LE STRYGE
(H. o.iii^ niinim. I,. o.iifat
(Cat. Ph. Burty, n" 37 — 6 états décrits).
I" État. Avant la figure du 5/n'^i' ou monstre et avant la Tour S' Jacques. British Muséum, M. B. B. Macgeorge. Etat reproduit.
2' — Terminé, mais avant toute lettre, même avant les initiales C. M. sur la gaine d'une cheminée. Collection de M. H. S. Theobald.
y — Encore avant toute lettre, mais avec les initiales C. M., sur la gaine d'une cheminée, au i" plan, à gauche. Le cuivre dans cet état, ainsi que dans les deux précédents, mesure 133 millim. de L. British Muséum ; .^I. et .\I"'° A. Curtis (épr. de la coll. Wasset), MM. .\Iacgeorge, H. Mansfield.
4" — Avec la lettre, c'est-à-dire avec le nom de Meryon, la date, le nom de Delâtre et les deux vers suivants :
Insatiable vampire, l'éternelle luxure Sur la grande cité convoite sa pâture.
En cet état, le cuivre légèrement diminué sur sa largeur, ne mesure plus que 130 millim. de L.
Bibliothèque Nationale, 3 épreuves; Bibliothèque publique de New-York; MM. H. Beraldi,
Alfred Beurdeley ; M. et M""' A. Curtis ; J. Gerbeau ; B. Macgeorge ; H. S. Theobald, H. H. Benedict.
5' — Les vers sont effacés, les autres inscriptions subsistent ; il y a de nombreuses traces de pointe et de brunissoir, dans la marge du bas. État reproduit.
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5* Etat.
6' Ktat. Encore avant le titre, mais avec îles retouches, notamment dan» les maisons du fond, à gauche;
les traits de pointe dans la marge du bas sont effacés. Avec le titre : LE STRYGE, mais avant l'adresse de Delâtre et le n*. British Muséum (épr. de la
coll. Burty). Les inscriptions de l'état précédent sont enlevées. Avec le n° 1 à l'intérieur de l'ovale, proche les lettres C. M., puis avec les mots; a. delatre imp.
R. s. JACQUES 265, sous le titrc. Etat tiré à ^o épreuves en 1861.
VENTES : J. Niel (1873), 1" état, 95 fr. ; y état, 180 fr. ; 4* état, 135 fr. et lai fr. ; Bouillard (D.), (1876), 4* état, 10a fr. ; Ph. Burty (i87()), 4* état, £ 3.18; Wasset (1880), }• état, 500 fr.; 4* état, sas fr. ; S' état, 160 fr. ; de Salicis (1891), 4* état, 650 fr. ; Barrion (1904), 5* état, 6ïo fr. ; Le Secq des Tournelles (1905), 4" état, 2,500 fr. ; Anonyme, mai 1905 (C" Matheus), y état, 7J0 fr. ; V. Bou-
vrain (1906), 5" état, 3io fr. ; (>• état, 425 fr.
J'avais d'abord appelé cette pièce la Vigie, je pense que cette présente dénomination convient mieux encore (Meryon, mes observations )
Le Stryge, c'est ce diable de pierre, qui s'accoude sur un des balcons extérieurs du deuxième étage
et qui regarde, en tirant la langue Meryon l'a immortalisé. Cette eau-forte ferait rêver une brute
(H. de Cleuziou).
M. B. Macgeorge possède deux dessins de Meryon pour le Stryge, qui démontrent l'extrême conscience du maître, étudiant avant de commencer une planche, les moindres détails du motif choisi ; aussi en donnons-nous avec plaisir leur fac-similé.
Dans la collection de M. N.-A. Hazard, se trouve une épreuve du Strvgr, tirée sur le cuivre biffé.
Cette pièce a été copiée d'après une épreuve du 4" état (c'est-à-dire avec les vers), par M. Edm. Gosselin qui l'a marquée de son monogramme /:. G. a l'intérieur de l'ovale à droite ; sa copie mesure 154 millim. de ]1. sur 1 14 de L.
11 existe également du Stryge, deux lepioductioiis ; l'une de grandeur exacte, par l'aulo-gravure, publiée h Londres en 1887 ; les vers sur cette reproduction sont en H.tliqiif, tandis qu'il» sont en caractîres gothiques dans l'original ; l'autre, légèrement réduite (H. 147 niillim. au lieu de i ■)■>), et également vers, est une héliogravure publiée dans l'Uixtoirr ,ie Notn-Djnu- </<• P.in's, par André Martv. ■
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