PARIUNT ILLUSTRA FACTA DECOREM
80) La pénitence. Une femme à deminue, méditant sur un saint livre, dans la solitude d'un bâtiment tombé en ruines. On lit vers la gauche d'en haut: POENITENTIA et en bas: ILLA EGO MUTATUS QUAE DUCO AD SY- DERA MENTES.
81) La paix. Une femme tenant une branche d'olivier à la main, assise sur un char de triomphe atlélé de deux chiens et foulant aux pieds des pièces d'armures. On lit en
haut: PAX. PAX OLEA ILLUSTRIS SIBI MAR-
TIA SUBJICIT ARMA.
82) La victoire. Une femme assise sur un trophée dans un char de triomphe attelé de deux chevaux. On lit à la droite d'en haut: VICTORIA et en bas: IMPONIT BEL- LIS LACTUM VICTORIA FINEM.
83) L'opulence. Une femme en habits brodés et ornée de bijoux de pierres fines, assise sur un brancard porté par quatre esclaves. On lit en haut: DIVITIAE. — Comodus nobis nihil est si desit abusus.
84) Le désespoir. Une femme allant se pendre à un arbre. On lit à la gauche d'en haut: DESPERATIO. — QUIS- QUIS ES, HANC FUGITO DIRA AD SUSPENDIA COGIT.
85) Le piège. Une femme accompagnée d'une panthère, péchant dans un ruisseau. Dans le fond on remarque un
oiseleur. On lit en haut: INSIDIA RETE ET AVES
RETE ET PISCES CAPIUNTUR INANI.
86) Le sort. Un homme adorant à genoux la providence représentée par une grand étoile dans un nuage d'où
ŒUVRE
pend une grande chaîne. On lit en bas: FATUM. — Quo nos cunque trahunt retrahunt quoque fa ta se q uam u r.
.87) L'exil. Un pèlerin ayant un faucon perché sur sa main. On lit à la droite d'en haut: EXILIUM — EXTORRIS PATRIAM DULCES RELINQUO PENATES.
88) La vieillesse. Un vieillard estropié, marchant sur deux béquilles et sur une jambe de bois. On lit à la droite d'en haut: EN VIRUM HIC SPECULUM JUVENES HUC TENDIMUS OMNES et vers la gauche d'en bas: SENECTUS.
89) La punition. Une vieille assise, tenant un fouet de la main gauche et de l'autre menaçant un enfant que l'on remarque à la porte de la chambre. On lit en bas: QUOS AMO MATERNIS CASTIGANS URGEO FLA- GRIS et à la gauche d'en haut: PUNITIO.
90) La noblesse. Une femme sur un char traîné par quatre villageois. Elle est assise sur un lion, a une couronne sur la tête et tient une seconde couronne de la main droite tendue. On lit en bas: NOBILITAS VERA EST, VIRTUS QUAM SOLA CORONAT et vers la droite NOBILITAS. î
91) La vérité. Le temps retirant d'un gouffre la vérité représentée par une femme nue qui est frappée avec
i des serpents par la fraude figurée par une femme qui a une queue de serpent. La vérité tient une banderole avec ces mots: VERITAS FILIA TEMPORIS. Vers la gauche d'en haut est écrit: VERITAS et dans la marge d'en bas on lit: OBSTRUSUM TENEBRIS TEMPUS ME ÉDUCIT IN AURAS.
92—99. Les anciens philosophes grecs. Suite de huit estampes que l'on joint ordinairement aux quarante deux pièces précédentes.
Largeur: 3 p. 2 à 4 lig. Hauteur: 2 p. 3 à 5 lig,
92) Aristippe. Il joue de la guitare, assis dans un paysage. Un homme accourt, un autre est assis près de lui. On lit au milieu d'en haut: Aristippo philos o p h o.
D'ENÉE VICO
93) Socrate. Il est presque nu, assis à terre et refusant les caresses d'une femme qui est à genoux devant lui. On lit dans une marge d'en bas: SOCRATES PHI- LOSOPHUS.
94) Le même. Il est assis à terre et boit dans une écuelle. On remarque à côté de lui un maillet et des repoussoirs et dans le fond une statue et un violon. Au milieu d'en bas est écrit: SOCRATES PHILOSOPHUS.
95) Cratès. Il jette son argent dans la mer, en présence de Diogène Laërce son maître qui est assis à terre. On lit en haut: CRATE PHILOSOPHO.
96) Bias assis hors de sa ville natale pendant qu'on l'assiège. Il est représenté répondant. Je porte tout sur moi, à quelqu'un qui lui demandait pourquoi il était le seul à se retirer de la ville, sans avoir rien emporté? On lit dans une marge d'en haut: BIANTE PHI- LOSOPHO.
97) Cébès assis à terre et jouant aux dés avec des enfants. On remarque à gauche plusieurs personnes qui surprennent le philosophe dans cette situation. On lit au milieu d'en haut: CEBETE PHILOSOPHO.
98) Ménédème le cynique traçant dans le sable une figure humaine. On voit dans le fond à gauche deux hommes qui l'observent. On lit au milieu d'en haut: MENE- DEMO PHILOSOPHO.
99) Théodore surnommé l'Athée, disciple d'Aristippe. Il est représenté assis à terre devant un panier dans lequel il met des herbes. On lit au milieu d'en bas: THEO- DORO PHILOSOPHO.
100—133. Une suite de divers sujets dessinés et gravés d'après des cornalines, camées et autres pierres gravées antiques, en trente quatre planches, y compris le titre. Ces pièces sont numérotes à la gauche d'en bas depuis 1 à 34.
100) 1. Frontispice. Un cartouche entouré de deux sphinx et des figures d'un homme et d'une femme qui se terminent en rinceaux. On lit dans l'ovale du cartouche: EX ANTIQUIS CAMEORUM ET GEMMAE DELINE- ATA. LIBER SECUNDUS, ET AB ENEA VICO PAR-