‹ Le peintre-graveur (volume 4)Chapitre 51 sur 90 · IM SPIEGEL ABER NIX DAN DAS · texte numérisé non relu

IM SPIEGEL ABER NIX DAN DAS

et à droite, sur un écriteau:

lOANN BVRGKMAIER MALER. LVI. lAR ALT

ANNA ALLERLAHN GEMAHEL LIL lAR ALT MDXXVIIL Dans les registres des droits des peintres ( Gerechtigkeitçbuch ) il est nommé parmi les maîtres déjà morts en 1531.^®)

46) Voyez H. Herberger, Conrad Peutinger dans ses relations avec Tempereur Maximilien I. Augsbourg 1851, p. 28, note 87, où l'on trouve encore d'autres notices sur Hans Burgmair le fils que nous utiliserons ailleurs.

Hans Burgraair (le vieux et le jeune). 265

Si le billet au revers du portrait de Martin Schonganer, dont nous avons déjà parlé, est véritablement de la main de Hans Burgmair, il s'ensuivrait que celui-ci était en 1488 élève du maître de Colmar. Cette opinion semblerait être confirmée, entre autres, par la gravure sur bois d'une Vierge assise avec Fenfant Jésus (Rartsch No. 13) qui a une grande analogie avec la manière de Schongauer, bien que Burgmair s'en éloigna beaucoup depuis pour s'attacher à celle d'Albert Durer dont il fut lami, comme nous l'indique son portrait au crayon anciennement en possession de Sandrart, dessiné par le maître de Nuremberg qui y ajouta le nom de Burgmair et son âge de 44 ans en 1517.

Le nombre des dessins faits par Burgmair pour les gravures sur bois, la plupart par ordre de l'empereur Maximilien, atteint un chiffre très-élevé; néanmoins il faut croire que beaucoup de ceux qui lui sont attribués appartiennent en réaHté à son fils. Nous avons déjà démontré dans la partie historique de notre ouvrage qu'il est difficile de croire qu'il ait lui-même gravé sur bois et cette opinion acquiert encore phis de probabilité si l'on réfléchit que ses meilleures pièces depuis 1510^') et surtout le célèbre clair-obscur dont nous avons parlé, ont été exécutées par Jost de Nec^er d'Anvers. Sa marque a toujours été celle que nous avons donnée plus haut, H. B., mais il ne s'est jamais servi du monogramme YQ qui est commun à son contemporain Hans Brosamer et à Hans Baldung Grun ou de la signature *^ qui indique George Breu ou Broy. On ne voit qu'après la mort de Burgmair le monogramme »^ qui appartient à un artiste postérieur.

Nous devons également nous prononcer contre l'opinion qui veut que le vieux Burgmair ait exécuté des eaux fortes sur acier, ayant trouvé nous-méme des pièces de ce genre de son fils avec la date de 1545, entre autres les armoiries de la ville d'Augsbourg qui sont traitées dans la même manière que la gravure à l'eau forte représentant Vénus et Mars attribuée par Bartsch au vieux Burgmair. Cette pièce porte ies initiales H. B., mais la date citée nous prouve que le fils se servait de la même/ signature, sans compter que le style du dessin, surtout <fans le nu, ayant plus d'ampleur, appartient à une époque posté-

47) Dans la Collection Alberline se trouve le clair -obscur de trois planches *"^présentant une jeune femme qui s'enfuit, B. No. 40, de l'année 1510, ^^ec le nom de Jost de Necker. Mais il est certain que notre artiste ne s'était

I*^s établi à Augsbourg avant cette époque, comme il résulte d'un passage d'une

^^•-"tje de Peutinger que nous mentionnerons au No. 79.

266 Écoles d'Augshourg et de Bavière du XVP. siècle.

rieure de développement dans Fart que celle qui était propre au vieux Burgmair. Nous trouvons, du reste, par une lettre de Vienne de Tempereur Ferdinand I. au Conseil d'Augsbourg , sous la date du 1 1 Décembre 1559, que Burgmair le jeune s'était aussi occupé à graver à Teau forte des pièces d'armure en fer, ce qui aura pu le conduire aisément à des travaux analogues pour être imprimés sur papier. ^®) Il en résulte de plus que Hans Burgmair le jeune vivait encore en

Depuis la mort de son père, Hans le jeune a beaucoup travaillé pour le graveur sur bois et éditeur de livres, Henri Stainer d'Augshourg, et on doit considérer toutes les vieilles gravures sur bois des Burgmair pour Tillustratton des livres qui parurent depuis 1531, comme appartenant^ au fils. Cependant il est presque impossible de reconnaître parmi les bois qui parurent avant cette époque ceux qui appartiennent au père ou au fils. Nous les décrivons, par conséquent, réunis dans notre catalogue en ayant cependant le soin de décrire à part les gravures à l'eau forte qui appartiennent au fils.

