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1. L'archange St Michel. Il est en armure complète et lève son épée contre le démon étendu à ses pieds. En haut et de petites proportions, Dieu le père; dans les coins deux petits anges combattant des démons. A la gauche du bas, Iç monogramme précédé du millésime 1548. Le dessin et la pose sont un peu maniérés, et ont quelque analogie avec la dernière manière de Mabuse. H. 7 p. 2 1. L. 5 p. 6 1. Bibliothèque de Liège.
1. St. George. Il chevauche vers la droite, tandis que le cheval tourne la tête à gauche et que le Saint lève Fépée contre le dragon étendu aux pieds de sa monture. Dans le fond, à gauche et sur une hauteur escarpée, est agenouillée la princesse. A droite un arbre sec près duquel se trouve le monogramme ci-dessus. Gravure médiocre, mais d'un burin assez fin, de la première partie du XVI*. siècle. H. 3 p. 1 1. L. 2 p. 1 1. Collée dans le manuscrit du „frater Trudo Gemblacensis" chez Mr. T. 0. Weigel à Leipsic.
1. L'homme de douleur. Il est assis sur une pierre, les mains Uées et la tète couronnée d'épines, le corps tourné à gauche et la tête à droite. On ht à ses côtés: ECCE — HOMO. Au haut se trouve un ornement L'initiale est gravée sur la pierre. Pièce d'un travail inférieur. H. 2 p. 8 1. L. 1 p. 9 L Liège.
Les maîtres A K., A S. et M R. 1518. 95
1. Symbole de la mort. Dans la partie supérieure de l'estampe se trouve une grosse tête de mort avec un serpent entre les dents et une mouche sur l'os du front; sur trois banderoles qui enlourept cette tête on lit. SOE. ôOIT. CHI WEL. DE TYT ES CORT, DE DOOT ES SNEL — WACHT WVAN SONDEN. (Faites ce qui est bien. Le temps est court, la mort est vite. — Évitez les péchés.) Au bas on voit un cercueil sur des tréteaux qui portent les initiales ci -dessus et sur un fond blanc on lit l'inscription suivante: •EN HOEPT EN DESE WERRELT NIET J^EER DIT HWSKE BLYF TW EN NIET MEER.
Pièce d'une bonne exécution. H. 3 p. 11 1. L. 2 p. 5 1. Liège.
t. Ste. Barbe. Elle est debout, ornée dé riches atours, la main droite étendue et tenant une palme de la gauche. A gauche une tour et au bas la tablette avec les initiales ci-dessus. H.2p.81.L. lp.81. Liège.
1. La Vierge, figure en buste. Elle a la tête couverte de son manteau maintenu par une agrafe sur la poitrine et au-dessus d'elle s'élève un arc dans le style de la renaissance. Dans les coins se trouvent, à gauche, la lettre M, à droite, la lettre R. Les hachures sont fines et serrées. H. 5 p. 2 I. L. 3 p. 9 1. Paris.
2. St. Rémi. Le Saint est debout, tourné vers la droite, lisant dans un hvre et tenant de la main droite la croix double archiépiscopale. Devant lui se lève, pour le vénérer, une jeune fille de son tombeau. En haut, à gauche, un écusson plain portant en coeur un autre plus petit chargé de trois boules. Vis-à-vis, à droite, un oiseau qui soulève le couvercle d'un vase. A la gauche du bas les ini-
^6 Graveurs néerlandais du XVP. siècle.
tiales M R et au-dessous rinscription : S. REMI^l' ARCHIEPS RMEN- SIS. 1)18. Pièce d'une bonne exécution datis le style néerlandais. H. 4 p. 2 l. L. 2 p. 9 1. Paris.
Appendice.
3. Le Christ en croix. A gauche se trouve la Ste. Vierge, les mains jointes, et levant les yeux; à droite, St. Jean les mains levées, le regard également fixé vers le Sauveur. Dans le fond une ville gothique, et près du pied de la croix la signature H R» L'exécution de cette gravure est assez rude et ne répond guère à celle des pièces décrites plus haut, de sorte qu'il est plus que douteux qu'eUe soit du même maître. H. 8 p. 2 1. L. 6 p. 1 I. Francfort s. M.
