La Sottise sur le trône
Le roi Midas est à la gauche de l'estampe, assis sur un trône et accompagné de l'Ignorance et du Soupçon. L'Envie lui amène la Calomnie qui , poussée par l'Ambition et rintrigue, traîne par les cheveux l'Innocence suivie de Repentir et de la Vérité. Toutes ces figures allégoriques sont représentées par des femmes, à l'exception de Midas, Leurs noms sont exprimés en latin, en partie au-dessus, en partie au-dessous.
Largeur: 16 p. 6 lig. Hauteur: 12 pouces.
Suivant Heineke (Dictionnaire des artistes, article: BoticelH. N". 12.) cette pièce seroit gravée par B. Baldini d'après Bolicelli.
On en a des épreuves postérieures avec Tadresse A'Ant, Sal. exe,
JCIIL Vol. H
M . La Nymphe dormante.
Une Nymphe dormante, couchée sur le bord d'un ruisseau, dans lequel se mêle Teau qui coule d'une urne, sur laquelle la Nymphe s'appuye du bras droit, ainsi qu'une autre eau qui coule d'un grand vase duquel s'élève une tète d'homme, dont, cependant, on ne voit que le front et les sourcils. Aux pieds de la Nymphe, à la droite de l'estampe, est assis, sur une pierre carrée, Neptune tenant un trident de la main droite, et ayant un pied trempé dans l'eau. On remarque un trait de burin qui, sortant d'une de ses côtes, aboutit à la jambe gauche de la Nytnphe, et rappelle une veine de sang qui met en rapport les deux figures. Cependant il est aussi possible, que ce trait ne soit que l'effet de quelque accident, c'est-à-dire, une éraflure faite dans la planche par hasard et après-coup. Vers le fond à gauche, un homme habillé à l'antique et assis à terre, tient deux flûtes de la main droite, avec laquelle il montre à un Satyre un autre Satyre lascif qui lève la draperie qui sert à couvrir la nudité de la Nymphe.
Le fond offre un bois, où l'on voit à gauche
un terme de Priape. On remarque dans Feau deux canards et deux poissons. Au milieu du devant, sur le bord du ruisseau, deux crapauds semblent soutenir une grande banderole avec une inscription, dont on trouve une copie exacte Planche 5, Figure 20, et que nous laissons aux savans à déchiffrer, nos efforts pour la lire, ayant été aussi infructueux que Tout été nos recherches pour trouver le sens dn sujet même, représenté sur cette estampe. Il est possible que les premiers mots de l'inscription signifient:
Sepe eadem anastela, et peut-être Tauteur de Testampe a-t-il voulu exprimer par le sujet, que la mer est la source et Torigine de tous les fleuves et ruisseaux, que ceuxci traversent les bois, les prairies et les jardins, mais qu'enfin ils reviennent encore dans la mer. Dans cette supposition, la figure de Neptune représenteront la mer, la veine qui l'unit avec la nymphe, le rapport des fleuves avec la mer, la nymphe et l'urne, sur laquelle elle repose, une nayade ou un ruisseau, les Satyres les forêts traversées par les torrens, le terme de Priape les sources d'eau qui
M , La Nymphe dormante.
Une Nymphe dormante, couchée sur le bord d'un ruisseau, dans lequel se mêle l'eau qui coule d'une urne, sur laquelle la Nymphe s'appuye du bras droit, ainsi qu'une autre eau qui coule d'un grand vase duquel s'élève une tète d'homme, dont, cependant, on ne voit que le front et les sourcils. Aux pieds de la Nymphe, à la droite de l'estampe, est assis, sur une pierre carrée, Neptune tenant un trident de la main droite, et ayant un pied trempé dans l'eau. On remarque un trait de burin qui, sortant d'une de ses côtes, aboutit à la jambe gauche de la Nytnphe, et rappelle une veine de sang qui met en rapport les deux figures. Cependant il est aussi possible, que ce trait ne soit que l'effet de quelque accident, c'est-à-dire, une éraflure faite dans la planche par hasard et après-coup. Vers le fond à gauche, un homme habillé à l'antique et assis à terre, tient deux flûtes de la main droite, avec laquelle il montre à un Satyre un autre Satyre lascif qui lève la draperie qui sert à couvrir la nudité de la Nymphe.
