‹ Le peintre-graveur (volume 4)Chapitre 6 sur 90 · La sainte famille. Bartsch No · texte numérisé non relu

La sainte famille. Bartsch No

2. La chute du premier homme. Adam est assis, à gauche, sur la branche d'un arbre et regarde Eve debout devant lui. Celle-ci tient la pomine derrière elle où se trouve le serpent. A droite, sur une tablette, le monogramme. H. 4 p. 2 1. L. 3 p. 3 1. Oxford.

3. La Vierge et l'enfant Jésus. Elle est assise au milieu, près de quelques constructions et se tourne vers la droite. L'enfant Jésus, vêtu, tient une pomme. Sur le mur, à gauche, une tablette avec le monogramme. H. 4 p, 9 I. L. 3 p. 7 1. (Brulliot, Tab. gén. No. 603.) Francfort s. M.

4. Le Christ en croix. A gauche la Vierge et Ste. Marie Madeleine agenouillée; à droite St. Jean ayant, près du pied droit, un crâne. Fond de paysage. Le monogramme est au miheu du bas. H. 4 p. 10 1. L. 3 p. 7 1. (Brulliot, Tab. gén. No. 603.)

5. Pyrame et Thisbé. Il est étendu sous un mûrier, la tête vers la droite; on lit sur le baudrier de son épée les lettres PIRT^. Thisbé est vue à gauche, se plongeant l'épée dans le sein. Pièce non signée, mais traitée absolument dans le style de la sainte famille No. 1 et assurément de notre artiste. H. 5 p. 1 1. L. 3 p. 8 h Berlin.

(Bartsch VlII. p. 24.)

. Si nous en jugeons par le maniement du burin et le style de com* position, on peut placer ce maître parmi les imitateurs de Lucas de Leyde

Le maître P * L. * 13

quoique sous plusieurs rapports, il se rapproche souvent d'Alart Ciaessen. S'il Dous était permis de baser une conjecture sur son monogramme nous Texpliquerions par le nom de Pie ter van Leyden en entendant par là Pieter Cornelisz Kunst de Leyde, fils aîné de Cornelis Engelbrechtsen et dont Caiel van Mander, dans la vie du père, nous dit qu'il était un excellent peintre pu dessinateur sur verre (Glasschryver). Cet artiste a exécuté plusieurs travaux de ce genre avec Lucas de Leyde, mais van Maûder ne dit pa$ qu'il ait été graveur au burin. Il mourut en 1544 à l'âge de 51 ans.

Additions à Bartsch.

4. La nativité. La Vierge, agenouillée et tournée vers la gauche, adore l'enfant Jésus couché sur une draperie. Dans le fond, à gauche. St. Joseph entre par la porte. A droite, dans l'étable, le bœuf et l'âne, et en haut, sur l'édifice, la seconde des marques cidessus. H. 2 p. 9 1. L. 2 p. Paris.

5. L'enlèvement d'Europe. Le taureau sur lequel la nymphe est assise et dont elle tient une des cornes, nage vers la droite. A gauche, sur le premier plan, on voit quatre des compagnes d'Europe qui se lamentent et une cinquième un peu plus loin. Dans le lointain trois autres femmes près de deux nacelles. Au milieu, sur un rocher, Mercure debout parle à Jupiter dans les nuages. A droite, dans le fond, deux femmes qui s'embrassent. A la droite du bas une tablette avec le second monogramme. La taille de cette pièce est un peu raide et les tètes rondes. H. 8 p. 8 1. L. 6 p. 5 1. Berlin, Paris.

6. PyrameetThisbé. Il est étendu près d'une fontaine surmontée de la statue de Vénus. Au milieu, et derrière lui, Thisbé se perce d'une épée. Dans le paysage rocailleux on voit, à droite, quelques édifices. A la droite du bas une tablette avec les initiales P^L. Pièce ronde. Diamètre 2 p. 7 L Musée Britannique.

14 Graveurs néerlandais du XVP. siècle.

Jan Swart de droenlngve.

(Bartech Vn. p.492.)

