‹ Le peintre-graveur (volume 4)Chapitre 8 sur 90 · Quatre sujets de la vie de la Vierge sur une grande · texte numérisé non relu

Quatre sujets de la vie de la Vierge sur une grande

28 Graveurs néeriandais du XVP. siècle.

feuille in-folio. En haut, deux médaiUoDs ; à gauche, Joachim quittant le temple; à droite, Tange apparaissant au même Saint et au-dessous deux banderoles avec les inscriptions : AVE MA ELECTA FILIA SVBLIMISSÏÂ. — AVE MA ACILLA TRINITAT' HVMILIMA. Au dessous, à gauche, Jésus dans le temple instruisant les docteurs est assis à gauche, tandis que la Vierge et St. Joseph sont debout devant lui; cinq docteurs de la loi l'entourent. — A droite, les noces de Cana; Jésus est assis au bout de la table à côté de Tépouse, près d'elle un jeune homme avec une auréole; sur le devant, à droite, Marie. Derrière un serviteur remplit les six vases. Le {ouf, dans un ornement d'architecture gothique avec des statuettes sous des tabernacles et les armes de la ville d'Amsterdam. H. 25 p. L. 9 p. 8 1.? Collection du duc d'Aremberg à Bruxelles.

104. Jésus disputant avec les docteurs. Il est assis au miUeu de l'estampe sous un baldaquin; à gauche, près de lui, Marie et Joseph. Sur le devant est assis un des docteurs et trois autres à droite où se voit la signature. Pièce bien gravée. H. 4 p. L. 2 p. 101. Même collection.

105. La résurrection de Lazare. Jésus est debout devant le tombeau qu'il bénit et dont Lazare s'apprête à sortir en se levant sur son séant. A gauche, derrière le Christ, St. Pierre et quelques disciples ; à droite, Ja Vierge, Marthe et une foule de peuple. La signature se voit sur le sarcophage. H. 3 p. 8 1. L. 2 p. 7 1. BerUn.

106. Le couronnement d'épines et deux autres sujets latéraux. A gauche, un roi lapidé (Livre des rois II. 15); à droite, une femme pose une couronne sur la tête d'un roi captif (Cant. Cant IIL)? Aux côtés, quatre hommes et une autref demi-figure font l'office de spectateurs. La signature du maître se trouve sur le compartiment du milieu. Collection Albertine à Vienne.

107. Le Christ en croix. Au bas, la Vierge, la Madeleine et St. Jean. La riche bordure est surmontée de deux anges qui tiennent des rinceaux de fleurs et l'écusson des armes d'Amsterdam. Aux côtés, deux autres petits anges dont l'un verse l'eau d'un cmcbe dans une coupe. ' A gauche, on lit sur un billet portant neuf cachets les mots: Quintus. Joannis. vir. p'r. Une etc. A gauche, la signature, à droite le millésime 1513. H. 13 p. 6 1. L. 8 p. 10 L? BerHn.

108. St. Quirinus. Il est à cheval, tourné vers la droite. Au bas, à droite, la signature. Voyez Le Blanc No. 74.

Jaeob Corneiisz van Oostsanén dans le Waterland. 29

109- St. Hubert. Cette pièce porte la date de 1510. Voyez Le Blanc No. 73.

110. St. Ad rie D. Il est à cheval, en armure complète, accompagné de son nom, St. Hadrianus, et de ladresse; Anistelodami, in sedibus Donardi Pétri ad signQ Casiri Angelici. Voyez Strutt I. p. 35.

111 — 117. Les vertus et les sept péchés capitaux. Suite de sept pièces, gr.-in-folio. Chacune contient six sujets différents dans une bordure architectonique dans laquelle se trouve en langue hollandaise l'explication du sujet Voyez Huber et Rost, Manuel V. p. 33.

111. F ides, la Foi, entre Abraham, adroite, qui immole son fils Isaac et l'annonciation, à gauche. Superbia, l'Orgueil, au milieu de deux prophétesses, demi-figures.

112. Charitas, la Charité; aux côtés la Vierge et Fenfiint Jésus et la descente aux limbes. Avaricia, TA varice, entre les Sibylles Persique et Lybique.

113. Spes, l'Espérance, entre la nativité et l'annonciation aux bergers. En bas et au milieu, Luxuria, la Luxure, entre la Sibylle de Cumes et une autre femme tenant un berceau.

114. Pfudentia, la Prudence, entre la fuite en Egypte et la Vierge couronnée, tenant l'enfant Jésus adoré par des anges. Au miUeu, Invidia, l'Envie, et aux côtés des Sibylles annonçant la venue du Messie.

