ARISTIDE BRUANT
(H. 265 millim. L. 208)
Cette lithographie a été reproduite dans le Supplément illustré de Y Echo de Paris (n0 du 9 décembre 1893).
Aristide Bruant est né à Courtenay (Loiret), le 6 mai 1851 ; venu très jeune à Paris, il occupa tout d’abord un emploi dans une compagnie de chemin de fer (1).
(1) Oscar Méténier, notice sur Bruant, dans la Plume (i'r février 1891),
Pendant les loisirs que lui laissait sa situation, Aristide Bruant composa diverses chansons. « Non « content, — a écrit O. Méténier, — d’en écrire les paroles et la musique, il s’en fit le créateur et le pre- « mier il inaugura sur la scène un genre qui a eu par la suite de nombreux imitateurs. »
Bn 1884, il succéda à Rodolphe Salis, au Chat noir ; ensuite il fondait boulevard Rochechouart, le Mirliton (1885), cabaret doublé d’un journal illustré du même nom, et qui devint fort à la mode dans le monde où l’on s’amuse; il y conquit définitivement la popularité, parle style spécial de ses œuvres, où il exalte avec une compassion souvent touchante les miséreux, sans oublier la pègre de nos boulevards
extérieurs.
Tout Paris a défilé au Mirliton où Bruant dans sa veste de velours à côtes, avec ses bottes, son vaste chapeau et un grand manteau jeté sur les épaules, sans oublier son foulard rouge jeté autour du cou, fit longtemps sensation à son entrée.
Entre temps — 1893-1894 — Aristide Bruant paraissait sur les scènes des Ambassadeurs et de l 'Eldorado.
La plupart des chansons de Bruant sont célèbres ; citons en dehors de la romance bien connue A Saint-Lazare, romance pour laquelle H. de Toulouse-Lautrec a exécuté un dessin; les Petits Joyeux, A la Villette, A Montrouge , A Batignolles, A Saint-Ouen, la Marche des dos, A Montpernasse , le Côtier, Chanson des Michetons, etc.
La plupart des chansons et monologues de Bruant ont été réunis et publiés par l’auteur lui-même sous le titre : Dans la Rue , avec couverlure et 148 illustrations de Steinlen.
La pierre existe (elle appartient à M. Robin-Langlois).
CAUDIEUX (petit casino)
(H. 270 millim. L. 21 1)
Cette lithographie a été reproduite dans le Supplément illustré de Y Echo de Pans (n° du 9 décembre 1893).
DUCARRE AUX AMBASSADEURS
(H. 259 millim, L. 195)
Pierre Ducarre, directeur du Concert des Ambassadeurs, était né à Châteauneuf-sur-Sornin (Saône-et-Loire) en 1830. D’abord en apprentissage à Lyon, Pierre Ducarre vint à Paris où il débuta, en 1848, comme garçon de café, au Café Turc (boulevard du Temple). Il fonda ensuite le Café des Porcherons qu’il abandonnait en 1867 pour prendre la direction du Concert des Ambassadeurs qui
devint sous son intelligente gérance l’un des établissements les plus réputés du monde où l’on s'amuse
ou s’étourdit.