Le fond offre un bois, où l'on voit à gauche
un terme de Priape. On remarque dans Teau deux canards et deux poissons. Au milieu du devant, sur le bord du ruisseau, deux crapauds semblent soutenir une grande banderole avec une inscription, dont on trouve une copie exacte Planche 5, Figure 20, et que nous laissons aux savans à déchiffrer, nos efforts pour la lire, ayant été aussi infructueux que l'ont été nos recherches pour trouver le sens du sujet même, représenté sur cette estampe. Il est possible que les premiers mots de l'inscription signifient:
Sepe eadem anastela^ et peut-être l'auteur de l'estampe a-t-il voulu exprimer par le sujet, que la mer est la source et l'origine de tous les fleuves et ruisseaux, que ceuxci traversent les bois, les prairies et les jardins, mais qu'enfin ils reviennent encore dans la mer. Dans cette supposition, la figure de Neptune représenteront la mer, la veine qui l'unit avec la nymphe, le rapport des fleuves avec la mer, la nymphe et l'urne, sur laquelle elle repose, une nayade ou un ruisseau, les Satyres les forêts traversées par les torrens, le terme de Priape les sources d'eau qui
WQ VI. DIFEERENS
naissent dans les prairies, ainsi que les fontaines qui décorent les jardins etc.
Mais il reste encore plusieurs autres objets qui ne s'accordent pas avec cette supposition, et qui prouvent Tinsuffisance de notre explication.
Largeur: 16 pouces? Hauteur: 10 p. 2 lignes?
Heineke a rangé cette estampe parmi les pièces gravées du temps de Marc-Antoine (Dictionn. p. 402. N^ 20.). Elle nous paroît plus ancienne, nous la croyons gravée vers 1500.
12 — 17. Les Triomphes de Pétrarque.
Suite de six estampes.
Largeur: 9 pouces- à 9 p. 2 à 4 lignes. Hauteur: 7 p. 3 à 6 lignes.
NB. Ces morceaux ont pour auteur le même maître qui a gravé la passion de Jésus Christ, décrite Section II. N^ 16—25.
12) Le triomphe de F Amour. L'Amour décochant une flèche, est debout sur un brasier pratiqué sur un char de triomphe traîné par deux chevaux qui se dirigent vers la gauche. Le char est accompagné et suivi d'un grand nombre d'hommes et de femmes, parmi lesquels on remarque,
au-devant de la droite, Xantippe montée sur Socrate qui marche à quatre pattes.
13) Le triomphe de la chasteté. Elle a la forme d'une jeune fille assise, et tenant une palme de la main droite. Elle se trouve sur un char traîné par deux licornes qui se dirigent vers la gauche. Aux quatre coins du plateau du char sont placés quatre génies ailés qui jouent de différens instrumens de musique. Le char est accompagné et suivi de plusieurs femmes. On remarque dans le fond à gauche la licorne se réfugiant dans le sein d'une pucelle, après avoir été poursuivie par un chasseur. Dans le fond à gauche se voit la fortune debout sur un dauphin nageant dans la mer.
14) Le triomphe de la mort. La mort agitant une faux, est debout sur un cercueil placé sur un char traîné par deux taureaux qui écrasent des hommes de différentes conditions, en s'avançant vers le spectateur. Dans une large banderole, au haut de la gauche, on lit quelques vers du second chapitre du triomphe de la mort de Pétrarque, lesquels commencent ainsi ; La morte è fin d'una prigion oscura.
m% VI. DIFFËRËNS
Agli animi gentili etc. Dans une autre banderole, au haut de la droite, on lit:
Ino bramo seno^ dispegniet* etc. Outre ces deux banderoles, qui sont larges, il y en a encore quatre autres très-étroites, dont deux se voient à gauche, et deux à droite, qui naissent au-dessus des têtes de quatre figures, dont nous allons parler, et qui se réunissent à celle de la mort. Dans la première, qui est au-dessus d'un vieillard marchant sur des béquilles à la gauche de l'estampe, est écrit: Poi he prosperitade etc. Dans la seconde, au-dessus d'une vieille qui accompagne le vieillard, on lit : Devienci adare ornai etc. Dans la trosième au-dessus d'un fauconnier, à la droite de l'estampe, on lit: morte quanto se aspra etc. Enfin dans la quatrième, au-dessus d'un jeune homme debout à côté du fauconnier, on lit: morte quanto se ardita etc.