115. Justicia, la Justice, au milieu -de Jésus bafoué et de la flagellation. Ira, la Colère, entre deux Sibylles.

116. Temperancia, la Tempérance, entre le couronnement d'épines et le crucifiement. Ou la, la Gourmandise, avec les Sibylles Delphique et Hellespontique aux côtés.

117. Fortitudo, la Force, entre la résurrection et le couronnenent de la Vierge. En bas et au milieu, Pigricia, la Paresse, ayec une Sibylle de chaque côté. Sur cette dernière estampe on lit : Geprent tôt Amstelredam by Doen Pieterzoon in Engheleuburch.

118 — 127. Les Comtes et Comtesses de Hollande à cheval. Série de dix feuilles qui paraissent former une espèce de frise. H. 6 pi 9 1. à 7 p. 1 1. L. inégale de 9 p. 10 1. à 11 p. 2 1. Paris. R. Weigel, Cat. No. 15278.

118. Quatre cavaliers dont le premier portant un chapeau pointu orné de grandes plumes se tourne vers son voisin. La signature est au milieu du bas. Deux feuilles faisant pendant.

30 Graveurs néerlandais du XVl*". siècle.

119. Une dame qui tient un sceptre et deux cavaliers. Deux pièces sans signature.

120. Une dame tenant une fleur et trois cavaliers. Deux pièces sans signature.

121. Quatre cavaliers dont le premier est presque de proûl. Une pièce non signée.

122. Quatre cavaliers. Le premier porté un casque à ailes. La signature au bas à gauche.

123. Quatre cavaliers dont le premier tient élevé un bâton de commandement. Pièce non signée.

124. Deux cavaliers. Une dame et deux cavaliers, formant pendant. Deux feuilles sans signature.

125. Quatre cavaliers dont le troisième porte un chapeau à large retroussis. Deux pièces formant pendant et non signées.

126. Qua.tre cavaliers, le dernier conduisant une dame. Deux pièces faisant pendant. Au bas, à droite, la signature.

127. Quatre cavaliers. Le dernier tire une épée du fourreau. Deux feuilles non signées, formant pendant

.gMt. cOt

Coruelis Teunisse d^Amsterdam.

(Barlsch IX. p. 152.)

Houbraken appelle cet artiste Cornelis Antonisze, en ajoutant qu'il était peintre et qu'en 1536 il peignit une vue de la ville d'Amsterdam, où il était né, comme elle se trouvait en 1482.' Il avait également exécuté sur bois les 12 planches de la vue d'Amsterdam. En 1547 il serait devenu conseiller de la ^ille et il parait avoir, en 1550, rempli les fonctions d'échevin pour la dernière fois. Le T du monogramme ci-dessus indique le mot Teunisse qui dans le dialecte du peuple signifie fils d'Antoine et l'on pourrait prendre la figure du milieu comme indiquant la clochette du l^aint de ce nom. Dans la salle du conseil de ville à Amsterdam on voit un tableau nommé la „Braspennings-maaltyd'^ et représentant une réunion d'Arbalétriers assis autour d'une table. Ce tableau porte le second monogramme de notre

Cornelis Teunisse d'Amslerdam. 3t

artiste et la date de 1.533, et probablement Ton pourrait trouver parmi eux le portrait du maître, puisque, selon Houbraken, il appartenait à la société des archers du „Voetboogs Doelen^^ Nous avons de lut quelques gravures à l'eau forte exécutées d'une pointe franche et large, tandis que la plupart des gravures sur bois qui portent son monogramme sont exécutées par Jean Ewoutzoon d'après ses dessins. On y retrouve un style moins bon que celui de Jacob Cornelisz.

Additions à Bartsch.

Gravures à l'eau forte et au burin.

1. Allégorie. Près d'un grand arbre qui s'élève au milieu de l'estampe jusqu'à toucher le bord supérieur, on voit une figure de femme et à droite, debout, une seconde tenant une corne d'abondance et portant un enfant sur le bras droit. A gauche un homme couvert du manteau royal, joignant les mains et ayant à côté de lui trois sacs remplis d'or. Le fond est un paysage montagneux avec une ville. On lit sur cette pièce diverses inscriptions hollandaises. Au bas, à droite, la signature avec, la date de 1 539. H. 4 p. 2 1. L. 9 p. 2 1. Brul- Ilot, Table générale etc. p. 705. Eau forte.