Gravures sur bois.

Observations à Bartsch VU. p. 200 à 242.

5. Bethsal)ée au bain. Cette pièce est la seule qui poite la seconde des marques ci-dessus h . B.

14. La passion de Jésus Ch rist. (Dasleiden Jesu Cbristi etc. Augspurg 1515.) Dans ce livre publié par Wolfgang von Mann avec

48) Le passage de la lettre en question est comme suit: .,Vns hat Euer Mitbûrger Hans Burkmair Maller vnderteniglich furbracht wie weillendt sein Vatter vnd Er vnseren lieben herren, anherren vnd brudern Kaiser Maximilian vnd Kaiser^Karlen hochlôblicher gedechlnis, mit niallung der harrnasch, desgleichen dém Etzen zu hilff vnnd fûrstandt der Plattner vnnd sonst in annder mer weg, gantz unverdrossen vnd gehorsamiich gedient

baben etc. Diewiel er aber von dem Allmechtigen mit vielen clainen Kindlein

begabt, vnd nunimer mit ainem hohen aller also beladen, das Er seines plôden gesicbts vnnd zugestandner leibss scliwachhail halber sein bandtwerkh in solchem seinem Erleblen Aller nit mer dermassen als Er in seiner jugend gethan vorsteen

khondle so ersuchen wir Euch hiemil gnedig begerendt, Ir wollet demselbea

Burkhmair zu dem nechsten verlediglen Anslecher qder ainem annder n Ambtll bei Euch, darzue Er geschickht vnnd dem vorsteen mag, vor anndern khumen lassen etc/^

Hans Burgraair (le vieux et le jeune). 267

30 gravures sur bois qui occupent la grandeur des pages, la première pièce qui représente l'auteur offrant son livre à Yemperenr Maximilien, est sans marque, il est vrai, mais appartient certainement à Hans Burgmair et montre une bonne exécution.

28. S te. Elisabeth. Cette pièce porte le monogramme -Jg* et selon toute apparence a été gravée d'après un dessin de Hai^s Baldung Grun.

33. Jules IL On en trouve encore de clairs -obscurs de deux planches avec l'inscriplion : IVLIVS. LÏGVR. PAPA SECVNDVS. Pièce ronde de 8 p. 9 1. de diamètre. Dresde.

34. Jean Paumgartner. On trouve de cette très-belle pièce, en clair-obscur, des exemplaires imprimés au moyen de trois planches et qui portent la date de 1512. Nous avons déjà vu dans notre précis historique par une lettre adressée à l'empereur Maximilien, en date du 27 Octobre 1512, par Jost de Necker, qu'elle a été exécutée par ce célèbre graveur sur bois.

40. Jeune femme qui s'enfuit. On trouve encore à côté du nom de H. BVRGMAIR le millésime MDX. et sur un exemplaire dans la Collection Albertine on voit à la gauche du pilastre le nom de: Jost de Negker, ce qui est d'autant plus remarquable, que cette circonstance prouve que ce graveur sur bois distingué avait déjà en 1510 exécuté dès clairs -obscurs à trois planches et qu'il peut ainsi revendiquer l'honneur d'en avoir été l'inventeur.

77. LeroideGutzin, 1508. Une seconde édition porte la date de 1511. On en trouve également une copie sur quatre planches avec inscriptions, H. 9 p: 8 J. L. 46 p., dont on voit des épreuves récentes dans la collection Derschau II. No. 26.

79. La généalogie de l'empereur Maximilien. Celte gravure sur bois a été exécutée en 1510, comme on le rélève d'une lettre de Peulinger de la même année, 17 Mai, où à. propos de cet ouvrage et d'autres analogues, dont il avait été chargé par l'empereur, il informe celui-ci que le graveur auquel il avait confié ce travail avait quitté Augsbourg à son insu et qu'il lui fallait, par conséquent, chercher un autre artiste pour l'achever („ausmache*') et termine en disant „que le peintre ici était très-propre à cela", passage que nous avons déjà cherché à expliquer dans notre dissertation historique et dans l'article sur Hans Schaeuflein. Mais ce manque de graveur disparut bientôt lorsque Jost de Necker d'Anvers, un des artistes les plus distingués de son époque et en ce genre, vint s'étabhr la même année à

268 Écoles d'Augsbourg et de Bavière du XVJ*. siècle.