Nous ne pouvons donner avec certitude les dates de la naissance et de la mort de ce peintre néerlandais. Lorsque Jan Schoreel revint d'Italie, en 1 522, Carel van Mander nous informe que Jan Swart habita Gouda pendant quelque temps, éù il s'appropria beaucoup de la manière italienne de ce mattre; d'où nous pouvons conclure qu'il était à cette époque un homme à la fleur de l'âge. Le même auteur ajoute qu'on a de lui plusieurs gravures sur bois (c'est-à-dire qu'il en avait fourni les dessins) entre autres quelques Turcs à cheval, avec des arcs et des carquois, qui étaient fort beaux. Et pareillement le sermon du Christ délivré sur la nacelle avec beaucoup d'auditeurs; sur le premier plan on y voyait quelques Mamelucs, vus de dos, et cette pièce était également très-belle. Cette gravure, du reste, porte tout le caractère de l'école hollandaise de Lucas de Leyde , telle qu'elle existait au commencement du XVP. siècle.

Bartsch a mentionné cette pièce, sans en donner pourtant une description exacte ni avoir pu déchiflrer le monogramme.

On trouve encore le même monogramme, avec le millésime 1518, accompagné d'un rochoir sur une gravure sur bois représentant la sainte cène. H. 4 p. 6 1. L. 3 p. 3 1. Le dessin de cette pièce est trop faible pour qu'on puisse l'attribuer à notre maître. Du reste l'exemplaire que nous avons devant nous porte au verso un texte allemand qui a rapport au pouvoir du pape et le rochoir indiquerait que l'artiste était orfèvre. (Voyez aussi BruUiot, Diot. L No. 2695 et IIL No. 309.)

Gravure sur bois.

t. Le sermon sur la nacelle. A quelque distance du bord, Jésus, monté sur une nacelle, prêche au peuple assemblé. Sur le devant et au milieu de l'estampe un groupe de trois orientaux s'entretiennent avec quelques figures vues de dos et vêtues à l'européenne. Le monogramme est au bas vers , le milieu. Pièce très-bien exécutée. H. § p. 10 1. L. 13 p. 7 1. Munich, Francfort s, M.

Il existe une copie du graveur au monogramme hK.

Le maître à récrevisse. 15

(BartschVII. p. 542.)

Ce graveur au burin, dont le monogramme n'a pas encore été expliqué, appartient à Técole hollandaise du conmiencement du XVP. siècle et se rapproche du style et de la manière de Lucas de Leyde, ce qui nous induit à lui donner une place ici. Nous ne connaissons de lui qu'une seule gravure qui est également décrite par Bartsch.

1. Judith coupant la tète d'HoIopherne ; près d'elle une jeune suivante tient un sac. Pièce ronde. Diamètre 5 p. 3 L W(^egg.

La seule estampe que nous connaissions de ce graveur est traitée tellement dans la manière de Lucas de Leyde qu'elle parait avoir été exécutée d'après un de ses dessins.

1. Le bouvier. Il est debout, à droite, tenant un bâton et regardant un bœuf, vu de profil. Trois autres de ces animaux, dans diverses positions, se tiennent près de deux arbres. En bas, à droite, le monogramme. Pièce ronde; diamètre 7 p. 8 1. L'exemplaire à . Paris est rogné du bas.

Le maître à Fécrevlsse.

(Bartsch VII. p. 527.)

Nous manquons de renseignements anciens, et surtout de ceux appuyés sur des documents, touchant l'artiste qui s'est servi de ce monogramme. Nous croyons déçidemment avec Zani qu'il doit être un maître hollandais du premier tiers du XVP. siècle. Renouvier, dans fion ouvrage intitulé: „Des types et des manières des maîtres graveurs etc." Montpellier 1854, p. 115, croit que c'est le peintre sur