2. Ruine de la tour de Babel. La destruction de la tour se voit au milieu ; sur le devant une foule de peuple dans le désespoir. A gauche un pont avec des cariatides; sur la mer on voit -sombrer un navire. En haut, à gauche, on lit sur une banderole: ALST. OP. ÏHOECHSTE. WAS. MOSÏ. HET. DOEN. NIET. VALLEN. A droite, dansées nuages, on voit écrit: BABELON. GENESIS. 14. Au-dessous une chauve-souris, avec la signature; en l)as, à gauche, le millésime 1547. H. Il p. 10 L L. 13 p. 1 L Berlin, Francfort f. M.

3. Carolus V. Imperator. Buste avec les mains. 11 est vu de trois quarts, tourné vers la gauche, la tête couverte d'une barrette. En haut, à gauche, la signature surmontant la date de 1548. L'inscription est à droite au-dessus des armoiries de l'empire. Pièce au burin d'un bon dessin, mais mal réussie dans le tirage. H. 5 p. 7 1. L. 4 p. Wolfegg. Des épreuves retouchées portent le millésime 1584.

32 Graveurs néerlandais du XVP. siècle.

Gravures sur bois.

Remarques à fiartsch.

2. Mutius Scévola. On trouve des épreuves de cette gravure sur bois qui portent la signature 3 C à côté d*un compas, indiquant le graveur sur bois Jan Ëwoutzoon d'Amsterdam qui parait avoir exécuté toutes les gravures sur bois (ou du moins la plus grande partie) d'après les dessins de Cornelis Teunisse.

3. Jeune femme ailée, debout sur un serpent. Il parait que Bartsch ne connaissait qu'une épreuve défectueuse à laquelle manquait le cartouche du bas qui doit contenir, selon l'indication de R. Weigel (Kunstcatalog No. 8245), l'inscription : DILIGENTIA.

4. Pièce allégorique sur la rapidité du temps. Cette gravure sur bois porte quelquefois la même signature (avec le compas de Jan Ëwoutzoon) que le No. 2.

Additions à Bartsch.

6. La femme montée sur un âne. Elle se dirige vers la gauche en tenant un marcassin sous le bras gauche. Un chat est posé sur sa main droite élevée et une pie perchée sur sa tête. Au bas, à gauche, la signature. En haut on lit sur deux lignes :Elckdiêntsinte aelwaer met grooter begheert, die van veel menschen wordt gheeert. En bas, à gauche, une autre inscription et à droite: Gheprent tôt Aemstelredâ, aen de oute side in die K^rckstraet, By mi Jan Ëwoutzoon Figuersnyder in de vergulden Passer. Pièce bien exécutée. H. 8 p. L. 6 p. 6 1. Paris.

7. L'homme dans la bonne et dans la mauvaise fortune. En bas, à gauche, un enfant au berceau, puis un jeune homme debout qui tient un cheval par la bride et porte un faucon sur le poing gauche. On lit, au bas: Ick mach ry'den, vlieghen of gaen, Tôt niemats dienstenderf ickstaen. Plus loin, à droite, un autre jeune homme avec des ailés d'où tombent des plumes, accompagné d'un chien de chasse. Puis vient un homme, le pied droit estropié et s'appuyant sur une béquille. A ses pieds on voit un hibou et auprès le monogramme. Plus loin un autre homme debout, tourné vers la droite, avec une entrave munie de son cadenas au pied et l'inscription: Ongheluck; derrière lui, où une tète d'ange souille des crânes hors de la bouche,

Gornelis Teunisse d'Amsterdam. 33

on lit: quade. fortium. Enfin, à gauche, un homme debout, enveloppé d'une fourrure et qui, tourné vers le spectateur, lève la main droite; [à côté de lui Finscription : Die vlieghen wit eer dat hy vloghèlen heeft, Tis recht dat hy en armoede sneeft Enfin, au bas, la même adresse que dans la pièce précédente. Trois feuilles. H. 12 p. L. 32 p. Nagler, die Monogrammisten etc. II. p. 284 No. 10.

8. RYGDOM. Allégorie. Une femme, richement vêtue, tient une perle dans la main gauche. In-foUo. Catalogue de R. Weigel No. 8248.

9. Les époques de la vie humaine. En bas, à gauche, on voit un enfant au berceau et les époques de la vie suivent jusqu'au côté droit, où est assis un vieillard près d'une tombe ouverte dans laquelle on aperçoit un squelette. Ces différents degrés de la vie humaine sont au-dessus d'un arc d'architecture, dans le miUeu duquel est représenté le jugement dernier et, au-dessus, la mort, tenant des flèches et un sablier avec l'inscription: die cyt (le temps). En outre il y a plusieurs inscriptions hollandaises sur l'arc. Le monogramme se trouve en bas, à gauche, près d'une grille sur laquelle est un pot. H. 18 p. 4 I. L. 13 p. 5 1. BruUiot, Table générale etc. p. 705. No. 2.