Augsbourg, comme il est prouvé par la date de la pièce précédente, No. 40, la jeune femme qui s'enfuit.

80. Le Weisskunig. La plus grande partie des gravures sur bois de cet ouvrage a été exécutée d'après les dessins de Burgmair et ces gravures portent son monogramme. Une d entre elles porte néanmoins la signature de Hans Schaeuflein M» c'est le No. 200; une autre (No. 19) celle de Hans Springinklee et d'autres non signées doivent avoir été également faites d'après des dessins de ces artistes puisqu'elles ^'éloignent de la manière de Burgmair et ne sont point aussi grandioses de composition que les siens. On peut induire que le travail des gravures était déjà commencé en 1511, de la date qui se trouve jointe au monogramme sur le canon dans la planche 66. H. B. XL

La bibliothèque impériale de Vienne possède trois exemplaires d'une épreuve de premier tirage de la moitié à peu près des 237 gravures qui composent cet ouvrage, c'est-à-dire:

Codex No. 3034. Questionnaire (Fragebuch) de 379 feuilles gr.-infolio, dans lequel Max Treytzsaurwein ,«alle mângl vnnd fragstucke auff aile figuren vnnd schrifflen, die in dem puch des «veyssen kunigs begrifl'en sein, vnnd noch jn volendung desselben puechs darein geh(Jren, in ditz puech geschrieben, dieselben maiïgl vnnd fragstuckh bey bemelter romischer kayserlicher maiestat zu erledigen. Sollich des Treytzsauerweins einschreiben ist beschehen in den nechsten vierzehnde tagen nach pfingsten Anno VC. im XV' vnnd funffzehnenden pfingsten (1515)." Les 82 épreuves ont des explications manuscrites. On y trouve trois des planches perdues. 1 . Le couronnement de l'empereur Frédéric IIL B. No. 13 dont la copie se trouve' dans l'édition de 1775 sous le No. 237. 2. Le tournoi B. No. 2. 3. Le siège d'une ville B. No. 6 qu'une notice manuscrite nous dit être le siège de Padoue. Les 35 dessins à la plume qui se trouvent dans le codex sont d'une exécution médiocre et n'appartiennent certainement pas à Burgmair.

Codex No. 3033. Livre de cadastre in-foho de 204 feuilles et contenant 155 gravures, en excelhêntes épreuves, comme dans le premier codex, mais non pas toujours avec une large marge et quelquesunes tirées sur la maculature d'un décret de Maximilien L du 5 Octobre 1514. Il contient des épreuves de cinq des bois perdus; et sur la pompe funèbre de Tempereur Frédéric avec les chevaux destinés au sacrifice on trouve écrit au-dessous à la plume le nom de „hans

Hans Biirgmair (le vieux el le jeune). 269

franck^S probablement celui du graveur et qui est le même que Hans Lttlzelburger. On y trouve également cinq dessins à la plume médiocres, comme ceux du codex précédent, et entre autres celui qui a servi à la planche perdue No. 7 avec cette inscription: „der pes (bOse) techant von gennt^^ (le méchant doyen de Gand).

Codex No. 3032 contient la copie au net du texte sur 566 feuilles gr.-in-fol. dont on s*est servi strictement pour l'édition de 1775. Quelques chapitres sont ornés de 134 épreuves des planches, mais qui ne sont point égales en bonté ou en conser>^ation avec celles des deux codex précédents. Deux d'entre elles appartiennent aux bois perdus, ce sont les Nos. 2 et 13 de Bartsc}i.

L'exemplaire mentionné par Bartsch VII. p. 226 qui a été recueilli vers le miheu du XVP. (ex Bibl. Archiducis Ferdinandi) contient les douze planches (et non treize) dont les bois sont perdus. Le bois décrit par Bartsch sous le No. 4 comme perdu, est le No. 3 de l'édition de 1775 et dans cet exemplaire porte l'inscription: „Excipît legator Bohemiae et Ungariœ." Un exemplaire non cité par Bartsch fCod. Ambras. 324) contient les planches perdues No. 7 et 10. Voyez F. v. Bartsch au heu cité p. 285—287.