16 Graveurs néerlandais du XVI*. siècle.

verre Wouter Crabeth qui a exécuté de très-beaux ouvrages en ce genre à Gouda dé 1555 à 1576. En laissant de côté la justesse de Tanalogie entre le mot hollandais indiqué par le monogramme Kreeft ou Krabbe et le nom de Crabetb, nous ferons remarquer que Farliste dont nous nous occupons a dû appartenir à une époque antérieure à celle où vivait le peintre sur verre, comme le prouve suffisamment Testampe de la Ste. Vierge qui porte le millésime 1528. En laissant reposer cette opinion de Fauteur français sur ses propres mérites, nous observerons qu'il est beaucoup plus probable que le maître à Técrevisse ou au crabe est ce François G rabbe dont G. van Mander et ImmerzeeP) disent qu'il naquit à Malines où il peignit à la détrempe pour le maître autel de l'église des frères Mineurs de cette ville, la passion de Jésus Ghrist. Le tableau central représente le cruciQement et les volets ont divers compartiments, avec de très -belles têtes dans le style de Quintin Metsys. Le reste de l'ouvrage a beaucoup de rapport à la manière de Lucas de Leyde. Ge peintre était riche et mourut en 1 548. Le monogramme qui peut indiquer également une écrevisse ou un crabe (Krabbe) aurait alors une analogie complète avec le nom du peintre Grabbe et l'opinion qui le lui attribuerait se trouverait confirmée par le caractère que l'on donne à son œuvre et dont l'exactitude nous est prouvée par celui des différentes gravures que nous avons de lui. Gependant trois de celles-ci rappellent beaucoup dans la composition la manière de Jean de Mabuse ; ce sont Fannonciation fi; No. 1 , la Lucrèce B. No. 23 et une Ste. Vierge No. 38 du catalogue qui suit. Son maniement du burin a ceci de particulier qu'il est serré et très-délicat dans les hachures entremêlées de quantité de points. Il tirait souvent ses épreuves avec une encre très-pâle ce qui leur donne Fapparence de dessins à la plume. Plusieurs de ses pièces sont des eaux fortes.

Nous n'avons rien a remarquer relativement aux pièces décrites par Bartsch sinon que Heinecken, Nouvelles recherches, p. 390, mentionne une Lucrèce qui dans la composition parait être la même que le No. 23 ci -dessus, mais qui est de plus petites dimensions puisque l'estampe qu'il indique ne doit mesurer que 5 p. de hauteur sur 3 p. 3 1. de largeur. Si Heinecken n'a point commis d'erreur

2) Dans son ouvrage intitulé : „De levens en Werken des hoUandsche en Vlaam- Bche Kunstschilder etc.'* (Vies des peintres hollandais et flamands, leurs ouvrages etc.) Amsterdam 1842. D'après Ghristiaan Kramm, dans son livre supplémentaire à celui d'immerzeel, Frans Grabbe et Crabeth serait la même personne.

Le maitre à i'écrevisse. 17

H y aurait donc deux différeiiles gravures de cette compoâîtlon da même maître. Il faut ajouter, néanmoins, que jusqu'ici la pièee désignée par lui n'a été retrouvée par personne.

Additions à Bartsch.

Série de la passion No. 6 — 19. H. 6 p. L. 4 p.

11. La flagellation. Le Christ, au milieu d'une cour, est attaché à la colonne; un bourreau le fouette avec des verges. Dans le fond plusieurs figures. La marque est au bas.

12. Le couronnement d'épines. Le Christ est assis au milieu de l'estampe, deux bourreaux lui pressent avec des tenailles la couronne d'épines sur la tête. Celui de droite s'aide encore avec un bâton. Sur le devant, à droite, un autre bourreau agenouillé s'apprête à donner un souflQet au Sauveur. A gauche, dans le fond, cinq personnes et à droite deux autres individus. En bas, à droite, la marque.

14. Le portement de croix. Le Christ, tourné vers la gauche, succombe sous le poids de la croix. Sur le devant est agenouillée Ste. Véronique vue presque de dos. Derrière, à droite, une foule de peuple et sur le devant la Vierge évanouie soutenue par St. Jean. En bas, à gauche, la marque.

Ces trois pièces se trouvent dans la collection privée de feu le roi de Saxe à Dresde.

25. Ësther devant Assuérus. 11 est assis, adroite, sur un trône et étend son sceptre au-dessus de la tête de son épouse. Une servante tient la queue de la robe de celle-ci. Plusieurs hommes et femmes occupent le iond. Pièce non signée. H. 9 p. 10 1. L. 7 p. 1 1. Collection Albeiline à Vienne, Musée Britannique, Paris.

