‹ Le peintre graveurChapitre 3 sur 663 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

nière dont il s'est servi dans l'exécution de ses estampes. A l'égard des événemens de sa vie, nous nous sommes fait une loi, de ne citer que ceux qui ont rapport à son art, et d'en écarter toutes les histoires et anecdotes futiles qui amusent aussi peu qu'elles instruisent.

Chaque estampe y est décrite avec les détails suffisants pour que le lecteur puisse la reconnaître sans difficulté. Partout OUI le langage n'a pu suffire à la clarté de nos explications, nous les avons marquées par des figures gravées sur une planche qui se trouve à la fin de l'ouvrage, et qui parlera de la manière la plus sensible aux yeux des lecteurs. On a donné à chaque pièce un numéro et une dénomination particulière répondant à son sujet, afin que les auteurs des catalogues de ventes, qui veulent en faire usage, soient dispensés de toute description pénible et ultérieure, et que les amateurs puissent entreprendre leurs recherches avec plus de vitesse et de facilité.

Il nous reste encore à observer, que la mesure dont on s'est servi pour désigner la grandeur des estampes, est le pied de Paris, et que les expressions de droite et de gauche que l'on a employées pour marquer l'emplacement des objets représentés, se rapportent à la main droite et à la main gauche du spectateur.

PIERRE DE LAER

Pierre de Laer ou Laar naquit à Laaren en Hollande, environ en 1613. On ignore quels furent ses maîtres, mais on sait qu'il voyagea de fort bonne heure à Rome, où le surnom de Bamboche lui fut donné, à cause de la singulière conformation de sa figure. Tant qu'il habita cette ville, il y vécut dans l'amitié la plus intime avec le Poussin, Claude le Lorrain et Sandrart, faisant le charme de leur société par son génie pour la peinture, son talent distingué dans la musique, et son enjouement et ses mœurs aimables. Au bout de seize ans il retourna dans sa patrie, et s'établit à Harlem, oii il resta jusqu'à sa mort qui arriva en 1673 ou 1674.

Bamboche a gravé vingt estampes qui représentent, pour la plus grande partie, des animaux. On y admire une grande variété dans les attitudes, une vérité frappante dans les caractères et un dessin ferme, joint à une pointe légère et pleine d'esprit. Ce qu'on y blâme, c'est qu'il a donné à ses chevaux des pieds beaucoup trop lourds, même pour des chevaux de charrue, tels que sont tous ceux que nous voyons dans ses estampes.

ŒUVRE DE PIERRE DE LAER

i~8. DIFFÉRENTS ANIMAUX.

Suite de huit estampes.

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