite d'en haut: VANITAS et en bas: SUM LEVIOR VENTIS TE- NUI QUOQ. INANIOR UMBRA.

58) Le mensonge. Une femme à deux visages, se promenant dans un paysage où l'on voit le soleil levant. On lit à la gauche d'en bas: MENDACIUM et en haut: BLANDA MIHI PRIOR EST FACIES VULTU ALTERA TETRO.

D'ENÉE VICO

59) La servitude. Une femme marchant à pas lents, portant des fers aux pieds et aux mains. On lit à la gauche d'en haut: SERVITUS et en bas: LIBER ET INDIGNAS PAC NE MEREARE CATENAS.

60) La mélancolie. Une femme assise dans une attitude qui exprime sa tristesse, sur un roc sortant de la mer. On lit en haut: MELANCHOLIA — H ANC CAVES MO- NEO SI ALACREM VIS DUCERE VITAM.

61) La nature. Une femme arrosant du lait qu'elle presse de ses mammelles, différents membres de corps humains dispersés par terre. On lit en haut: NATURA — CUNC- TA FOVENS LAPSA INSTAURO PERITURA REDUCO.

62) La pertinacité. Tarquin voulant forcer Lucrèce. On lit au milieu d'en haut: PERTINACIA et en bas: MORS LICET IMMINEAt TAMEN USQUE INFRACTA MA- NEBO.

63) La douleur. Un homme nu, s'arrachant les cheveux, étant assis sur le bord de la mer où l'on voit un vaisseau tourmenté par un orage. On lit à la gauche d'en haut: DOLOR et en bas: AFFLIGIT MENTEM FRUSTRA DOLOR OSSAQ. RODIT.

64) L'oisiveté. Un homme gras, assis dans une attitude paresseuse et ayant un cochon près de lui. On lit en bas: OCIUM — OCIA NIL CLARUM FACIUNT, NIL UTILE PRAESTANT.

65) Le conseil. Un juge assis dans son tribunal, accompagné de trois hommes. On lit à la droite d'en bas: CONSILIUM et dans la marge: CONSILIUM NE SPER- NE SENIS MONITUSQ. BEATOS.

66) Le temps. Saturne occupé à mesurer avec un compas le globe de la terre. On lit au milieu d'en haut. TEM- PUS EGO IMMENSUM SPATHS DIMETIOR ORBEM.

67) La bénéficence. Un roi ôtant les fers à un prisonnier, en présence de trois de ses ministres. On lit à la droite d'en haut: BENEFICENTIA — NIL MIHI FIT GRATIS LARGE MOX CUNCTA REPENDO.

68) Le larcin. Un voleur accompagné d'un chien, ouvrant une porte moyennant des crochets. On lit au milieu d'en

ŒUVRE

haut, sur le pilier d'un mur: FURTUM et en bas: SI CANIS OBTICEAT, QUID NON PER FURTA LICEBIT.

69) Le mariage. Un jeune homme debout, ayant les bras et les jambes liés. A ses pieds est un joug. On lit en bas: MATRIMONIUM — SANCTA LIGANT HOMINEM DULCI CONUBIA NEXU.

70) La sapience. Un vieillard nu, assis sur le dos d'un homme qu'il tient par les cheveux. Il pose un de ses pieds sur un bâteau dont la poupe est marquée d'un œil et d'une oreille. On lit au milieu d'en haut: SA- PERE — ILLE SAPIT QUISQUIS RERUM VIDET UN- DIQUE FINEM.

71) L'événement. Un paysan trouvant un trésor, pendant qu'il laboure son champ. On lit à la droite d'en haut: EVENTUS — et en bas: THESAURO INVENTO CASU, FIT DIVES ARATOR.

72) La peur. Un jeune homme s'enfuyant, en regardant en arrière. Il est accompagné d'un lièvre. On lit en haut: TIMOR — UT LEPORI AD MINIMOS TREPI- DANT MIHI PECTORA MOTUS.

73) La prédéstination. Un homme occupé à labourer la terre, reçoit une couronne royale qu'une femme lui met sur la tête. On remarque dans le fond un aigle planant au-dessus d'une femme qui porte une grenouille sur la tête. On lit en haut: PRAEDESTINATIO - NUMINA SI FAVENT, SUBITO REX FIET ARATOR.

74) La calamité. Une femme couverte de quelques haillons, se lamentant à genoux sous un méchant toit ruiné. On lit au milieu d'en haut: CALAMITAS et en bas: VESTI- TU ET TECTIS SPOLIAT A, HEU NUDA RELINQUOR.

75) La renommée. Un génie ailé dont la robe est brodée d'étoiles, sonnant d'une trompette. On lit à la gauche d'en haut: FAMA et en bas: VOCE, OCULIS, ALIS, TOTI SUM COGNITA MUNDO.

76) La vie. Les trois Parques. Leurs noms ATROPOS, GLOTO, LACHESIS sont écrits à côté d'elles. En haut on lit: DANT, SERVANT, PERDUNT TERNA ISTAEC NUMINA VITAM.

D'ENÉE VICO

77) L'infortune. Un homme tombant du haut d'une tour. On lit à la gauche d'en haut: INFORTUNIUM - MUL- TUM INFOELIX CUI SORS ADVERSA MINATUR.

78) La vertu. Une femme assise dans un paysage près d'une butte, sur laquelle on remarque quelques livres, et montrant le Phénix qui est à ses pieds. On lit au milieu d'en haut: VIRTUS et en bas: PHOENICI SIMI- LIS VIVIT POST FUNERA VIRTUS.

79) L'honneur. Un héros porté en triomphe sur un brancard. On lit en haut: HONOR. ILLUSTREM

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