26.. La fille de Jephté. Elle vient au devant de son père qui retourne chez lui de Mizpa. (Juges chap. XL v. 34.) Elle s'avance, richement vêtue, vers le milieu du premier plan en traversant un ruisseau et retroussant sa robe d'une main, tandis qu'elle regarde vers le bas. A droite, tout-à-fait sur le devant, on voit une figure d'homme, la couronne en tête, regardant vers la gauche et un autre, vêtu d'une large robe, vu de dos. Sur la rive à gauche se trouvent cinq femmes en conversation et, plus loin en arrière, plusieurs hommes dirigeant leurs regards sur la fille de Jephié. Dans le paysage, à gauche, ua m. 2

18 Graveurs néerlandais du XVP. siècle.

rocher élevé; à droite, sur le devant, un grand tronc d'arbre à branches sèches et dont une seulement est feuillée. Pièce non signée. M. 9 p. 7 l. L. 7 p. 2 1. Berlin, Paris, Musée Britannique.

27. L'Adoration des Mages. A l'entrée d'une ville on voit la Vierge, avec l'enfant Jésus, assise à gauche; à côté d'elle St. Joseph. A droite est agenouillé un des rois ayant, derrière lui, les deux autres avec leur suite. Pièce non signée. H. 6 p. 7 1. L. 4 p. 8 1. Paris. R. Weigel Cat. No. 12911. .

28. La décollation de St. Jean Baptiste. 11 est agenouillé sur le devant, tourné vers la droite. L'exécuteur, l'épée levée, se tient derrière lui. A droite, trois femmes richement vêtues dont celle vue de dos tient un grand plat. Dans le milieu du fond, un lansquenet )>armi les spectateurs. La partie supérieure de l'estampe montre une ^Tande salle où l'on apporte à Hérode la tête du précurseur. Sans signature. H. 9 p. 4 1. L. 6 p. 8 1. Paris, Amsterdam.

29. Le Calvaire. Le Christ en croix entre les deux larrons (iont celui de gauche est très -obèse. A gauche on voit -une sainte lemme qui étend les bras vers le Christ, tandis que la Vierge tombe évanouie dans les bras de St. Jean. A droite deux cavahers et une foule de peuple dans le fond ; plus loin encore, une porte en ruine et la ville de Jérusalem. Vigoureuse pièce à Teati forte sans signature. H. 9 p. 6 1. L. 6 p. 8 1. Collection Albertine à Vienne provenant du Cabinet Durand.

30. Le Christ en croix et à ses côtés la Vierge, St. Jean et Marie Madeleine. La signature est au bas, sur une pierre. H. 9 p. 4 L L. 6, p. 5 1. Paris.

31. La Vierge, demi-figure. Elle s'incline vers l'enfant Jésus auquel elle offre le sein de la main droite, tandis qu'elle le soutient de la gauche. Elle a la tête enlourée^d'une quintuple aurëole de rayons. A gauche, sous l'appui horizontal, l'écrevisse. Cette pièce est traitée dans la manière de Jean de Mabuse. H. 4 p. 1 1. L. 3 p. 1 1. Bibliothèque de Vienne, Beriin, Paris.

32. La Vierge, demi-figure. Elle offre une poire à l'enfant Jésus debout sur un coussin; l'enfant étend lamain^ers ce fruit. La tête de la Vierge est entourée d'une auréole. Fond noir; à gauche, sur une table, le millésime 1528. Pièce non signée, de la dernière manière du maître. H. 5 p. 3 1. L. 3 p. 8 1. BerHn.

33. La Vierge, demi-figure. Elle est tournée vers la gauche et tient dans Içs bras l'enfant Jésus couché. Ils ont tous deux des

Le maître à Técrevisse. 19

auréoles. Pièce légèrement gravée à Feau forte, sans signature. H. 3 p. 11 1. L. 3 p. Berlin.

34. La Vierge assise. Elle embrasse l'enfant Jésus qui lui jette les bras autour du cou. Sa tète est ornée d'un réseau de perles. Le fond représente une riche architecture. Au bas l'écrevisse. Belle pièce de la dernière manière du maître. H. 5 p. 9 1. L. 4 p. Collection Alberline à Vienne. On en trouve des exemplaires postérieurs qui, au-dessus de l'écrevisse, portent le monogramme d'Albert Durer.