15) Le triomphe de la renommée. La renommée sous la figure d'une femme, tenant une balance de la main droite, et de l'autre le glaive de la justice, est assise sur un siège pliant posé sur un globe, oîi est écrit: AFIHA VBOPA À8IA. Ce ^lobe
AUTRES SUJETS. \ \ g
est dressé sur un char, où sont assis deux rois, tenant chacun un sceptre de la main droite, et de l'autre un livre. Le char e§t attelé de deux animaux qui ont des têtes d'éléphans et à côté de l'un d'eux marche Hercule, dont le nom ERHVLE8 jest écrit entre ses deux pieds. Il est suivi de deux hommes nuds, attachés par des cordes au char. Leurs noms 8PENDI0 et MAHIO sont marqués entre leurs pieds. Quelques cavaliers armés de toutes pièces suivent le char qui se dirige vers la gauche. Le fond offre un port de mer et quelques vaisseaux sur la mer.
16) Le triomphe du temps. Le temps est représenté sous la figure d'un vieillard ailé, tenant de la main gauche une béquille, et de l'autre une sphère armillaire.
Il est debout sur un horloge de sable qui est au haut d'un affûtage orné de quatre ailes et d'une roue. Le tout est placé sur un char traîné par deux cerfs qui se dirigent vers la gauche, et près desquels on remarque deux vieillards, dont un porte un horloge de sable. Un grand nombre d'autres vieillards qui marchent sur des béquilles, suivent le char. Le fond pré-
sente deux vaisseaux sur la mer. Au haut de l'estampe est , à gauche le soleil , à droite la lune.
1 7) Le triomphe de la divinité. Le créateur entouré d'une gloire d'anges est assis sur le globe de la terre pratiqué sur un char traîné en avant, vers le spectateur, par les Symboles des quatre évangéhstes, savoir à gauche par le Uon ailé, à droite par le boeuf, et au milieu par l'ange et par l'aigle. Les apôtres accompagnent le char aux deux côtés. Un de ces apôtres tient une banderole avec ces mots: TE DEVM LALDAMVS. En haut, deux anges en l'air sonnent de la trompette, et deux autres, à genoux sur le char, jouent, Tun du violon, l'autre de la harpe.
18 — 67. Les Cartes de tarots.
Suite de cinquante pièces*).
Hauteur: 6 p. 4 à 5 lig. Largeur: 3 p. 6 lig.
Ce jeu de cartes est divisé en cinq classes de dix feuilles. Chaque carte porte
•; Struti (T. I. Chap. VI. Page 23) prétend avoir TU plus de soixante de ces pièces: le fait est qu'il n'y en a que cinquante. On voit d'ailleurs de la manière dont Strutt parle de ces estampes
AUTRES SUJETS. /{gf
dans la marge d'en bas, à gauche la lettre qui désigne sa classe^) au milieu le nom du sujet quelle représente, ainsi qu'un nombre Romain, et à droite le môme nombre en chifiFre arabe.
qu'il a ignoré qu'elles étoient des cartes à jouer:! Zanzi dit, que les connoisseurs trouvant dans ces cartes beaucoup du goût de Maniegna, les nomment Gioco di Mantegna.
*) Ces lettres sont: S. D. G. 6. A. qui ont été expliquées par Spadone, Denari, Coppe, Bastoni, Atutto. Mais Fabbé Zani (Materiali etc. Page 149. Note 69) ne paroît pas être d'accord avec cette explication. Effectivement, dans la série des pièces que nous regardons comme des copies (Voyez nos copies A.)* la lettre S est remplacée par la lettre E qui aucunement ne peut signifier Spadone.
Nous ignorons, combien de fois ces cartes de tarots ont été gravées; mais il y a apparence qu'il en existe plus de répétitions que les trois, dont nous allons parler dans ce catalogue. Pour décider avec fondement lequel de ces jeux est l'original, lesquels sont les copies, et comment celles-ci se succèdent, il faudroit pouvoir les voir et les comparer tous ensemble. Pour les trois jeux que nous avons vus et comparés, nous ne croyons pas nous être trompés à l'égard de heur classification. Cependant nous nous trouvons, en contradiction avec l'abbé Zani, en ce que nous qualifions copie la série marquée de la lettre B
/. Classe, représentant différent états, conditions et dignités des hommes. Les dix cartes de cette classe sont marquées à gauche de la lettre S.