1.^ Le Christ. Le Sauveur du monde, de proportions alongées, est debout entre deux arbres, tenant de la main droite un Kvre et posant le pied gauche sur un globe. Dans le fond les murs d'un monastère. Le W est à la gauche du bas. Cette pièce est exécutée dans un style bien différent de celui de Venceslas d'Olmutz et par un maître peu important. H. 3 p. 9 1. L. 2 p. 5 1. Liège.
2. Ru ste viril. 11 est vu de profil tourné vers la droite, coiffé d'une barrette et sortant la main droite du manteau dont il est recouvert; cette main est trop petite de proportions. En haut, dans
les coins, est gravé ^ ^7. Eau forte. H. 3 p. 4 I. L. 2 p. 10 1.
Paris.
Rrulliot, Dict. I. No. 1593, décrit quatre pièces de ce maître qui, dans son opinion, est Hollandais et graveur moins adroit qu'un autre maître qui signait du môme monogramme sans le F et qui a entre autres exécuté les douze apôtres d'après Hans Sébald Reham.
Cornélius Malsys. 97
1. Ua hamiT^e, deim-r|gur«. Il tâte um^ poqie. Ou lit au bas: En vuilt myn Hinnijien — Sprou geraçke», et eosuite la n^arque.
2. Une f<;^inine, denii-fignre. Elle est coi/9ëe dun chapeau de paille. Au bas: Nocb vint men — Eyern tasten, et la signature.
3. Une jeune fille. Elle lienl uoe fleur dai)s la main et au* dessous: Sae myn blommeken — en is te doen. Ici le monogramme se trouve sans le F.
4. Un jeune homme. 11 porte une épée sous le bras. On lit au bas: V. blommeken — vor wuytruken. La signature sans le F est gravée à la gauche ()u bas.
Corneliiis latsys. I53B — 156*.
(Bartsch IX. p. 90 et 97.)
Ce maître était peintre ^\, graveur à Anvers. I) appart^ait à la nombreuse famille d'artistes, ïe& Massyç, de cette ville, dont Qqentin Massys a été le plus grand ornement Pans plusieurs dppum^nts, de^ puis 1466 à 1577, le nom de famille est écrit tantôt Mertsys, Metsys, Matsys, mais le plus souvent Massys. En 1531 on trouve Cornélius inscrit dans le livre intitulé le „Lyggere" de la confraternité de St. Luc, comme ayant été reçu franc-maître. Il parait être le petit-fds de Quentin et iils de )em Matsys qui fut reçu, en ]50l, franc-mattre dans la. même confrérie. On ne trouve point mention, dans aucun document, d'un autre Cornélius. ^)
Notre artiste a signé ses premières gravA;ires du premier et du second des monogrammes ci-dessus avec TE, tapdis qq'on voit dans les suivantes, depuis 1544, le troisième n^onogramme avec TA, ou son nom: Cornélius Matsys. Cette circonstance a fait croire à Bartsch qu'il s'agissait ici de deux maîtres distincts, mais le maniement du burin dans ces diverses pièces et la disposition même de la taille dans les .copies d'après Marc Antoine montrent une telle analogie que déjà Heinecken et d'autres
9) Voyez Catalogue du Musée d'Anvers 1857, p. 48, le passage relatif à notre maître.
98 Graveurs néerlandais du XVI*. siècle.
historiens de l'art après lui n'ont pas hésité à les attribuer à un seul et même graveur. Bartsch lui-môme a été induit par cette analogie à admettre parmi les gravures qu'il donne exclusivement à Corneille Matsys une pièce (la Charité No. 40), bien que le monogramme porte le E, tandis que les autres pièces de la série, du No. 38 à 46, sont signées du monogramme avec l'A. Cet écrivain énumère sous les deux rubriques d'abord 17, ensuite 58 estampes, en tout 75, auxquelles nous en pouvons ajouter encore un nombre assez considérable.
Observations à Bartsch.
1 — 6. L'histoire de Tobie. Cette suite se compose de huit pièces puisque le No. 20, représentant le vieux Tobie conduit par sa femme qui lui annonce son fils avec l'ange dans le paysage, et une aulre estampe, inconnue à Bartsch, représentant la femme d& Tobie qui conduit un chevreau à la maison (No. 78 de notre catalogue), appartiennent toutes deux à la série.