81. Le triomphe de l'empereur Maximilien L Série de 135 feuilles.

Un ancien exemplaire de la bibliothèque de l'empereur Ferdinand, auparavant l'archiduc Ferdinand, contient 128 pièces dont 101 sont des épreuves de premier tirage. (Voyez aussi Bartsch p. 234.) Deux d'entre elles appartiennent aux bois peîdus qui ne se trouvent point dans l'édition de 1796 et qui n'ont point été décrites par Bartsch, savoir :

1. Jérôme de Heremberg comme chef de colonne et tenant la tablette des rimes se voit à cheval en tête de la marche. Cette pièce appartient à celles qui se trouvent sous les Nos. 125 à 129 qui ont été erronément chiffrés dans l'édition de 1796, comme suit:

Le No. 125 erronément dans l'édition No. 128.

^ 129* J., de Heremberg manque.

2. Le char de triomphe avec Philippe L et Jeanne de Castille qui tient les armoiries de Castille et d'Arragon. Cette pièce doit suivre le

270 Écoles d*Augsbourg et de Bavière du XVI*. siècle.

No. 135 où un génie conduit un attelage de quatre chevaux. Le filigrane de ces deux feuilles est un écusson en cœur avec une faucille.

Additions à Bartsch.

Gravures sur b o i s. ***)

83. Le portement de croix. Les deux larrons ouvrent la marche; à droite, sur le premier plan, la Véronique tient le voile; à gauche un enfant qui porté des clous et un vase avec du vinaigre; une foule de peuple le suit. On lit au bas: „0 Herr Jesu Christe, ich ermane dich des gangs und ausfttrens, do du dz schwar creutz etc.^^ et la date de 1527. 8 feuilles réunies traitées absolument dans la même manière et ayant les mêmes dimensions que „le Christ au jardin des oliviers" B. No. 17 et „Jésus à la croix" B. No. 19. H. 32 p. 8 1. L. 24 p. Collection Albertine à Vienne.

84. La Vierge, demi-figure. Elle est debout et tient lenfant Jésus ^qui la caresse, vers la gauche et avec les deux mains devant elle. De la main droite «He porte une couronne de roses. L'arc qui s*élève au-dessus d'elle est orné de rosettes. On trouve de cette pièce des épreuves en noir et d'autres en clair-obscur, mais dont les teintes plus foncées sont posées au |)inceau. B. 10 p. 10 1. L. 5 p. 7 l. Berlin.

85. S te. Anae. Elle est assise à côté de la Vierge, debout à sa gauche qui lui présente Tenfant Jésus. Au bas, sur le socle, la signature . H . B • H. 4 p. 5 1. L. 3 p. 4 1. Munich.

86. Ste. Hélène, Ste. Brigitte et Ste. Elisabeth. Ces trois figures debout sont marquées H. B. , puis „Jost de Negker zu Augspurg." Paris.

87 — 98. Douze feuilles de l'apocalypse. Elles portent toutes les initiales H. B. , mais sont trop faibles pour être du vieux Burgmair; les compositions en sont même souvent empruntées aux

49) Bien avant l'impression de notre Catalogue, M. Wiechmann-Kadow avait donné dans les Archives de Naumann 11. pp. 152—168, des notices précieuses sur les suites de gravures sur bois pour les livres de Hans Burgmair, mais il s'est trompé en les attribuant toutes à Burgmair le vieux puisque la plupart d'entr'elles n'a été exécutée qu'après sa mort. Quelques-unes de celles que nous avons examinées nous -même se trouvent dans notre catalogue, nous en avons négligées d'autres dans l'incertitude qu'elles puissent être attribuées à Burgmair. Nous nous sommes également retenu de renvoyer à cet écrit qui n'est que le précurseur d'un ouvrage plus étendu que le savant auteur nous promet sous peu.

Hans Burgmair (le vieux et le jeune). 271

gravures d'Albert Durer et les dessins, par conséquent, doivent appartenir à Burgmair le jeune. H. 6 p. L. 4 p. 10 L On les trouve employées pour la première fois dans le nouveau testament imprimé à Augshoiirg en 1523, in-fol., par Sylvam Otttnar,

87. Le Christ avec les yeux lançant des flammes, portant l'épée et les sept étoiles, est debout dans les nuages, entouré dés sept candélabres. L'évangéliste est couché par terre, les bras étendus. La marque est à droite*

88. Dieu sur son trône est entouré des emblèmes des quatre évangélisles , d'anges et des vingt quatre vieillards. L'agneau brise les sept sceaux. La signature à la droite du baç.

89. Distribution des trompettes aux anges. Un d'eux crie: Malheur, malheur, malheurl (Wehe!) sur les habitans de la terre; L'étoile tombe dans un puits.

Page 1