18) Misero. /. 1. Un gueux presque nud, s'appuyant sur un bâton. Il est tourné vers la droite.
1 9) Fameio. IL % Un valet portant un vase, en se dirigeant vers la droite.
20) Artixan. III, 3. Un orfèvre travaillant dans son atelier. Il est assis sur le
dans notre catalogue, laquelle, suivant toute' apparence, est la même que Tabbé Zani croit être roriginale. Il dit (Page 149. Note 68) que les épreuves de Texcmplâire qu'il en a vu, sont nere d'un color più che Tinchiostro: et nos copies B sont pareillement très-noires, et beaucoup plus vigoureuses de couleur que nos originales et nos copies A. La première dixaine de rcxcmplaire cité par Zani porte la lettre E au lieu de la lettre S: et dans nos copies B cette dixaine porte pareillement la lettre E. Enfin dans le prétendu jeu original de Tabbé Zani, sur la carte PoESiA. XXVII. 27, la lettre C est liée à une autre lettre qui forme la marque GF ou CE, ou peut-être un simple E fait dans le goût gothique. Nous ne saurions pas dire, si cette troisième circonstance se retrouve pareillement dans nos copies B, parceque cette carte XXVII. y manque.
devant de la gauche. Derrière lui on remarque un garçon debout.
21) Merchadanie. IF. 4. Un marchand lisant une lettre, en manchant vers la droite.
22) Zintilomo, V. 5. Un gentil-homme portant un faucon de la main gauche, et tenant de lautre une baguette. Il est suivi d'un garçon chasseur, conduisant deux chiens à la lesse. Leurs pas se dirigent vers la droite.
23) Chavalier. VI. 6. Un chevalier tenant un poignard de ses deux mains. Il est accompagné d'un page qui porte son épée, et que Ton voit dans le fond à droite.
24) Doxe. VIL 7. Le doge de Venise, marchant vers la droite.
25) Re, VIII 8. Un roi assis sur le trône, tenant un sceptre de la main droite.
Il est vu de trois quarts, et tourné un peu vers, la gauche. Son pied gauche est un peu tendu en avant.
26) Imperalor. IX. 9. Un Empereur assis sur le trône , . tenant un globe de la main gauche, et de Tautre un sceptre.
A ses pieds est un aigle.
124 VLDIFFÉRENS
27) Pape, x, 1 0. Le pape assis, tenant les clefs de l'église de la main droite, et de l'autre un grand livre.
//. Classe^ représentant les neuf Muses et Apollon. Cette dixaine de cartes est marquée de la lettre D.
28) Caliope. XL 11. Calliope sonnant d'une espèce de trompe. On remarque une fontaine dans le fond à gauche.
29) Urania. XII 12. Uranie tenant un compas de la main gauche, et de l'autre un cercle.
30) Tersicore. XIII. 13. Terpsichore jouant de la guitare. Son corps est dirigé vers la droite, mais sa tête est un peu retournée vers la gauche de l'estampe.
Un cercle est à ses pieds, à la droite d'en bas.
31) Eralo, Xllll. 14. Erato jouant du tambourin, en marchant vers la droite.
32) Polimnia. XV. 15. Polymni^ jouant d'une espèce de lyre. Sa tête est tournée vers la droite de l'estampe.
3 3) Talia. XVL 16. Thalie jouant d'un petit violon, ayant le genou gauche en terre.
34. Melpomene, XVIL 17. Melpomène jouant d'un cor, en se dirigeant vers la droite.
35) Euterpe, XVIII. 18. Euterpe jouant de deux flageolets. Elle est adossée contre un arbre, et tournée vers la droite.
36) Clio, XVIIIL 19. Clio debout sur un cigne qui nage dans l'eau. Elle relève son habit de la main droite, en fait un geste de l'autre.
37) Apollo. XX, 20. Apollon assis sur deux cignes placés dos à dos, et ayant les pieds appuyés sur un globe céleste.
Il tient de la main gauche un rameau de laurier, et de l'autre une baguette.
Sa jambe gauche est découverte.
///. Classe, représentant les arts libéraux et quelques sciences. Celte dixaine de cartes est marquée de la lettre C.
38) Gramatica. XXL 21. La grammaire sous la figure d'une femme âgée qui se dirige vers la droite, tenant un vase de la main gauche, et de l'autre une férule,
39) Loica. XXIL 22. La logique. Une femme tenant de la main droite un dragon couvert d'un voile transparent.
