DES DIMENSIONS DES ESTAMPES
D'ANTOINE WATERLO
PIÈCES EN LARGEUR
Largeur: 3 pouces, 7 — 9 lignes Nr.
Hauteur: 3 pouces, à 3 pouces, 3 lignes i — 2
Largeur: 4 pouces, 4— -5 lignes
Hauteur: 3 pouces, 9 — 10 lignes 3 — 6
Largeur: 5 pouces, à 5 pouces, i — 2 lignes
Hauteur: 3 pouces, 3 — 5 lignes 7 — 18
Largeur: 5 pouces, 4 — 8 lignes
Hauteur: 3 pouces, i — 5 lignes 19 — 20
Largeur: 5 pouces, 2 — 5 lignes
Hauteur: 3 pouces, 4 — 7 lignes 21 — 32
Largeur: 5 pouces, i — 3 lignes
Hauteur: 4 pouces, à 4 pouces, i — 3 lignes 33 — 40
Largeur: 5 pouces, 9 — 11 lignes
Hauteur: 3 pouces, 11 lignes, à 4 pouces, i — 2 lignes . . . 41 — 46
Hauteur: 4 pouces, 7 — 8 lignes 47 — 52
Largeur: 5 pouces, à 5 pouces, i — 5 lignes
Hauteur: 4 pouces, 2 — 10 lignes 53 — 70
Largeur : 6 pouces, 2 — 3 lignes
Hauteur: 4 pouces, 2 — 3 lignes 71 — 76
Largeur: 5 pouces, 6 — 10 lignes
Hauteur: 4 pouces, 6 — 11 lignes 77 — 82
Largeur: 6 pouces, i — 5 lignes
Hauteur: 5 pouces 83—88
Largeur: 7 pouces, 7 — 9 lignes
Hauteur; 4 pouces, 4 — 6 lignes 89 — 94.
Largeur: 7 pouces, 6 — 9 lignes
Hauteur: 5 pouces, 5 — 9 lignes 95 — 106
Largeur: 10 pouces, 4 — 6 lignes
Hauteur: 7 pouces, 11 lignes, à 8 pouces, 2 lignes .... 107 — iiz Largeur: 10 pouces, 2 — 8 lignes
Hauteur: 8 pouces, 3 — 5 lignes . 113 — 11&
PIÈCES EN HAUTEUR
Hauteur: 10 pouces, 6 — 7 lignes Nr.
Hauteur: 10 pouces, 7 — 8 lignes
Largeur: 8 pouces, 9 — 11 lignes 125 — 13a
Hauteur: 10 pouces, 9 — 10 lignes
Largeur: 9 pouces, i — 3 lignes 131 — 136
ALDERT VAN EVERDINGEK
Al dert van Everdingen naquit à Alcmaer en 1621 . Il eut d'abord pour maître Roland Savery; de là il passa chez Pierre Molyn, sous qui il fit bientôt les progrès rapides qu'on devait attendre de son génie. Il excellait dans plusieurs parties de la peinture, quoique le paysage fût son genre principal. Cet artiste était d'une conduite sage et réglée, et avait de l'esprit. Ses bonnes mœurs et sa piété lui méritèrent une place de diacre dans l'église reformée de sa ville natale, où il mourut en 1675, âgé de 54 ans.
Nous ne saurions positivement déterminer le nombre des planches que cet artiste a gravées; mais nous avons tout sujet de croire qu'il ne dépasse guère celui de cent soixante et deux pièces, dont nous donnons la description dans ce catalogue.
Cent trois de ces estampes représentent des paysages qui, pour la plus grande partie, paraissent avoir été dessinés d'après nature. Ce sont de petites marines, des vues de hameaux et de villages, des contrées de bois et des régions THontueuses. Tous ces morceaux représentent la nature sans embellissements. Au lieu de sites agréables, de collines garnies d'une verdure fraîche, de fabriques élégantes et de ruisseaux serpentants, ce sont des endroits pauvres, où les rochers, les écueils, les torrents, les chutes d'eau, et les chaumières concourent à donner au paysage un caractère particulier qui n'a rien que d'austère et de rustique.
La variété étonnante des objets traités dans ces estampes est égale à la vérité, avec laquelle ils sont représentés. L'une prouve la grande fécondité du génie de leur auteur, l'autre sa rare habileté.
. Les estampes d'Everdingen sont gravées d'une pointe grossière plutôt que fine, toujours conduite avec infiniment d'esprit par une main vite et hardie. Fidèle au principe
de ne pas sacrifier l'effet de l'ensemble à un détail précieux, il s'attachait à mettre toute la vérité possible dans les formes, et à les rendre d'une manière exacte, simple et précise.
Cependant nous sommes bien éloignés de prétendre qu'Everdingen ait négligé le détail: son œuvre nous offre même quelques pièces, où il a mis un fini presque semblable à celui que l'on trouve dans les estampes les plus délicatement terminées des autres peintres qui ont gravé le paysage. Telles sont : La rivière serpentante, Nr. 33; le roclher sortant de l'eau, Nr. 34; le rocher sortant du milieu de la rivière, Nr. 40; le petit pont couvert, Nr. 45; les deux solives sur l'eau, Nr. 56; et principalement les deux figures au bas du rocher pointu, Nr. 42; et le cavalier sur le petit pont, Nr. 50.
L'autre partie de ses Estampes forme une suite de cinquante-sept pièces gravées pour le poëme des fourberies du renard. Everdingen les a faites dans le temps de sa plus grande force. Les différentes espèces d'animaux que l'on y trouve, sont généralement représentées dans leur vrai caractère, et rendent d'une manière parlante, les rôles que la fable leur donne. L'expression de l'astuce dans toutes les attitudes, souvent même dans les jeux de physionomie du renard rusé, prouvent l'esprit observateur et le génie heureux de notre artiste. Du reste les animaux sont groupés et disposés avec entente, les fonds de paysage où ils se trouvent, dessinés d'un bon goût, et le tout ensemble est gravé d'une pointe hardie qui décèle la main d'un maître exercé. S'il est un point, sur lequel on ait à l'accuser de faiblesse, c'est celui des figures humaines. Le peu qui en entre dans la composition de quelques-unes de ces fables, est aussi mal dessiné que toutes celles dont il a animé ses paysages. Son inexpérience dans cette partie se manifeste particulièrement dans les deux pièces gravées en manière noire, décrites sous les numéros 104 et 105, dont surtout la première est même au-dessous de la médiocrité.
Les bonnes épreuves des estampes d'Everdingen sont rares. Celles des paysages que l'on rencontre ordinaire-
ment, sont retouchées par quelque maladroit qui y a ajouté des ciels faits de lignes parallèles gravées au burin d'une manière insipide; ce qui les fait aisément reconnaître. Les planches des sujets d'animaux sont moins gâtées. On en reconnaît les épreuves retouchées à un travail de pointe sèche dont les premières n'offrent pas la moindre trace.
Les deux tables placées à la fin de ce catalogue sont disposées comme celles de l'œuvre de Waterlo.
ŒUVRE
D'ALDERT
VAN EVERDINGEN.