10. Trois femmes allégoriques. Celle du milieu est debout sur un globe; l'autre, à côté, tient une tête de mort et un hameçon; la troisième une corne d'abondance et un épi de blé. Pièce avec là signature du maître. H. 8 p. 7 I. L. 13 p. 1 1. Nagler, die Monogrammisten etc. II. p. 284. No. 14.

11. Riche composition allégorique sur deux feuilles. Les figures ont des inscriptions hollandaises, comme: Aermoede, la pauvreté; Sorgheloos, l'insouciance; Ghemaek, l'aisance etc. Gr.in-folio. (R. Weigel, Kunstcatalog No. 11261.)

12. Charles V., figure entière debout. U est coiffé d'une petite barrette, tient ses gants de la main droite, de la gauche le sceptre, et porte autour du cou l'ordre de la Toison d'or. On lit, à gauche: Garolus quintus imperator max. pater patriae, felix semper augustus. Vis-à-vis l'aigle impériale entre les deux colonnes, accompagné du Plus ultra. Le monogramme se Ut au bas, à gauche. H. 19 p. 10 1. L. 13 p. 5 1. Copenhague.

13. Jean, roi de Portugal. Jl s'avance, à cheval, vers la gauche. La signature est en bas avec l'inscription: Johannes rex Portugalie, Arabie, Persie, Indie, et autour de la bordure:

in. » 3 ^

34 Graveurs néerlandais du XVI*. siècle.

Imprimé en Anvers par moy Silvestre de Paris, Tailleur de figures. Nagler, Kttostler-Lex. I.

14. Vue de la ville d'Amsterdam. C'est un plan composé de douze feuilles, dont trois doivent être placées Tune à côté de l'autre et sur quatre rangées superposées. Elles portent au milieu du haut l'inscription suivante: Die vermaerde Coopstadt van Amstelredam gheconterfeyt etc. — Wtghegeuen by Cornelis Anthoniszoon Schilder, met octroyé etc. — en ghedateert van den Jare duysend vyf hondert dreinveertich etc. — Men vintse to cope in die vermaerde coopstadt van Amstelredam after die neuwe kerck by de vorscfareuen Cornelis Antoniszoon schilder in de schryuende hant. Daniel 5. Mane. Tekel. Phares. — Ensuite une main écrivant et, au-dessous, le premier des monogrammes ci-dessus et la date de 1544. A droite se trouve un grand Neptune qui tient l'écusson d'Amsterdam et, de la gauche, une tablette avec le mot: AMSTERDAM. H. 39 p. 6 l.L. 48 p. 71.? Collection de Mr. de Reider à Bamberg.

15. Pierre sépulcrale de l'archevêque de Mayence, Willigisius. Elle est entourée d'une inscription et porte à gauche „millesimo CCCC L" (1450). A droite, le monogramme du maître surmontant un 311. Voyez Heller.

Alart Claessen^ d^ Amsterdam.

(Bartsch IX. «p. 117.)

Les ouvrages du maître qui se désigne par les monogrammes cidessus se rangent par ordre de 1520 à 1555 et on le dit natif d'Utrecht Ceci nous serait indiqué par une de ses gravures, la femme nue avec le dragon, décrite par Bartsch sous le No. 34 > et où le mot VTRICH se trouverait à côté du monogramme de notre maître.

Jusqu'à présent nous n'avons rencontré de cette estampe que des épreuves où cette indication n'est venue dans l'impression que très-imparfaitemeût et se trouve à peine visible; mais nous avons découvert deux autres estampes, la nativité du Christ et Hercule et Omphale, dans la Collection d'Oxford, où le mot VLRICHT , sur une tablette, se lit très-

Âlart Claessen, d'Amsterdam. 35

distinctement, ce qui nous ne parait pas pouvoir désigner le nom de la ville d'Utrecht. De plus, il est remarquable que dans Testampe de la naissance du Christ, ainsi que dans celle de la femme nue avec le dragon^), ce nom incertain se trouve à côté du monogramme d*Alart Gaessen, mais très-faiblement indiqué, tandis que ce dernier est gravé, à ce qu'il parait, postérieurement et d'une manière très-marquée. On pourrait en conclure que ces gravures sont originairement exécutées par un maître Ulrich t, mais le style du dessin et le maniement du burin répondent dans ces deux cas tout-à-fait à celui d'Alart Claessen et seulement dans Festampe, représentant Hercule et Omphale et qui ne porte que la signature VLRICHT, le faire est différent. D'après ces données il faudrait d'abord examiner si Bartsch ne s'est pas trompé en lisant VTRICH au lieu de VLRICHT et de plus chercher s'il existe un graveur du nom d'Ulricht, ce qui nous parait très-problématique puisque l'histoire de l'art ne fait aucune mention de lui.