40) Rhelorica. XXIll. 23. La Rhétorique.
Une femme ayant la tête ornée d'une couronne royale, et tenant un glaive de la main droite. Elle est accompagnée de deux petits génies ailés qui sonnent du cor.
41) Geomelria. XXIIIL 24. La Géométrie.
Une femme planant en Tair sur des nues au-dessus d'un paysage. Elle trace des figures de Géométrie. EHe est tournée vers la droite.
42) Anlmetricha, XXV. 25. L'Arithmétique tenant de la main gauche une table, où sont écrits les numéros i à 10, ainsi que les numéros 14085.
43) Mîisica. XXVL 26. La musique. Une femme assise, tournée vers la droite et jouant de la flûte. Elle a auprès d'elle un cigne, et est environnée de plusieurs instrumens de musique dispersés à terre.
44) Poesia. XXVII. 27. La Poésie. Une femme assise près d'une fontaine , jouant d'une flûte qu'elle tient de la main gauche, et ayant un vase dans la main droite.
45) Philosofia. XXVIIL 28. La Philosophie.
Une femme tenant l'égide de la mam gauche, et de l'autre une lance.
46) Astrologia. XXVIIIL 29. L'Astrologie.
Une femme ailée, tenant une baguette de la main droite, et de l'autre un livre.
47) Theologia. XXX, 30. La Théologie sous la figure d'une femme à tète de Janus et à mi -corps, placée sur un globe couvert d'étoiles. Son visage de femme est tourné vers la droite, l'autre, qui est celui d'un homme, l'est vers le côté opposé.
Vf, Classe , représentant F astronomie, la chronologie, la cosmologie et les sept vertus cardinales. Cette dixaine de cartes est marquée de la lettre B.
48) Iliaco. XXXI. 34. L'Astronomie. Un génie ailé, tenant le soleil de la main gauche.
49) Chronico. XXXIL 32. La Chronologie.
Un génie ailé, tenant de la main gauche un dragon qui forme un cercle, ayant la pointe de sa queue dans la bouche.
50) Cosmico, XXXIIL 33. La Cosmologie.
Un génie ayant la main droite appuyée
sur sa hanche, et tenant de la gauche un globe, dont une moitié est terrestre, l'autre céleste.
51) Temperancia. XXXIIIL 34. La Tempérance. Une femme versant quelque fluide d'un vase dans un autre. Elle est accompagnée d'un petit cochon qui se regarde dans un miroir étendu à terre à la droite de l'estampe.
52) Prudenlia, XXXV. 35. La Prudence.
Une femme à tête de Janus, se regardant dans un miroir. Elle est accompagnée d'un dragon que l'on voit à ses pieds à la gauche de l'estampe.
53) Forteza. XXXVL 36. La Force. Une femme tenant un sceptre de la main droite, et de l'autre brisant une colonne Elle a la tête couverte d'un casque, et est accompagnée d'un lion qui est à ses pieds vers la droite de l'estampe.
54) Jttslicia. XXXVIl 37. La Justice. Une femme tenant une balance de la main gauche, et de l'autre un glaive. Une grue est à ses pieds.
55) Charita. XXXVIII. 38. La Charité. Une femme tenant de la main droite une
AUTRES StJEtS. i^Q
bourse renversée, d'où tombe de l'argent. Un Pélican est à ses pieds au bas de la droite de l'estampe.
56) Speranza. XXXVIIII. 39. L'Espérance ayant les yeux et les mains élevés vers le ciel. A ses pieds, vers la droite de Testîîmpe, est le Phénix sur un bûcher.
57) Fede. xxxx. 40. La Foi, tenant une croix de la main gauche, et de l'autre un calice avec le S. Sacrement de l'Eucharistie. A ses pieds est un chien.
V. Classe, représentant les sept planètes et les images de la huitième Sphère, du premier mobile et de la première cause. Cette dixaine de cartes est marquée de la lettre A,
58) Luna. XXXXI. 41. Diane dans un char attelé de deux chevaux qui dirigent leur course vers la droite.
59) Mercurio. XXXXIL 42. Mercure jouant d'une flûte qu'il tient de la main gauche, tenant de Tautre le caducée.
Une tête d'homme et un coq sont à ses pieds.