35. La Vierge sous un arbre. Elle est assise sur un banc et embrasse, en arrière, l'enfant Jésus qui grimpe sur elle en la caressant; elle tient une grappe de raisin dans la main droite et porte sur la tête une rangée de perles. Dans le fond, à droite, quelques arbres. Pièce légèrement gravée à l'eau forte, sans signature. H. 6 p. 3 1. L. 4 p. 1 1. Musée Britannique, Paris.

36. La Vierge avec l'enfant Jésus. 11 est agenouillé sur sa mère assise qui le caresse. Dans le fond une ville avec une église. La signature en bas à gauche. H. 6 p. L. 4 p. Paris.

37.- L'homme de douleur. Il est assis, tourné vers la droite^ la tète couronnée d'épines et embrasse de la droite la partie inférieure de la croix, tenant de l'autre sa tète, tandis qu'il aj^puie le coude sur la jambe gauche. Des jambes croisées, on ne voit que la moitié de celle de droite. A droite de l'estampe, une colonne à laquelle sont suspendues des verges. Pièce non signée. H. 4 p. L. 3 p. Collection privée du roi de Saxe.

38. L'homme de douleur. Il est assis, tounié vers la droite, sur un sarcophage. Deux petits anges le soutiennent par derrière, tandis qu'un troisième se voit à ses pieds. La croix est à gauche et, à droite, une ville près d'un fleuve avec le mont du Calvaire. Vers le milieu du haut, le soleil. Pièce non signée. H. 3 p. 7 1. L. 2 p. 6 1. Paris.

39. Ecce homo. Le Chn'st, demi-figure, a les épaules seules couvertes d'un manteau et tourne vers la droite sa tête couronnée d'épines; il a les mains liées et tient dans la droite une baguette. La tète est entourée de rayons. La marque se voit sur l'appui à gauche. H. 5 p. L. 3 p. 5 1. Paris, Musée Britannique.

40. Le Christ dans l'acte de bénir; demi-fignre. Il est vu de face, les regards dirigés en haut et bénit de la main droite, tandis qu'il appuie la gauche sur le globe du monde surmonté d'une croix. Une double auréole de rayons lui entoure la tête. A gauche, sur l'appui, l'écrevisse. H. 4 p. 11 1. L. 3 p. 2 1. L'épreuve à Paris est imprimée en rouge.

20 Graveurs néerlandais xiu XVI*. siècle.

4t — 44. Les quatres évangélistes. Quatre pièces à l'eau ibrte. H. 5 p. 9 1. L. 4 p. Paris.

41. St. Mathieu. Il est assis à gauche dans Tacte de joindre Jes mains. Devant lui l'ange, debout, dans une riche salle. La aiarque est en haut. ^

42. St. Luc. Il est as^s à droite et regarde vers la gauche où lui apparaît la Vierge avec l'enfant Jésus. Au bas, le bœuf ailé au-dessus duquel se trouve une tablette avec l'écrevisse.

43. St. Jean. Il est assis, tourné vers la gauche, devant un pupitre et lit dans un livre. Riche architecture avec l'aigle debout A gauche une vue de paysage. Pièce non signée.

44. St. Marc. Il est assis devant un pupitre et place la main droite sur la tète du lion., Cette pièce ^ qui appartient à la série des quatre évangélistes, n'est point signée par le maître à l'écrevisse, mais porte, sur le pupitre,' le monogramme MI.

45. Pyrame et Thisbé. 11 est étendu, à droite, sur le mur d'une fontaine. Thisbé est à gauche, déshabillée, et dans l'acte de se plonger l'épée dans le sein. Dans le fond un château fort dans la forêt et à gauche le lion avec le vêlement de Pyrame. Pièce non signée. H. 9 p. L. 7 p. Paris.