58. Portrait de Henri VIII. roi d'Angleterre. On en trouve des impressions postérieures avec le millésime de 1548 sous les armes d'Angleterre, avec la jarretière et la devise: Hony soyt qui mal y pèse. Ce portrait parait avoir été gravé d'après Holbein.
Additions à Bartsch.
76. Abraham donne l'hospitalité aux trois anges. II est assis sur le devant à une table ronde et paraît étonné de ce qu'un des anges, assis derrière la table, lui dit en montrant la maison vers la gauche où l'on voit Sarah sous la porte. Derrière la table un gros arbre et à droite une vue très-étendue. A la gauche du bas le monogramme avec l'A. H. 3 p. 7 1. L. 5 p. 2 1. Berlin, Collection Albertine à Vienne, R. Weigel.
77. Le combat d'Abraham contre Kédor Lahomer et les rois alliés avec lui. Il délivre son frère Loth de la captivité. A la gauche du haut, le monogramme iVL «t la date de 1545. Au bas, sur une tablette; GENE. 14. Cette pièce appartient à la même série que l'Abraham avec Melchisédech. B. No. 21. H. 3 p. 7 1. L. 5 p. 1 1. Paris.
Cornélius Matsys. 99
78. La femme de Tobie traîne un chevreau dans la maison. Tobie est assis à une table ronde, contre laquelle est appuyée une béquille. Il fait un mouvement vers sa femme qui amène un chevreau; à droite, sur la base du siège, le monogramme avec l'A. Cette pièce appartient à la série 1 — 6 et No. 20 de Bartsch. H. 2 p. 7 1. L. 3 p. 5 1. Munich.
79. Judith. Elle est debout devant la tente d'Holopherne dont elle tient la tête de la main di^oite et Fépée de la gauche. Sur le devant, à gauche sur une pierre, le monogramme avec TE, au-dessous du millésime 1539. H. 2 p. 3 1. L. 2 p. 1 1. Paris, Berlin.
80. Dalila coupe les cheveux deSamson. Elle est assise, au milieu de l'estampe, près d'un pilastre. Samson, dont la tête repose sur les genoux de la courtisane, a le bras gauche armé d'un bouclier. Derrière, à droite, deux Phihsiins; un troisième à gauche qui regarde à travers une fenêtre. A là droite du bas: COR. MET. 1537. H. 2 p. 11 1. L. 2 p. 3 1. Paris.
81. Susanne au bain. Elle est vêtue, assise entre les deux vieillards dont celui de gauche l'embrasse. Sur le devant, à gauche, une fontaine; à droite un vase. Dans le fond un palmier. A la droite du haut le monogramme avec l'A et la date de 1 555. H. 2 p. 4 1. L. 1 p. 1 1 1.
82. David coupe la tête de Goliath. 11 soulève un grand cimeterre et place son pied droit sur le dos du géant. Celui-ci cherche à se soulever sur la main droite et tient de la gauche un gros bâton. Dans le fond des Philistins qui s'enfuient. En haut: VT SCIAT OMNIS TERRA etc. Le monogramme avec l'A est à la gauche du bas. H. 3 p. 8 1. L. 3 p. 2 1. et à la marge supérieure 3 p. 4 1. Collection Albertine à Vienne.
83. David. Il est debout, au milieu de l'estampe, et tient de la main droite la tête de Goliath par les cheveux et de la gauche une grande épée. A gauche est étendu le corps du géant. Plusieurs édifices avec un temple circulaire dans le fond. A droite on lit: -COR. MET. H. 2 p. 2 1. L. 1 p. 8 L Berlin.
84. David consacré roi. 11 est à genoux, tourné vers la gauche, devant Samuel qui l'oint avec l'huile sainte. Six hommes contemplent la cérémonie qui a lieu dans une salle ornée de colonnes. A la droite du bas le monogramme avec TA et l'inscription: HOMO VIDET EA etc. H. 3 p. 8 1. L. 3 p. 2 1. Collection Albertine à Vienne.