60) Yénus. XXXXllL 43. Elle se baigne dans un ruisseau, aux deux bords Xlll Vol \
duquel on voit, à gauche trois Nym-^ phes, à droite l'Amour.
61) Sol. xxxxilîL 44. Le Soleil. Phaëton tombant du char du soleil, dont la course se dirige vers la gauche.
t>2) Marie. XXXXV. 45. Mars assis sur un trône, tenant une épée de la main droite. A ses pieds est un chien.
63) Jupiter. XXXXVL 46. Jupiter assis dans un ovale, jetant de la main droite un dard sur une petite figure assise au bas de l'ovale.
64) Sakirno. XXXXVll 47. Saturne tenant de la main gauche un de ses petits enfans qu'il est prêt à manger.
65) Oclava Spera. XXXXVIIL 48. La huitième Sphère. Un génie ailé tenant de ses deux mains un rond rempli d'étoiles. Il est- dirigé vers la droite.
66) Primo mobile. XXXXVIIIL 49. Le premier mobile. Un génie ailé, s'élevant du globe de la terre qu'il ne touche que d'un seul pied , et tenant de ses deux mains un cercle. Il est tourné vers la droite.
67) Prima cama, XXXXX, 50. La première cause. Le globe de la terre entouré de
AUTRES SUJFfâ. \^\
sept cercles qui représentent les sept planètes. On voit en bas, à gauche, un ange assis, lisant dans un livre qui est le symbole de Tévangéliste S. Matthieu, et à droite le boeuf, symbole de S. Luc*).
A. Copies de ces cinquante morceaux, gravées par un très -'ancien maître. On les distingue des estampes originales.
Premièrement en ce qu'elles sont d'une forme un peu plus grande, car elles portent 6 p. 7 lignes de hauteur, sur 3 p.
8 lignes de largeur.
Secondement en ce qu'elles sont gravées en contre-partie, à l'exception de quelques pièces qui sont d'une composition tout-à-fait dififérente.
NB. Pour faciliter la confrontation de ces copies avec les pièces originales, nous les avons rangées sous la même série de numéros. Les pièces, oii nous n'avons
*) Il y a, suivant toute apparence, en haut les deux autres figures symboliques des évangéiistes S. Jean et S. Marc, mais l'épreuve que nous avons vue, a été coupée par en haut.
point ajouté de remarque, sont celles que nous n'avons pas eu occasion de voir.
/. Classe, représentant différcns états, conditions et dignités des hommes. Les dix cartes de cette classe sont marquées à gauche de la lettre E, au lieu de la lettre S, ainsi que sont marquées les pièces originales de cette dixaine.
18^ Misera. L 1.
1 9) Faméio. IL 2.
20) Artixan. III, 3. Les parties qui composent ce dessein, sont autrement disposées. L'orfèvre est assis au-devant/ de la droite, tandisquil est à gauche dans la pièce originale.
21) Merchadante. IIIL 4.
22) Zintilomo. V. 5. Il a la main droite fourrée dans sa ceinture, tandisqu'il tient de cette main une baguette dans la pièce originale.
23) Chavalier. VI 6.
24) Doxe. VIL 7.
25) Rc. Vin. 8. Un roi assis sur le trône, tenant un sceptre de la main droite, et ayant l'autre appuyée sur sa hanche.
Il est vu parfaitement de face, a
les genoux écartés et les. pieds retirés Le dessein de ce morceau est entièrement différent de celui de Testampe originale.
26) Imporator. VIIIL 9.
27) Pape. X. 10. II diffère de la pièce originale en ce qu'on lui voit des cheveux aux deux côtés de la tête qui lui couvrent les oreilles.
//. Classe, représentant les neuf Muses et Apollon. Cette dixaine de cartes est marquée de 1% lettre D.
28) Caliope. Z/. 11.
29) Urania, xil. 12.
30) Terpsicore. XIII. 1 3. Le dessein de ce morceau est entièrement différent de celui de l'estampe originale. La Muse est vue de face. Un cercle est à ses pieds, à la gauche d'en bas.
31) Erato. Xllll. 14. Il est à remarquer que le tambourin, dont joue la Muse, touche à la bordure du côté droit, tandisque dans la pièce originale il y a un intervalle d'environ deux lignes entre le tambour et la bordure.
32) Polimnia. XV. 15.
33) Talia, XVI 16.