46. he vieillard et la jeune femme. Dans une chambre on voit un vieillard portant la main sur le sein d'une courtisane qni puise dans sa bourse et donne ,^ avec la main gauche, de l'argent à un jeune homme qui se trouve à droite. Derrière celui-ci se tient une vieille femme et près du vieillard un bouffon qui d'une main lui forme des oreilles d'âne et de l'autre montre sa bourse. Pièce non signée mais traitée dans le style du maître. H. 7 p. 6 1. L. 5 p. 3 1. Le filigrane de l'exemplaire de Paris porte le Us français.

47. Un cheval. Il est vu presque de dos, monté sur une pierre carrée et tournant la tète à droite, tandis qu'il porte la queue à gauche. U a une crinière très -frisée. A gauche un mur et, ua peu plus en arrière, une partie d'arc. Au bas, deux autres pierres carrées. Dans le lointain, à droite, la mer avec deux rochers élevés. Pièce non signée. H. 5 p. 3 1. L. 3 p. 9 I. Don de Mr. E. Harzen de Ham-^ bourg au Musée Britannique. BerUn.i R. Weigel.

Le maître F. G. ou Ë. G. t522. 21

Appendice.

Dans le Catalogue d'Evans et fils de Londres, 1857, on trouve les deux pièces suivantes non signées, attribuées à notre mattre.

48. Le Christ devant Pilate. Vers la gauche on voit, jusqu'aux genoux, le Christ tenant un long roseau des deux mains. Pi-

Jate, au miheu de l'estampe, tient de la main gauche un sceptre et son vêtement de la main droite. Tout-à-fait vers la droite, un bourreau avec des verges dans la main gauche. Derrière le Sauveur, à gauche, un homme tenant son vêtement de la main gauche et derrière celui-ci deux autres têtes. Fond de riche architecture; à travers une porte, à gauche, on aperçoit un village. H. 9 p. L. 8 p.

49. La sainte famille. A gauche est assise la Viei'ge tenant sur les genoux l'enfant Jésus qui étend la main gauche vers Ste. Anne. Celle-ci est assise à droite avec un plat de fruits sur les genoux et une pomme dans la main droite. A droite. St. Joseph s'appuie de£^ deux mains à une colonne. En haut. Dieu le père et le St. Esprit; dans les nuages on aperçoit des têtes de chérubin. H. 9 p. 5 1. L. 7 p»

La pièce suivante est également attribuée au même mattre quoiqu'elle ne réponde pas complètement à' sa manière.

50. Adam et Eve. Il est debout à gauche, vu de dos, et reçoit la pomme que lui présente Eve. Celle-ci élève la main gauche, vers la pomme que le serpent, entortillé à l'arbre, lui offre. Dans le fond boisé est couché, à gauche, un bœuf et au milieu un cerf. Pièce , non signée d'une impression très- faible. H. 4 p. 3 1. L. 2 p. 9 1. Collection privée de feu le roi de Saxe.

F. a ou E. C. 1522.

(Bartsch Vni. p. 5.)

Le monogramme de cet artiste est donné par Bartsch comme étant F C, mais toutes les estampes que nous connaissons de lui jusqu'à présent semblent être signées E C. Son maniement du burin ressemble tellement à celui du maître à l'écrevisse que l'on pourrait facilement croire les deux graveurs identiques et, dans, ce cas, si les initiales F C forment l'exacte signature, nous aurions une nouvelle; indication

2î Graveurs néerlandais du XVi*. siècle.

pour croire que Franz Crabbe soit réellement le nom du maître à Técrevisse.

1. St. Jérôme. Bartsch No. 1. La signature qui s'y voit est celle de £ C et au-dessus le millésime | î S S .

2. Lucrèce, demi -figure. Elle est debout derrière un mur d'appui et s'enfonce, des deux mains, le poignard au-dessous du sein. En bas, à gauche, E C I 7 S X • H. 3 p. 8 l. L. 2 p. 4 !.. Paris.

Addition à Bartsch.

La gravure suivante est traitée absolument dans la manière de Lucas de Leyde et parait être l'empreinte d'un nielle exécuté par notre maître E C. On doit, à tout événement, lire la signature comme suit: 1516. C E. Nous l'avons également enregistrée sous les nielles (No. 784).