Le monogramme du maître J^ a donné heu à diverses interprétations: de Marolles l'explique par Adrien Collaert, le vieux, d'Anvers, mais nous connaissons de celui-ci une gravure qui appartient à la On du XVP. siècle; il se signait 7^~C ^^ même avec son nom entier Adrian Collaert inv. sculps. et excud. et demeurait à Anvers. Renouvier, qui s'appuie de l'autorité de Leviel „Art de la peinture sur verre^^ croit expliquer les monogrammes ci -dessus en les rapportant au peintre Aertgen Classen ou Classoon de Leyde qui exécuta, un grand nombre de dessins pour les peintres sur verre, comme le dit Van Mander qui, cependant, n'ajoute point qu'il ait gravé au burin. Ce dernier écrivain assure au contraire que Aertgen a été d'abord élève de Cornelis Ëngelbrechtsoon dont il a imité en premier lieu 1^ manière pour suivre ensuite successivement celle de Schooreel et de Heemskerk et que ses compositions sont peu agréables; mais toutes ces particularités ne s'accordent pas avec les indices recueillis sur notre graveur dont le nom parait pour la première fois , dans les anciens catalogues de vente de la Hollande et elles s'appuient probablement sur l'opinion de Jacob de Jongh (Édit. de van Mander de 1764. Vol. L p. 236) qui, dans la vie de Pieter Aertsen, fait mention

3) La GoUectien d'Oxford conserve une copie en contrepartie et plus petite, n'ayant que 1 pouce 7 lignes de diamètre. Elle n'a pas de signature, mais elle est tout-à-fait traitée dans la manière de notre maître. En Angleterre on croit^î' quelle sujet a rapport à la légende de Siegfried au corps endurci (der gehôrnte Siegfried), ce qui ne nous parait aucunement fondé.

36 Graveurs néerlandais du XVI®. siècle.

du peintre Alart Claessen d'Amsterdam qui a gravé au burin en marquant ses pièces du monogramme connu d'un A gothique renfermant un petit c et il en donne pour preuve le baptême de l'Eunuque par l'apôtre St. Philippe, de l'année 1524, pièce décrite par Bartsch sous le No. 12. Comme nous n'avons aucune raison de douter de l'assertion de De Jongh, nous l'avons^ suivie dans le nom que nous avons donné du graveur aux monogrammes ci-dessus.

Alart Claessen qui a exécuté pour la plupart des petites gravures, ne se montre point dessinateur habile ou correct; sa taille est même un peu maigre, mais il se révèle sous un meilleur jour quant il copie d'après Lucas de Leyde, Albert Durer et surtout d'après les petits maîtres allemands.

On doit ajouter à la description de son œuvre par Bartsch, que le David No. S est une copie d'après Jacob Binck, tandis que le Catamelata No. 30 a été probablement exécuté d'après le dessin original du Mantègne ou même seulement d'après une gravure du même sujet par Jacopo Francia.

Additions à Bartsch.

60. Bethsabéeaubain. Elle est debout daus l'eau, à droite, s'appuyant à une fontaine. A gauche le messager de David ; celui-ci la regarde de la fenêtre de son palais. La signature est au bas avec le millésime 1526. H. 2 p. 8 1. L. 1 p. 9 1.

61. Jézabel. Elle est debout, toute nue, sur une petite figure et tient de la main droite un serpent, de l'autre une écuelle. En haut le Tout puissant, demi -figure, dans l'acte de lui décocher une flèche. A gauche, près d'une couronne, une tablette contenant le. mot lËZABE. La signature est en bas, à gauche, avec l'année 1526. H. 2 p. 3 1. L. 1 p. 9 1. Munich.

62. La nativité. La Vierge est à genoux en adoration, tournée vers la droite, devant l'enfant Jésus couché par terre et entouré de rayons. A gauche, derrière une colonne, on voit un berger; à droite, dans l'étable, St. Joseph en prières. La signature se trouve à côté de la Vierge. H. 4 p. 10 1. L. 3 p. 3 1.

Des épreuves récentes portent l'indication P. Overaet excudit. — BerUn.

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