‹ Le peintre-graveur (volume 2)Chapitre 73 sur 285 · PAR ORDRE CHRONOLOGIQUE · texte numérisé non relu

PAR ORDRE CHRONOLOGIQUE

MASO FINIGUERRA.

Maso (Thomas) Fimguerra a été orfèvre à Florence. 11 étoét bon dessinateur, peignoit ^rfaitcment à racquarelle, faisoit des ottvrages en basrelief et étoit excellent Nielleiir. {Znni aaate riait etc. Page 41.)

On ne sait positivement ni l'année de sa tiaissaiioe, m celle de son décès, mais, saivant Zam, il naquit vers 1418, et mourut vers 1460. Ofli le croit disciple de Massacdo. (Ibid. p. 215.)

On conserve de lui, dans Téglise de S. Jean , à Florence , une Paix qui représente une assomption et qu'il avoit gravée ea 1452.

U exisle de cette Paix deux soufres, Tun à Gènes au cabinet Durazzo, Tautre à Florence dans celui de M^ Serrait, C'est de l'un de ces soufres qui Finiguerra a, le premier, tiré des épreuves sur papier, et à cet égard c'est à lui qu'appartient la

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gloire de la découverte de rimpressîon des estampes.

Il paroît cependant que Finiguerra n'a tiré de son soufre que très-peu d'épreuves ; en effet on n'en connoît qu'une seule qui soit venue jusqu'à nos temps. Cette épreuve se trouve à Paris à la bibliothèque impériale. Zani en a publié une description détaillée, ainsi qu'une copie attestée comme très-exacte , qui se trouvent, l'une et l'autre, dans l'ouvrage cité de cet auteur, où nous renvoyons les curieux.

Après avoir vu l'estampe de Finiguerra ou seulement la copie, dont on vient de parler, on ne peut plus croire le moindrement, que Finiguerra puisse être en même temps l'auteur de ces autres pièces que quelques écrivains lui ont attribuées, parce qu'elles sont généralement d'un goût tout-à-fait différent, et trop médiocres pour avoir pu sortir d'une si belle source.

La seule pièce que l'abbé Zani est porté à attribuer pareillement à Finiguerra, c'est celle qu'il a vue à Paris au cabinet de M'. Borduge, et dont il donne, page 53,

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le détail suivant : „Cette estampe qui a „4 pouces de hauteur, sur 2 p. 8 lignes de Jargeur, représente la Vierge assise sur „!e trône avec l'enfant Jésus. Elle est en- „tourée d'un choeur de douze anges, de „six séraphins et de dix saints. Cetle pièce „est cintrée suivant la forme usitée des „Paix, dont elle est prise. Les figures sont „d'une beauté surprenante, et toutes ana- „logues à celles de Tassomption."

SÀNDRO DI BOTICELLa

Sandro, c'est-à-dire Alexandi^e' di Boli^ cello naquit à Florence en 1 437, et mourut en 1515. Son nom de famille a été Filipcpi, mais ayant pris celui d'un orfèvre, nommé Boticello, où son père l'avoit mis en apprentissage, il n'a été depuis connu que sous celui de Sandro di Boticello. N'ayant point trouvé du goût à l'art de Torfévrerie, il le quitta pour s'appliquer à la peinture sous la conduite de Philippe Lippi. Il fit des progrès rapides, et devint, habile dessinateur et excellent peintre. Ayant eu un esprit inquiet, il se mêla de plusieurs genres d'études et de travaux très-différens, sans se fixer à aucun. Il embrassa aussi la gravure. Yasari (Tome IV. page 193.) rapporte: „Étant sophiste, il commenta une partie du Dante^ dessina l'enfer , et le mit en estampe (lo mise in stampa), à quoi il employa

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