3. Trois gaines de poignard sur une seule feuille, n. 6 p. 5 1. L. 2 p. 1 1. Paris.

a. En haut un hallebardier ; en bas des ornements de feuillage. 6. En haut, l'Amour debout tient un vase. Ornements de feuillage.

c. L'Amour est assis, en haut, sur un casque; au bas la signature 30à\è\ (1516).

Jean de labuse.

Nous ne connaissons point la date de la naissance de cet artiste distingué, mais comme il avait déjà peint en Angleterre, vers 1499, les portraits des enfants de Henri VIL nous en devons conclure qu'il est né vers 1475. Ses premières œuvres ont encore une certaine analogie avec celles de l'école de Van Eyck, mais plus tard, après être revenu d'ItaUe en 1527 environ, il s'adonna à l'imitation des Italiens, et devint très -maniéré. II n'est mentionné nulle part qu'il ait cherché à s'exercer dans la gravure à l'eau forte, mais comme nous possédons une gravure en ce genre qui représente le Christ bafoué et que cette pièce est d'une franchise qui révèle un maître, tout

Dirk van Star. 23

en reproduisapt le style et la manière de notre artiste dans le même sujet qu'il a peint plusieurs fois, nous n'hésitons pas à la lui attribuer.

1. Le Christ bafoué. Il est assis au milieu d'une ruine, la tète couronnée d'épines, légèrement couvert d'un drap et s'appuyant sur les deux coudes. Vis-à-vis, dans le fond, est assis un valet de bourreau, vu à mi-corps, qui indique vers le haut et tient un roseau devant le Sauveur. Pièce non signée. Eau forte très-vigoureuse. H. 7 p. 5 1. L. 5 p. 5 1. Paris.

Des impressions plus récentes, portent vers le milieu du bas, le monogramme d'Albert Durer. Heller décrit cette pièce sous le No. 2263 dans l'œuvre de ce dernier maître.

Il faut ajouter ici que deux gravures auburin représentant la Vierge et signées IMS (Joannis Malbogius sculpsit?) qui sont décrites par Bartsch VII. p. 546 sont tellement dans le style de Jean de Mabuse qu'il est plus que vraisemblable qu'elles sont exécutées par ce maître. On trouve un facsimile^ du No. l dans l'ouvrage de Ottley „A Collection of 1 29" etc.

11 y a encore une gravure sur bois représentant Hercule et Omphale qui est également signée I M S et dont le style et le dessin répondent tout-à-fait à la manière de Jean de Mabuse, ce qui pourrait faire croire que cet artiste a fait un essai dans cette branche de l'art. Cette pièce est décrite par Bartsch VIL p. 547 sous le No. 3.

•irk van Star.

(Bartsch VIII. p. 26.)

Nous ne connaissons ni la date de la naissance, ni la patrie de cet artiste dont le -nom même ne nous est garanti par aucun document. Cependant Paul Behaim, dans son Catalogue de 1618, le nomme Dietrich von Stern et un éditeur de gravures du nom de Johannes Star vivait en 1580 environ. Le style de ses ouvrages ne laisse aucun doute qu'il n'ait appartenu à la Hollande; à en juger par quelques-uns de ses ^dessins et notamment par ceux que l'on conserve à Francfort sur Mein, il parait avoir préparé des compositions pour la peinture sur verre. Probablement c'est le même que Guicciardini , dans sa description des Pay^-Bas, nomme Théodore Stas de Gampen et qu'il n'y a qu'une faute d'impression dans le nom Stas, au lieu de Star»

24 Graveurs néerlandais du XVI*. siècle.

A part les 19 gravures du maître décrites par Bartsch, nous n'en con-* naissons pas d'autres, si ce n'est un St. Christophe qu'Ottley à Londres doit avoir possédé, mais à propos duquel des notices précises nous' manquent En revanche nous avons rencontré une gravure sur bois signée de son monogramme et datée de 1526, dont le vieux Fussli semble avoir eu connaissance. Nous ajouterons ici que, dans la copie du Faune de 1522 (Bartsch No. 12), on ne trouve point le vase placé sur le terrain à droite dans l'original.

Gravure sur bois.

Allégorie. Au milieu on voit un bœuf ailé qui, de la patte droite de devant, tient un écusson avec les trois palettes de la corporation des peintres de St. Luc et, derrière lui, s'élève une fleur. Plus bas, sur une tablette, on lit; WT. lONSTEN. VERSAEMT. et à côté le monogramme. Des lambrequins ornent les côtés; en haut se trouvent les armes de l'empire dans un rond et, à côté, la devise PLVS OVLTRE avec le millésime 1526 au-dessus. La gravure sur bols est un peu rude. Cette pièce a sans doute dû son origine à quelque confirmation de la corporation des peintres dans les Pays-Bas faite par Charles V., comme l'indiquerait l'inscription: Uit gunslen verzamelt, Par grâce réunis, accompagnée des armes impériales. Oxford.

Jacob €oraelisi va» Oostsanen dans. le Waterland.

(Bartsch VIL p. 444.)

L'artiste au monogramme ci -dessus est nommé par les écrivains du siècle passé Jan Wemer ou Jan Walther van Assen de Oostsanen, sans qu'ils produisent cependant aucun document pour soutenir leur assertion. Une découverte récente, où le nom de Jacob Corneiisz d'Amsterdam' se trouve indiqué, près de plusieurs gravures sur bois, avec le monogramme ci-dessus, parait nous éclairer sur le vrai nom de notre maître. Nous ne connaissons cependant pas son nom de famille qui pourrait peut-être expliquer d'une manière plus satisfaisante les lettres dont se compose Je monogramme. Carel van Mander indique seulement que Jacob Cornelisz (ou Jacques, fils de Corndis) naquit à Oostsanen dans

Jacob Gomelisz van Oostsanen dans le Waterland. 25

le Wateriand et qu'il vécut à Amsterdam en ajoutant qu'il devint le second maître de Jean Schoorel et qu'il a peint d*excellents tableaux. Il nous est prouvé que ce monogramme lui appartient par une série de pièces rondes sur bois représentant la passion de Jésus Christ dont il se trouve une seconde mais très-ancienne édition avec le titre suivant: Historia Christi patientis et morientis iconibus ar^ tificiosissimis delineata per Jacobum Cornelisz etc. Bruxellae apud J. Mommartium, 1651, in-foL, et dont les gravures portent toutes ce monogramme, firulliot, Dict. I. No. 19, a été le premier à attirer notre attention sur cette particularité en ajoutant la notice que le mattre lui-même s'est nommé ainsi dans un livre appartenant à un certain Mr. Koning: „Det Boek behoor toe Jacob Cornelisz Schilder tôt Amsterdam in die Calverstraat^^ Quelques-uns de ses tableaux sont parvenus jusqu'à nous, entre autres celui représentant le Triomphe de la religion qui est signé de son monogramme accompagné du millésime de 1523. Il se conserve dans la galerie de Cassel où on l'attribue faussement à Jean de Mabuse. Puis une Hérodiade avec la date de 1524 dans le Musée de la Haye. Ils indiquent « un peintre qui se rapproche de la manière de Lucas de Leyde^

Nous n'avons, du reste, à considérer ici que les gravures sur bois qui ont été exécutées d'après ses dessins. Bartsch en décrit 21 dont les 12 premières appartiennent à une série de la Passion et qui sont en partie datées de 1511 (No. 7), 1512 (No. 2) et 1514 (Nos. 8, 9, 1 1 et 12). Ces gravures rondes ont paru, ou seules chez divers éditeurs sans aucune bordure, ou bien ornées de diverses manières, quelquefois avec un encadrement composé de petits sujets tirés de la Bible. L'exemplaire qui se trouve au Cabinet de Paris, de format gr.in-folio, montre au-dessous du sujet principal dans un rond, trois autres compositions plus petites, y relatives, tirées de l'ancien testament^ entre autres:

1. La Cène. Au-dessous, trois petites compositions placées à c6té l'une de l'autre dans des espèces de niches — à gauche Abraham et Melchisedech; au milieu, dans un champ plus petit, deux ûgures comme dans toutes les autres feuilles; à droite Moïse avec les tables de la loi, puis la récolte de la Manne. Sur l'épreuve, actuellement rognée, se trouvait une inscription dont on peut lire encore la partie suivante: .... frequentissimo tuti^ Hollandie Emporio dodo (?) Petr' Typograph' excudebat

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